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Adolphe Retté – L’Enfant terrible du symbolisme

Née à Nantes, la ville chère au cœur d’André Breton, après mes études de Lettres classiques, je me consacre à l’enseignement. En 1964, j’épouse le sculpteur et poète Gérard Voisin, dont j’ai deux filles, et fréquente le Groupe Cobra : les peintres Corneille, Bengt Lindström et John Christoforou. Suite à la rencontre du père Plumelet, qui avait été 40 ans durant missionnaire au Dahomey, j’écris la biographie du missionnaire nantais Alexandre Dorgère (1855-1900), dont je suis les traces au Bénin et au Togo. Le livre est publié en 2005, aux éditions Afridic, sous le titre d’Un Missionnaire nantais et la Colonisation et sous le nom d’Annie Voisin. Divorcée, puis remariée en 2008 à Jacques Cugnasse, retirée à Notre-Dame de Monts, en Vendée, j’entreprends la biographie de la vie tourmentée du poète Adolphe Retté (1863-1930), dans le but de tirer de l’oubli une œuvre, célébrée dans les années 1890 et injustement oubliée, pour s’en être pris à la poétique de Mallarmé.
Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre que vous recevrez en avant-première !

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Description

Un Jour, parcourant Le Livre des Masques de Remy de Gourmont, l’attention émue de l’auteur est retenue par la beauté, la musicalité et la profondeur des vers d’un certain Adolphe Retté, dont le nom n’évoquait, pour le professeur de lettres qu’elle était alors, que de rares et négatifs souvenirs universitaires. Ainsi commence la longue quête, pleine de surprises et de rebondissements, qui aboutit à l’écriture de ce livre.
Cette biographie, vu la forme choisie qui mêle narration, dialogue et analyse, ne s’adresse pas, comme l’avait souhaité Adolphe Retté lui-même, uniquement aux spécialistes de la littérature. Retraçant la vie d’un poète, ami de Verlaine, elle témoigne des vicissitudes de la vie d’un homme assoiffé de vérité et incarnant, avec ses forces, ses faiblesses, les aspirations souvent contradictoires de son temps. Elle contribue aussi, à sa façon, à l’histoire littéraire et intellectuelle de la fin du XIX° siècle et du début du XX° siècle, en épousant, cette fois, le point de vue du vaincu, de celui dont l’œuvre poétique, célébrée un temps, a été ensuite occultée, pour avoir osé critiquer la poétique de Mallarmé et s’être opposé à la conception élitiste et formaliste de la poésie qu’il représentait. Adolphe Retté voulait une poésie proche de la vie, des hommes et de la nature, parlant au plus grand nombre, sans sacrifier toutefois l’idéal de beauté qui était le sien. L’œuvre de ce poète, écologiste avant l’heure, connaît aujourd’hui une neuve actualité. Elle mérite d’être redécouverte.

En novembre 1891, parait Thulé des Brumes, dont le titre fait écho à « La Complainte du roi de Thulé » de Laforgue (1885) et au recueil demeuré inachevé de Merrill, L’Ultime Thulé. En frontispice, une eau-forte d’E.-H. Meyer. Maurice Denis lui avait proposé un dessin, mais trop tardivement : le poète avait déjà accepté la collaboration de son ami graveur.
Pour préparer la sortie d’une œuvre qu’il sait déroutante, le mois précédent, Retté a publié dans La Plume, une «Préface », précisant l’état psychique qui avait présidé à son écriture : « Les réalités du monde, écrivait-il, m’affectaient seulement comme des visions, pendant que les idées folles du pays des songes devenaient […] positivement mon unique et entière existence. » Il y cite longuement les propos d’Egoeus, le narrateur du Bérénice d’Edgar Poe, possédé comme lui par la monomanie déjà signalée : la capacité de rester absorbé, des heures durant, par une image, un bruit, un motif musical, une phrase.
Souvenons-nous de l’enfant considérant la gravure de Bonaparte sur son cheval ou écoutant le murmure de l’Ourthe, sans jamais se lasser. Dans Thulé des Brumes, l’obsession prend la forme d’une femme, celle de Tatiana, alias Louise Lacour, qu’il aime sans être payé de retour. Celui qui n’a pas appris à rencontrer d’obstacle à son désir, au lieu de se résoudre à un sage oubli, « chérit sa folie » et n’en veut pas guérir, au risque de s’y perdre…
Le texte est écrit, en majeur partie, dans une prose poétique, que Dubus trouve « d’une phosphorescence sans exemple, avec des langueurs et de violences inimaginables »… L’espace comme le temps sont abolis : on passe du Monsalvat aux rives du Gange, des rêves de la rivière aimée à la chambre d’un bordel. Mais, toujours, est intensément présente l’image récurrente d’une femme et de son regard, dite avec des mots qu’on croirait durassiens :
« Ce charme ! Combien différents d’autres yeux, froides ténèbres bien inconscientes où dorment les bois maudits ; et la vanité de son corps, elle ne l’a pas- oui ce charme. […] Ce charme tranquille de ses yeux tout à elle, l’été nocturne de ses yeux : le charme, vous dis-je… »

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