Des marque-pages dans l’Atlas

Universitaire et expert auprès d’organismes internationaux, Régis Cristin a eu l’occasion de vivre et de rapporter de ses nombreuses missions aux quatre coins du globe, des expériences singulières et dramatiques qu’il transforme en nouvelles pour nous en faire partager les instants les plus forts. Ces onze nouvelles forment le kaléidoscope de la réalité contrastée du monde d’aujourd’hui.

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Des marque-pages dans l’Atlas” relate onze nouvelles qui se passent dans onze pays différents et qui sont le fruit d’expériences vécues, entendues, racontées, partagées. Elles nous emmènent en Afrique, en Asie et aussi plus près de nous en Europe pour parler de la singularité du monde qui nous entoure. Elles sont le fruit d’une vie de voyage et de travail avec des gens dont la vie s’organise autrement que la nôtre, qui ont traversé des épreuves que l’on a oubliées en Europe occidentale, qui ont vécu des tragédies dont a vu les images à la télé ou qui sont parfois le simple produit des innombrables effets de la vie quotidienne elle-même. Quelques nouvelles sont légères et reflètent la vie de tous les jours, mais d’autres sont plus dramatiques car elles se trouvent à la frontière de transformations politiques et sociales, d’autres enfin sont tragiques car elles ont été vécues lors de récents conflits. Elles sont enfin contemporaines et reflètent le monde d’aujourd’hui avec ses anciennes craintes et ses nouvelles contradictions

Extrait

La Prédiction

Jean, Papa Jean comme l’appellent ses voisins et les enfants de Badalabougou, avait l’habitude, à la tombée de la nuit vers 6 heures, quand la chaleur s’estompe un peu, de se rendre chez Seydou, le jeune gérant du bien nommé « Coup de reins » au quartier du fleuve à Bamako où il avait monté un « maquis[1] » avec l’aide d’un Blanc. Celui-ci lui avait avancé la somme nécessaire de 300 000 CFA[2] qu’il remboursait ponctuellement à la fin de chaque mois. Il y servait du capitaine, le poisson du fleuve qu’il allait chercher auprès des piroguiers, mais aussi du poulet grillé, du mouton et bien sûr du riz, base de l’alimentation nationale. La bière y coulait à flots et les discussions d’une table à l’autre allaient bon train à l’heure où une ou deux ampoules faiblardes étaient allumées dès que le soleil avait disparu ; elles jetaient, l’une dans la salle recouverte de tôles et l’autre sur la terrasse en bord de route, une lueur blafarde mais suffisante pour que l’ambiance soit au beau fixe. On parlait dans toutes les langues du pays mais surtout en bambara et en français quand des Blancs ou lorsque des Maliens habillés à l’occidentale étaient majoritaires dans l’assemblée. Ici se rassemblaient les habitués, des gens de la presse et de la télé nationale toute proche qui venaient se relaxer après la journée de travail mais aussi pour quêter les dernières nouvelles que Radio Trottoir avait depuis belle lurette diffusées, commentées, détournées, amplifiées et transformées de toutes les façons. Toute cette démocratie-là y allait de son bon mot, de sa plaisanterie et les rires sonores se faisaient entendre jusqu’à parfois tard dans la nuit. Papa Jean y avait ses habitudes. Il était arrivé jeune en Afrique, avait travaillé dans les exploitations forestières du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, avait cherché de l’or dans la région de Kaye, avait travaillé dans divers chantiers de travaux publics un peu partout en Afrique de l’Ouest, et s’était finalement fixé à Bamako où il tenait, ou plutôt où sa femme malienne tenait un petit hôtel près de l’Hippodrome, autre lieu de grande activité nocturne de la ville. C’était bien avant les attentats de Bamako qui avaient visé ces endroits où se rassemblaient les expatriés et la jeunesse dorée de la ville qui aime comme partout en Afrique faire la fête, s’habiller, sortir et danser. Quand les Blancs ont été pris pour cible par les tueurs venus du nord du pays, Papa Jean avait l’habitude de dire aux Occidentaux qui quittaient le navire : « où voulez-vous que j’aille ? C’est ici mon pays. Et puis on me connaît, on ne va pas me chercher noise ».

[1] Guinguette, paillotte (terme de Côte d’Ivoire répandu en Afrique de l’Ouest maintenant)

[2] 457,34€

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