Baston rue de la Révolution

Impasse des Justes

Au fond de moi je reste toujours cet ancien prof. d’histoire curieux d’art et de littérature qui un jour d’automne « bas et lourd » décide de tout lâcher pour vivre sa passion : la cuisine. D’une passion à l’autre. Après avoir commis plusieurs opus plus théoriques ou franchement érotiques, cette histoire a été pensée et écrite comme le témoignage d’une époque que les moins de trente ans auront peut-être du mal à comprendre. Quoi que ?

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre et vous recevrez le livre en avant-première !

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Poussé par ce même esprit d’aventure qui m’a fait quitter l’enseignement pour l’univers plus hédoniste de la restauration, je me risque à vous proposer un texte qui emprunte à des images de mes jeunes années, relevés de quelques pincées de fiction. Tout à fait conscient de certaines maladresses qui auront du mal à oser la comparaison avec l’intensité épique d’un Hugo ou avec l’efficacité narrative d’un Camus, je reste néanmoins persuadé que la voix portée par ce texte, que les portraits des personnages croisés furtivement ou plus intimement pourront intéresser dix, vingt, voire même plusieurs centaines de lecteurs avertis.

Cette Intrigue inspirée de faits vécus de près dans les années 90 (de l’autre siècle) je l’ai construite comme le prétexte à une errance dans certains milieux alternatifs ou le pseudo-engagement rime parfois avec des jeux de vie dangereux. Les personnages et les événements sont donc directement puisés dans la réalité, mais transformés par les exigences de la fiction, même si on pourra reconnaître certaines silhouettes qui un temps ont pu se retrouver sur les premières pages des journaux.

Extrait

« Il s’approcha de sa balance toute fraîche avec cette fois la certitude de pouvoir finir vite. Le chien du revolver relevé, mors aux dents, porté par le vent de la victoire facile.
– Alors ? Et ces noms ?
Il haussa la tête, glacé d’effroi par une telle obstination.
L’ ’inspecteur avançait vers lui d’un pas volontaire, le visage barré par son rictus de tueur : il se prit le pied dans une racine. Il réussit malgré tout à éviter la chute en se rattrapant sur son pied resté libre.
Il appuya par réflexe sur la détente au moment précis où il rattrapait son équilibre.
Le coup de feu partit sans qu’il n’y prête vraiment attention. Son écho résonna longtemps dans la forêt silencieuse avant de s’évanouir tout doucement par cercles de moins en moins sonores, de moins en moins denses.
Le regard du jeune suspect marqua une sorte d’hésitation, comme suspendu entre inquiétude et révélation brutale. Il s’écroula sur lui-même dans un mouvement ridicule, sans un mot. En s’approchant de lui, Fournier put sentir distinctement l’odeur de la mort, ses intestins qui se vidaient de cette substance âcre en bouche aux relents insistants de merde.
– Putain, je crois bien que j’ai glissé sur un os. On pourra dire qu’il nous aura fait chier jusqu’au bout ce petit con.
Balthazar se glissa à ses côtés en position d’arrêt, oreille tendue et truffe au vent, attendant les instructions de son maître. L’instinct prenait le dessus sur tout le reste, évitant par avance toute interrogation superflue. Une fois passées les premières minutes de stupéfaction, la voix de Fournier devint plus ferme au fil des mots.
– Bon, soldats, on va pas épiloguer pendant des heures : vous allez me chercher la bâche dans le coffre pour emballer le paquet. On ira s’en débarrasser un peu plus loin pour ne pas laisser trop de traces sur place. Et pour l’oraison funèbre, les corbeaux s’en chargeront.
Fournier pensa qu’il aurait pu trouver quelque chose de plus solennel, une épitaphe plus respectueuse du petit gars qui venait de passer de l’autre côté. Quelque chose capable de nourrir l’Histoire avec un grand H. Ou pour ses futures soirées à venir entre anciens combattants. Quelque chose qui lui rappellerait l’ode aux pendus de Villon :

“Quant à notre chair, que nous avons trop nourrie
Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poussière.
De notre malheur, que personne ne se moque
Mais priez Dieu que tous nous veuillent absoudre !”

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