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Genève la nuit

Né en 1989, Thomas Simon Saddier est musicien, il étudie la musique au conservatoire d’Annecy, avec notamment l’apprentissage de la guitare et du piano. Il étudiera ensuite la musique indienne à Genève avec l’apprentissage du sitar et des tablas. Après un baccalauréat option musique, il étudie les techniques du son et l’enregistrement à l’université de Marne La Vallée. Il s’installe ensuite à Lyon où il obtiendra une maîtrise de musicologie moderne orientée vers le jazz grâce à la rédaction d’un mémoire sur le célèbre guitariste Django Reinhardt. Il publiera plusieurs albums durant ses années lyonnaises sous différentes formations et essaiera de contribuer à l’unification de la scène lyonnaise.
Il écrit également une thèse à l’université de Genève sur l’appropriation de la musique savante de l’Inde du Nord par le rock psychédélique. Il vous livre à présent un tout au genre d’écrit sur un thème ô combien universel.

Il se joint aux éditions Maïa pour faire appel à vous et réaliser ensemble ce projet. En contribuant à la naissance de son livre, vous devenez partenaires de cette création et votre nom, en tant que contributeur, sera présent dans le livre que vous recevrez en avant-première !

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Description

Genève la nuit est un roman qui traite de l’impossibilité de l’amour dans notre monde occidental moderne. Les deux protagonistes n’ont pas de noms. Ce sont deux anonymes perdus dans une ville globalisée à la recherche d’un peu de bonheur. Elle est jeune et ne sait quoi faire de son existence qui commence, lui a déjà vécu et cherche par tous les moyens à fuir la gloire de son père. Elle rêve d’écrire un grand roman et lui rêve d’anonymat. Leur rencontre va changer leur vision du monde et de la vie. Entre roman philosophique et essai, Genève la nuit parle de notre époque moderne où la quête d’absolue de liberté ne fait que nous enfermer dans une prison mentale dont sortir se révèle parfois impossible.

« Jadis, le doute était tenace et il ne le savait que trop bien. De plus, il savait qu’il n’y avait plus rien à espérer. Ni de la part des hommes, ni de celle de Dieu. Le vent froid frappait à coups de bourrasques sur les fenêtres. Son cri strident retentissait à travers la cheminée de briques. L’automne n’était pas encore là et pourtant, il savait déjà qu’il n’y aurait plus jamais d’été indien comme ceux qui peuplaient autrefois son enfance solaire. Le monde allait droit vers une nouvelle guerre atomique et personne ne faisait rien pour l’en empêcher. Il avait grandi avec la crainte d’un conflit nucléaire toute son enfance, puis toute son adolescence : cette peur tenace que du jour au lendemain tout pouvait exploser. Et aujourd’hui, il en était encore là.
Depuis le démantèlement de l’URSS, il avait vu tellement de murs tomber qu’il ne pouvait se résoudre à les voir se reconstruire maintenant qu’il sentait l’automne arriver. Son automne à lui, avec l’odeur morbide du sapin et des dernières Pâques passées en famille. Ce n’était pas son existence, ni le chemin minable parsemé d’étrons qu’avait emprunté cette dernière qui le rendait aussi dépressif, non, c’était l’humanité tout entière. La stupidité de l’être humain. Cette espèce minable avait fini par anéantir toute forme d’espoir dans son esprit. Les hommes avaient, dans des temps anciens, construit des jalons d’art absolu puis ont passé les siècles suivants à essayer de les écorcher et de les détruire, faire en sorte qu’ils ne soient plus qu’icônes mornes ou constructions mathématiques imbriquées directement dans le cortex frontal de l’individu ; cependant tout cela restait heureusement vain, l’Homme est trop bête pour quoi que ce soit. En réalité les hommes ont fui par le biais d’arts de plus en plus éphémères et abscons la seule forme d’art ultime qui était véritablement à leur portée : la vie.
Il regardait le tourne-disque mais ne savait pas quoi mettre dessus. Lui qui aimait plus que tout la musique, il se retrouvait emporté par un désespoir soudain. Plus rien n’avait de goût, tout avait déjà été visité, revu, corrigé et mis en exergue. C’était comme être au bout du monde et rêver d’autres terres, de nouveaux horizons, de nouvelles lunes et tomber face au néant, face à des distances que le cerveau humain ne peut comprendre. Distances interstellaires jonchées d’impatience et de nos solitudes matérielles, nous entendez-vous ?
Bien sûr il avait réclamé cette solitude, il fuyait les ordinateurs et les dictatures binaires de ce monde moderne qui ne vivait que pour les datas, les Bitcoins, et le nombre de clics sur des pages de streaming. La platine vinyle restait une épave. Une relique d’un passé glorieux où l’art avait un sens plus profond et la vie très certainement un goût meilleur, peut-être celui de la liberté ou de la folie douce qui embrasait alors les Hommes et les réconfortait les soirs d’ivresse. Mais tout cela, c’était avant, avant que les chansons de ces héros ne servent à alimenter la publicité automobile et les bandes originales de films de plus en plus merdiques et inutiles qu’on allait voir en masse dans des cinémas ultra haute définition sans sentir nos âmes frissonner. Avant, les films étaient muets et en disaient bien plus sur l’Homme et ce monde que tous les films de superhéros sortis ces dix dernières années. Spider Man et les autres ont désormais remplacé les dieux de la mythologie dans leur rôle d’éducation morale des individus. Il n’y a plus de culture.
Il se sentait petit à petit devenir un vieux con, comme ses parents avant lui étaient devenus des vieux cons. Tous ces vieux cons qu’il méprisait du regard dans une jeunesse folle où la quête de liberté avait été mise en abysse et les punitions paternalistes une lointaine litanie mourante emportée pour de bon avec la mort de son enfance. »

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