L’insoutenable pesanteur de la légèreté

À l’automne de ma vie (bientôt retraité de l’Éducation nationale), j’ai pu rencontrer des hommes et des femmes de différentes trempes. Cette longue expérience a fini par donner naissance à un sentiment, une impression, bref un ressenti : malgré la diversité de leurs habitus, une constante macabre semble constituer une sorte de dénominateur commun chez une myriade d’entre eux.

À mi-chemin entre l’essai et le roman, ce livre tente de présenter une vision personnelle (philosophique) sur l’humain de nos jours, livrée à travers les péripéties d’une histoire.

Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !

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Devant le tribunal de la rationalité, le personnage central de l’histoire veut instruire le procès de la constante macabre. En juge scrutateur il interpelle la conscience pour lui dire qu’en tournant le dos à la quête du vrai, à toute profondeur, à l’idée d’un progrès sans servitude et surtout à la sagesse, elle se rend coupable d’une insoutenable légèreté de l’indifférence. Il veut lui montrer que cette légèreté est macabre pour la mort de l’allocentrisme qu’elle annonce, macabre pour la répudiation du sens du collectif qu’elle évoque, macabre pour une morale des lions dont elle fait le lit, macabre, enfin, par le vide sapientiel qu’elle répand autour d’elle …
En acquérant le livre, vous conforterez les éditions Maïa dans leur noble volonté de promouvoir la culture et de mettre en lumière de nouveaux talents. En contrepartie, vous recevrez le livre en avant-première.

Extrait

« Comme la dernière fois, Victor attend son vieil ami. Il s’est passé plus de trois ans depuis leur dernière rencontre dans ce lieu. […] Ces statues, qui lui avaient prodigué une série d’enseignements comme pour l’alerter sur la légèreté de l’individu de son époque, semblent maintenant conclure leur pédagogie par un apologue lui disant que le feu de la sagesse ne se donne pas : soit il se construit par un effort personnel, qui consiste à rechercher activement les causes idoines (les lumières de l’instruction véritable) au regard de l’effet attendu, ou alors -quand il est simplement proposé- il s’éteint de sa belle mort sous la pesanteur du souffle de l’indifférence, telle la flamme d’une allumette que le vent de l’insouciance étouffe aussitôt après son allumage. »
[…]

– « Ne nous voilons donc pas la face ! C’est tout simplement l’indifférence instinctive des masses, ces régiments d’individus atomisés que tu appelles “foules solitaires”, qui a été à l’origine de la ruine de Rationata. En fait, ils sont heureux dans leur condition d’ilote et dans leur servitude volontaire.

– Je ne te le fais pas dire. L’individu atomisé est un être léger. Poussé, comme sous l’action d’une vis a tergo, par une impérissable envie de mener une existence insouciante, délestée du fardeau d’une responsabilité morale consistant à nourrir une préoccupation pour des considérations qui relèvent de l’intérêt collectif et vis-à-vis des questions qui touchent à la condition humaine, il a décidé de se figer dans une enfance éternelle. Par cette posture, c’est lui-même qui rédige l’acte ratifiant sa mise sous tutelle. Voyant que cet “enfant” n’est pas mécontent de sa condition de mineur, le dominateur n’en demande pas plus pour le conforter dans son sentiment, ce qui lui permet d’asseoir solidement les piliers de sa domination ; car plus un mineur est infantilisé plus il a besoin de l’autorité de son tuteur. Sinon pourquoi les religions ont-elles réussi dans leur entreprise d’aliénation des consciences croyantes, si ces dernières n’étaient pas prédisposées à absorber le discours sacralisé, si elles n’avaient pas abandonné au dominant la responsabilité d’une réflexion sur le sens des choses, si elles n’avaient pas accepté que leur condition soit déterminée par les choix et les orientations décidés par autrui, bref, si elles n’avaient pas à renoncé à leur souveraineté intellectuelle ?

– Aurais-je encore le courage de vivre parmi des enfants qui se pensent adultes ? J’en doute, proclame Victor Promès. »

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