Ossau, la vallée de l’ours

Postier à la retraite, né au pied des Pyrénées au milieu du siècle dernier, j’ai connu l’ancien et le nouveau monde. Celui en noir et blanc de la convivialité et du partage et le tout numérique plus individualiste d’aujourd’hui. Lors d’une balade dans la vallée d’Ossau, je suis tombé sous le charme de ce site majestueux, où le vert des estives et des forêts d’épicéas se conjugue avec le minéral des pics escarpés et l’aquatique des lacs de montagne. C’est ce qui m’a donné envie de planter là, le décor de mon deuxième roman.
Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir partenaires de cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre que vous recevrez en avant-première !

282,00 de préventes
10 Contributeurs
0 Days Left
Préventes :
28.48%
Objectif : 990,00
Projet abouti !
Creator
1 Projet(s)

Ossau, la vallée de l’Ours, une aventure dans la somptueuse vallée d’Ossau, au cœur de laquelle des évènements tragiques vont se dérouler. Avidité, folie meurtrière, crimes sanglants, viols, mais également amitié et amour vont se mélanger sur un site où plane également l’ombre effrayante de prédateurs génétiquement modifiés introduits clandestinement. L’action se déroule principalement en hiver, lorsque la vallée s’est parée de sa robe de mariée et où les rudes conditions climatiques peuvent devenir un piège mortel pour ceux qui s’y aventurent.

« Sybil, toujours étendue sur le sol de la cabane, donna à nouveau quelques signes de vie.
Elle roula sur le côté et se remit sur ses pieds au terme de douloureux efforts. Transperçant sa clavicule gauche, il semblait que le projectile l’ayant atteinte était ressorti.
Si la plaie avait beaucoup saigné juste après l’impact, maintenant le sang ne coulait plus de sa blessure. Elle fit le tour de son refuge d’un jour à la recherche d’une trousse de pharmacie. Elle finit par mettre la main sur une bouteille d’alcool, des compresses de gaze et des pansements. Elle essaya, tant bien que mal, de désinfecter la plaie causée par la balle. Ça lui couta trois quarts d’heure de son temps et de terribles souffrances, lui arrachant au passage quelques cris de douleur. À bout de résistance, elle s’effondra sur une chaise et se mit à sangloter. Et puis, elle pensa à Thomas et s’arrêta net de pleurer. Est-ce que lui pleurerait s’il venait à être blessé, pensa-t-elle. Non bien entendu, l’armée ne forme pas des pleureuses. Elle aussi était militaire, elle se devait donc, également, de renvoyer cette force inébranlable qui inspire le respect.
Un titre lui vint à l’esprit, elle ne savait plus s’il s’agissait d’un livre ou d’un film, peut-être les deux d’ailleurs : Du sang et des larmes. Elle s’en souvenait maintenant, c’était un film avec le séduisant Mark Wahlberg, un acteur qui ressemblait terriblement à Thomas, ou peut-être était-ce l’inverse.
Elle récupéra deux barres de céréales dans son sac à dos, espérant que ces rations énergétiques lui apporteraient un regain de vitalité. Son hémorragie l’avait beaucoup affaiblie. Après avoir englouti ces maigres agapes, elle but une gorgée d’eau et fit le point.
Elle n’avait que trop perdu de temps, maintenant elle devait repartir à la recherche de Thomas. Elle fit un pas vers la porte, tituba légèrement, se retint au coin de la table, puis ses jambes l’abandonnèrent et elle s’effondra au sol. Beaucoup trop faible, elle venait de perdre à nouveau connaissance.
La femelle Kodiak toujours à la recherche de nourriture pour ses petits, venait de renifler des effluves de sang. Une proie blessée devait se trouver dans les parages. Elle tourna son énorme tête vers le haut du versant sur lequel elle évoluait. À quelques centaines de mètres en amont, une cabane de berger émergeait, en partie cachée derrière quelques sapins centenaires. Le vent qui descendait des cimes enneigées pour s’engouffrer dans la vallée, emportait sur son passage la plainte glacée de la montagne, un nuage de poudreuse, voile évanescent de mariée de la grande Dame Blanche et l’odeur du sang d’une jeune gendarme. Le monstrueux plantigrade, dodelinant de la tête, huma l’air environnant de longues minutes, puis après avoir réussi à déterminer l’endroit approximatif où se trouvait sa proie entama l’ascension vers le chalet de bois. »

  • Les étapes de création

    Mon objectif est d'atteindre 990 € de préventes afin de rendre possible la réalisation des maquettes, la correction, l'impression et la promotion. C'est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, lecteurs et amoureux des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité grâce à une équipe de professionnels. Votre appui me sera précieux et vous recevrez vos contreparties dès la fin de la campagne.