La mort à l’école de Harry Potter

Harry a été le compagnon de mes années d’adolescence. J’avais 13 ans lorsque j’ai lu mon premier Harry Potter, prêté par ma grand-mère bibliothécaire, et 21 quand est sorti le dernier tome. Harry Potter a été le point de départ d’une longue réflexion sur le sens de la mort. Je me propose de vous la partager.

Alors que la mort reste l’Indésirable n° 1 de notre vie, un roman pour adolescent va la mettre au centre de son intrigue. Morbide ou génial ? Sulfureux ou angélique ? De best-seller, la saga Harry Potter est devenue un phénomène de société. Il y a là plus qu’un hasard.

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre que vous recevrez en avant-première !

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Projet réussi ! Un grand merci à tous les contributeurs !

Description

« Le dernier ennemi qui sera vaincu, c’est la mort ». En citant la première lettre aux Corinthiens – donc la Bible –, J.K. Rowling a sans doute gêné aux entournures ceux qui lui faisaient un procès en sorcellerie. Mais la magie n’est qu’un décor permettant l’évasion. Harry Potter est d’abord une histoire qui parle de courage, de choix, de renoncement, de sacrifice. C’est une histoire qui met à la même table l’amour et la mort. Sur le plateau du tournage, deux acteurs : Voldemort dont la quête principale et incessante est l’immortalité ; Harry, prêt à risquer sa vie pour ceux qu’il aime et qui le lui rendent bien. Dans le rôle principal, la Grande Faucheuse. Voilà le décor et les personnages ; mais c’est en faisant dialoguer le scénario avec la conception de la mort que nous avons héritée du judéo-christianisme et ma culture européenne que j’ai compris à quel point la saga qui avait bercé mon adolescence avait – en fait – la profondeur propre aux grands mythes.

« Nous baignons dans un bain culturel dont nous avons à peine conscience mais qui nous a façonnés. La traversée de la Mer Rouge, la crèche de Noël, Excalibur, Dark Vador, les histoires de vampires et de loups-garous, de centaures et de licornes, de chevaliers et de dragons, de saints amis des animaux, de traversées du désert… Un mélange de légendes, de récits religieux, de contes de fées de notre enfance, de cinéma et de séries TV… Aussi bien J.K. Rowling que nous-mêmes avons en tête une partie de ces récits. Quand nous lisons un livre, nous ne lisons pas que des mots. Les images aussi nous parlent. Une épée : nul besoin de parler d’Arthur, nous avons suffisamment grandi en connaissant son histoire pour que notre imagination interprète directement l’image. Une église sous la neige où l’on entend chanter : la magie de Noël est à l’œuvre. L’enfant menacé par le roi, l’espoir au milieu de la nuit. Est-ce la peine de le dire ? Nous ne parlons plus la langue des mots, mais la langue des images. Et comme le mot trouve sa place au milieu d’une phrase, qui se lit dans le paragraphe d’un texte qui en comprend plusieurs, nous lisons l’image au milieu de toutes les histoires, et elle nous raconte une histoire qui est plus que l’histoire de chacune de ces images. 

C’est à cette histoire que nous allons nous intéresser, et pour cela nous lirons aussi bien la langue des mots, celle de la rationalité que la langue des images, celle de l’imagination, parce que l’histoire est bilingue et nécessite de mobiliser ces deux versants de notre intelligence. Peut-être ainsi pourrons-nous lire ce récit également avec l’intelligence du cœur. En fait, la richesse du tissu dont est faite l’histoire montre aussi que les leçons de Harry Potter portent une sagesse qui ne date pas d’hier. Même Harry a dû apprendre un jour que la vie et la mort étaient un “fruit défendu” ; nos héros ne sont pas les premiers humains qui se sont débattus quand il a fallu accepter la mort ; l’opposition paradoxale entre immortalité et éternité face à laquelle se retrouvent Harry et Voldemort, au cœur de l’ouvrage, a été explorée en détail dans le monde judéo-gréco-latin d’il y a 2000 ans. Et en explorant ces leçons, nous pourrons peut-être comprendre quelle est l’attitude d’un vainqueur sur la mort. »

  • Le budget souhaité

    Mon budget idéal serait de 990 €. La publication nécessite de participer à la correction, la mise en page, l’impression et la commercialisation afin que ce travail de création soit le mieux valorisé possible.

    Les participations seront réparties de cette manière :

    – 20 % pour la correction, la mise en page et la création de la couverture ;

    – 55 % pour l’impression.

    – 25 % pour la promotion.

    C’est pourquoi aujourd’hui je fais appel à vous, auteurs, lecteurs, passionnés de lecture !

    Votre soutien me sera précieux et c’est pourquoi je vous propose différentes contreparties en échange de votre aimable soutien.

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