La confession d’un lâche

Après avoir vécu une tranche de vie tragique, que je raconte dans “La confession d’un lâche”, et la perte de mon boulot dès les débuts des années 2000 en tant que réalisateur TV, j’ai voulu tout de suite mettre sur le papier ces deux aventures pour expulser le mal qu’elles m’ont fait.

Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !

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J’ai écrit quasiment en même temps ces deux romans, en passant d’un texte à l’autre quand je perdais l’inspiration sur un texte.

Avec “la confession d’un lâche”, je relatais une relation née en 1984 avec une jeune femme atteinte d’épilepsie et qui s’est terminée, à la mort de mon amie, en Juin 1993. Cet amour a été perturbé par, certes, les crises de mon amie, mais aussi par les contraintes que m’imposait mon travail en tant qu’assistant réalisateur: disponibilité constante, horaires difficiles, déplacements en France et à l’étranger. Ce texte, dans mon esprit, sera inclus dans un triptyque sur le monde de la télévision. Ce premier roman met en avant la vie privée d’un technicien intermittent du spectacle, avec en parallèle ses différentes missions.

Avec “Entre ombre et lumière”, quasiment écrit en même temps que le premier, partie de ce triptyque, je mets en avant divers personnages travaillant dans ce monde de la télévision, avec en parallèle les conséquences sur leur vie privée. Je rajoute, pour agrémenter ce récit, l’activité d’un serial killer qui perturbe ce petit monde (une façon pour moi de me venger gentiment de cet univers qui m’a viré comme un malpropre) et l’enquête policière qui en découle.

J’ai en projet, pour terminer ce triptyque, d’écrire un roman pour, à travers trois personnages, relater la télévision telle que je l’ai connue entre 1979 et 2000 par le parcours d’un assistant réalisateur, mettre en avant ma vision de la télévision idéale par le travail d’un président d’une chaîne privée et enfin mettre dans la lumière la télévision actuelle que je considère comme trash par les activités d’un réalisateur “magouilleur”, manipulateur, avec une moralité discutable. Si lors de l’écriture, au tout début, je visais un ton sérieux; j’ai nettement changé d’avis. Si je possède la trame complète, je la travaille maintenant dans l’esprit d’une farce, dans le même genre que les films “Hot Shots” et “Y a t il un pilote dans l’avion”.

Extrait

Dans ma prison tout est triste, tout est gris, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les jours passent comme des heures, dans une monotonie implacable, dans un rite tout absolu où tout mouvement, toute lueur, toute attitude sont régulièrement programmés, prévisibles. Aucun événement extérieur ne peut perturber ce rythme lent, destructeur de toutes énergies. Mes gardes accentuent cette sensation, en se composant un visage aussi sobre, aussi sympathique que toutes les portes de ma geôle : strictes et efficaces. Tout comme mes frères d’infortune, je subis, sans réagir, sans aucune volonté de me révolter contre cette ambiance, car j’ai été jugé coupable. Et je l’admets, je l’étais.
Mon crime est le pire des crimes que l’être humain puisse commettre dans cet univers mesquin, j’ai tué mon seul amour. J’ai laissé s’enfuir de ce monde composé de millions de fourmis, de nains universels, un être cher qui m’a donné tout son amour, dans ma chair a laissé une triste trace indélébile, éternelle, tout au moins tant que, sur cette terre, un souffle de vie me sera accordé. Dans une France, peuplée à l’époque d’une soixantaine de millions d’individus, le futile hasard, manipulateur subtil, a voulu que nous nous rencontrions, décidé que deux êtres isolés, perdus dans un monde où ils se sentaient inadaptés, se découvrent pour le bonheur d’un amour et le malheur d’un drame.

Inconscients de cette aventure écrite par un destin sadique, nous avons accepté d’apprivoiser nos peurs d’enfants, de mettre en commun nos espoirs futiles, de partager des moments de rêves consentis, de nous mentir pour maintenir la subtile fragilité d’un couple, de nous aimer hypocritement, pour l’un, passionnément, pour l’autre, en attendant mieux. Le piège s’est refermé sur le lucide, sur le profiteur, sur le fier, sur l’orgueilleux, sur l’individu imbu de sa personne : le piège s’est refermé sur moi.

Progressivement, l’amour a vraiment grandi, les sentiments se sont épanouis. Sans y prêter une attention quelconque, j’ai laissé faire, en pensant à tout moment pouvoir maîtriser le phénomène. Mais il n’en fut rien : quand cet amour s’est fragilisé pour une futilité, je l’ai laissé s’enfuir sans en prévoir les conséquences néfastes. Il a disparu de mon monde, de mon quotidien. Et par le fait de son absence, j’ai senti, en égoïste sublime, à ce moment tardif, que j’en avais besoin : il était essentiel à mon équilibre, il m’était vital. Avec maladresse, j’ai tenté de le faire renaître, de le reconstruire en me faisant miel, en suscitant des réactions de tendresse, en multipliant les gestes d’attention, mais rien n’aboutissait. Le mal était là et faisait son œuvre destructrice sans appel, en s’associant avec l’indifférence et l’attitude inconsciente, se caractérisant par le repli sur soi de l’être aimé. Devant ce mur construit par l’autre, j’étais impuissant. Et au lieu de réagir, de me battre pour sauver tout ce qu’il était possible de sauver, je me suis plongé dans mon monde, dans un univers précaire où l’intermittence du travail et des relations était de mise : je me suis drogué au boulot, comme d’autres le font à la cocaïne ou avec divers expédients. Cette éphémère escapade me rendit plus fragile, les missions se multipliaient souvent et mes cicatrices sentimentales grossissaient, amplifiant mon mal de mâle délaissé.

Alors je me suis rendu à l’évidence et aux autorités de mes sentiments, prêt à subir la punition méritée. Depuis, dans cette prison triste où tout est gris, je subsiste. Les jours passent comme des minutes, avec la même régularité monotone. Mon travail m’a lâché et je n’ai rien fait pour le retrouver, pour revivre socialement. J’ai tout abandonné et j’ai accepté la prison. Une prison, une geôle, un isolement consenti, telle est ma damnation. Je n’ai plus aucune énergie, plus aucun besoin, plus aucun tracas, plus aucune envie, plus aucune vie. Le temps agit sur mon faible organisme comme un meurtrier consciencieux, il œuvre désormais en silence avec mon lâche consentement. Il y a dans ce beau monde plusieurs façons de mourir : on peut mourir de vieillesse, dans son lit, en laissant agir la nature. On peut aussi périr bêtement en traversant une rue et se faire happer par l’un des très nombreux véhicules grondants inventés par la société dite moderne, sans pouvoir maîtriser leurs effets néfastes. On peut tout aussi bien disparaître en héros moderne, en chevalier médiatique, en faisant des reportages risqués au Kosovo, en Afghanistan ou en Israël pour nourrir les besoins en informations d’une nation inculte et conditionnée pour consommer le futile autant que le superflu. Les événements ont choisi pour moi une autre forme de mort ou, plus exactement, j’ai choisi le dépérissement dans l’isolement total, dans une prison digne et à la mesure de ma couardise morale, avec en prime le poids coupable d’une si longue absence si mal vécue, si mal acceptée.

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