Madison

de F.B. Matthews

L’auteur nous propose un roman à thèse. Le pivot de l’intrigue est dans le mensonge (non voulu) qui va engendrer une série de quiproquos dans lesquels le héros, Peter Madison, va tourbillonner. Il rencontre l’amour sur le tard, il gagne en popularité, il s’amuse aussi. Cette soudaine et trépidante nouvelle vie le mène à se poser des questions existentielles aux allures loufoques : « rien n’est aussi sûr que quand c’est incertain… » ou encore « s’il pleut demain après-midi, on le fera demain matin… ».           Il évolue dans l’ombre tragique d’Agamemnon, de Macbeth ou d’Athalie, personnages emblématiques qu’il ne connaît même pas.

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Peter Madison, retraité de la police new-yorkaise, coule des jours heureux seul et loin de tout en Arizona, près de la frontière mexicaine. Un séjour à New York et d’anciennes connaissances vont le mener à découvrir le pouvoir qu’un malencontreux mensonge peut occasionner. Un mystérieux livre, qui théorise le mensonge dans l’histoire du pays et écrit par un énigmatique Berling Washoo, le conduit à un jeu qui le mènera vers une inattendue popularité.

L’auteur nous brosse un épisode trépidant de la vie d’un homme tranquille. Madison transpire d’humanité, il vit, il aime, il sombre et se ressaisit. Il ne comprend pas toujours, et avance vers un destin que son imagination seule ne peut prévoir.

♦♦♦♦

 

Extrait de Madison de de F.B. Matthews

Il ne considérait pas sa vie comme médiocre, l’essentiel avait été consommé dans le tumulte newyorkais. A présent, il pouvait porter ailleurs les ressources de son esprit. Il ne désirait que calme, pas de luxe ni de volupté.

La musique le laissait éveillé des soirées entières, il aimait tout, des Stones à Barbara Streisand, de Mozart à la salsa de Youri Buenaventura et jusqu’à des chanteuses italiennes comme Laura Pausini ou des opéras russes. Il ne considérait cela non comme un art, mais juste un simple divertissement qu’il pouvait saisir immédiatement même quand vient le silence, le bourdonnement de l’air répétant à l’envie les airs ancrés dans sa tête.

 

Les femmes, à son âge, ne constituaient plus une priorité. Il en avait eu quatre, il savait ce qu’est le bonheur conjugal. La première palpitait de la culotte, la deuxième était flic, la troisième une gigolette à qui il voulait donner une chance et la quatrième s’avérait être un dragon. Le voilà seul et heureux.

 

Douglas était son horizon d’ennui, il ne s’y passait jamais rien, pas de touristes envahissants, jamais un avion dans le ciel, pas de colporteurs intrusifs, rien, le néant, un vide qu’il se surprit à aimer. Il se passionnait pour l’exploration de soi, de son intérieur sombre duquel il ne sortait que peu. Il conclut qu’il n’apprendrait rien de lui- même et il finit par se dégager de cette pratique douteuse. Il resta cependant avare de mots, il savait que rien ne peut exprimer la force du silence. Il connaissait le bruit du marteau sur le clou, il chercherait plutôt le bruit du clou tout seul.

Ce qu’il appelait l’ennui fini par ne plus exister, en fait, il manquait de temps pour s’ennuyer. Il était devenu un homme libre, vraiment libre. Donc suspect aux yeux de ses contemporains toujours prêts à l’accuser de quelques blasphèmes tel un prophète biblique.

Madison n’avait aucune raison de mentir à son ami, de lui monter un bobard aussi grotesque que dérisoirement ridicule. Il s’interrogea en examinant le fond de son verre de rye, qu’est-ce qu’il lui avait pris ?

Un mensonge gratuit qui couvrait toutes ces années vagues en Arizona. Il n’avait rien à cacher, une période anodine, sans intérêt pour personne. Dix ans de cocktails à l‘olive, de hamburgers saignants dégoulinants de fromage, de lecture journalistique sans relief, de pierraille du désert, de pizzas sans goût, pourquoi cacher cela à son pote ? Non ! Il ne voulait rien cacher, au fond de lui il était en accord avec lui-même, il voulait donner le change, se fabriquer une fausse mémoire, devenir quelqu’un d’autre. Et pourquoi la France ?

Il ne parlait pas français, ne connaissait rien à la culture française du moins pas plus que l’Américain moyen, la France faisait partie de ces pays exotiques fantasmés par la presse et toute une intelligentsia de bobos newyorkais. La France, tout comme l’Italie, vivait d’art, de grands discours sur la vie, de sermons au monde avec une envahissante philosophie de donneur de leçon.

Mais il mentait avec volupté, poussé par une nécessité absurde. Acteur dans ce théâtre des différences, il mentait comme il était de mise pour un comédien ou un écrivain. Il entrait dans l’art du mensonge, cette chose molle et privilégiée qui est force de vie.

A la question, le mensonge glissa naturellement dans la conversation. Il savait que d’ennuyeuses questions suivraient, curiosité légitime d’un homme qui avait passé sa vie à poursuivre le malfrat dans un New York interlope, n’ayant d’horizon que Staten Island, Hoboken et très loin, là-bas, le pont de Verrazano.

                                                                                               

                                                                                     

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