Les mystères de Terre Aride

J’ai entendu de tout temps les gens autour de moi s’exprimer ainsi lors de successions malheureuses qui traînent en longueur. Ce n’est d’ailleurs plus une phrase que l’on pourrait qualifier d’originale. Elle est devenue banale.

« Ils ne s’entendent pas… » Tout était dit, croyez-vous ? Aujourd’hui je hais cette phrase qui a bon dos après tout ce que j’ai enduré.

La banalisation des brouilles familiales lors de partage par les gens de métier peu scrupuleux me hérisse. Bien souvent ces lenteurs cachent des malhonnêtetés à ceux qui ne savent pas faute de temps, d’expérience, voir et lire entre les lignes, faisant une confiance exagérée par la force des choses dans ces hommes de loi.

C’est de cela que je veux témoigner, car malgré les textes de loi tout le monde ferme les yeux sur des malversations dont nous sommes témoins chaque jour, personne ne veut rien voir ni entendre des appels au secours de gens dans le besoin et englués dans des procédures interminables.

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Description

Je n’ai d’autre solution que de plaider contre un notaire. Malgré la procédure je sens qu’il faut que j’exprime autre chose que ce que la société m’impose, celle du procès. Je suis sans aucun moyen d’expression qui me ressemble et m’étouffe.
Donc je vais laisser une trace de ce que je subis et que la société ne veut pas voir. L’oppression liée à l’étroitesse des procédures judiciaires où mes sentiments et ce que je suis ne sont jamais évoqués.

C’est une évidence, écrire, prendre la plume pour figer sur le papier et laisser le témoignage de mon quotidien, ainsi que celui de beaucoup de gens qui ne le font pas, car lorsque les épreuves prennent fin personne ne se souvient de ce qu’il a enduré. Moi je veux ne jamais oublier ce que j’ai enduré durant tant d’années et si je peux je veux que cela se sache. Car un jour on me dira « vous devez tourner la page… »

Car la société est ainsi, faite pas de place pour la peine. Il faut passer à autre chose avec un cœur bien lourd…

Cet écrit permettra peut-être à certains de se rendre compte comment on peut être bien malgré soi impliqué, entraîné dans un engrenage, ou lié à une escroquerie sous son nez, sans le savoir par ignorance, car la naïveté et la gentillesse n’ont rien à voir avec les jeux de passe-passe, faits au nez et à la barbe de l’intéressé pour le gruger.

Extrait

« Je partis donc à mon rendez-vous. Arrivée à l’étude j’attendis dans la salle d’attente ; petite pièce exiguë proche du comptoir de la secrétaire derrière lequel elle disparaissait. Le mobilier était dépareillé, les murs en panneaux de bois ordinaires étaient recouverts de publicité relative à la fonction et ne donnait pas l’apparence d’une grande recherche décorative ni d’une étude de grand standing. Le sol carrelé de petits carreaux gris était froid et austère. Par moment une porte s’ouvrait sous un plafond bas, laissant passer un homme vêtu d’un costume cravate. De petite stature, fier de sa personne, cheveux très bruns légèrement ondulés, noiraud de peau, un regard sombre froid et hautain animait son visage. C’était le notaire. Il parlait haut et fort d’une voix à la limite rauque, donnant ses directives, d’un air assuré qui ne tolère pas la contradiction, à la secrétaire qui était aux ordres. Il posait un dossier sur le comptoir puis partait à la recherche d’un autre pour le client suivant. Il survolait sans paraître vous voir d’un regard suffisant votre personne tout en regagnant dans une pirouette son bureau fermé à double porte. Fallait-il faire en sorte que les secrets soient bien gardés pour avoir ainsi prévu deux portes banales pour amortir le bruit des conversations, alors qu’une porte bien rembourrée aurait fait l’affaire. Tout cela conférait à donner à ce lieu une atmosphère de caractère suffisant et impressionnant, mais miteux.

Je patientais. Les chaises étaient inconfortables sans aucune qualité et l’air ambiant sentait le vieux papier et la poussière. Depuis ma place je pouvais voir dehors par la porte qui donnait directement sur la rue où circulaient les voitures. Cela me distrayait en attendant mon tour.

Je n’avais aucune appréhension particulière étant donné que j’étais comme l’agneau qui vient de naître c’est-à-dire innocent et naïf et la conscience tranquille.
Puis mon tour vint. Maître Du Ge, en se tournant vers moi comme s’il venait juste de découvrir ma présence dans cette salle d’attente prononça mon nom avec condescendance.

–         Madame Decharme si vous voulez bien…

Il me donnait ainsi à penser que j’étais une personne de qualité à laquelle on prête attention.
Avec le recul je me dis que nous pauvres êtres humains sommes bien vulnérables et que nous marchons sans cesse sur une corde raide. Il y a toujours une pointe d’orgueil en nous, qu’une personne bien avisée peut raviver ou éteindre au gré de ses besoins faisant qu’une situation peut s’avérer à notre avantage ou non selon l’humeur de l’interlocuteur. C’est ainsi parfois le chemin est calme parfois nous allons à notre perte comme si nous partions en balade…

Une fois dans son bureau je constatais que ce lieu n’était pas mieux que la mise en bouche de la salle d’attente. Le bureau n’était pas très grand et sombre. Plafond bas et murs austères sans aucune décoration de goût si ce n’est accroché là par hasard sur un mur un tout petit tableau représentant un alambic. Il donnait sur la rue comme la salle d’attente, mais contrairement à celle-ci un rideau épais et disgracieux bouchait la vue ne laissant pénétrer que la lumière. J’étais dans un face à face avec le notaire. Rien dans cette pièce ne permettait de se raccrocher à la réalité. On était comme isolé. Le mobilier se résumait à un bureau deux fauteuils pour les visiteurs un ordinateur et une armoire. Le tout dans un style des plus hétéroclites. Les deux fauteuils sur roulettes en similis noirs étaient dans un état des plus instables et une fois assise je me rendis compte que j’étais en dessous de la ligne de flottaison qui été représentée par le bord du bureau. Je me trouvais donc sous le nez de Maître Du GE et non les yeux dans les yeux. Je n’étais pas à mon avantage, j’étais déjà en état d’infériorité. Lui derrière son bureau bombait le torse dans son costume et sa cravate serrés. Il mesurait ses paroles comme s’il les dégustait et pour occuper ses mains, jouait avec une règle en fer imposante.

Mon manque de perspicacité m’a lourdement handicapée, car si je m’étais fiée à ce que je ressentais à cet instant et à ce que je voyais autour de moi, jamais je ne serais allée plus loin dans l’aventure »

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