Histoires d’une famille corse presque comme les autres…

par Claude Franceschi

Je suis conteur, et comme tout conteur j’adore captiver le public par la parole et la gestuelle. Nous voyageons ensemble au rythme d’une histoire. On le sent, on le voit. Alors, pourquoi écrire un livre ? Sûrement pour partager encore plus et transmettre aux lecteurs l’envie d’aller écouter des histoires…

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir partenaires de cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre que vous recevrez en avant-première !

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Projet terminé
Histoires dune famille corse presque comme les autres - Extrait 1-10

Illustratrice : Emma Vuillemot

Ces Histoires d’une famille presque comme les autres… sont un clin d’œil à mes aïeux qui, pour quelques-uns, ont vécu de sacrées aventures. Certaines tristes et même dramatiques, d’autres émouvantes et amusantes… ou encore presque imaginaires !

Mais, une part de vérité est toujours présente… non seulement pour les personnages mais aussi pour les évènements relatés. Le recueil marie facilement réalité et imaginaire.

Ah ! j’allais oublier, un chapitre « commentaires » explique comment sont nés certains contes (car il s’agit bien de bébés pour celui qui les crée et les raconte !), et véhicule l’histoire locale, témoin des mœurs d’une époque.

Extrait –L’odeur

Un peu plus loin, se tenait debout et droit comme un « i », la clef bien en vue, celui qui ne pouvait qu’être Anton Matteu. Même s’il était âgé, c’était un sacré gaillard, fier, au regard franc. « Un gars de la terre », pensais-je, avant de le saluer. Il me montra « la clef », une grosse clef pour une porte ancienne et solide. Il demanda ensuite :
— Tù, si u figliulinu di Maria Francesca ?
— Oui, c’est ma grand-mère.
— Tù, parli corsu ?
Je fis signe que non.

Il hocha la tête, pinça les lèvres, fit demi-tour en grommelant et se mit en marche d’un pas rapide et assuré sans se retourner. Je le suivis sans rien dire. Nous nous dirigeâmes vers le bas du hameau en empruntant d’étroits, très étroits passages entre les maisons, presque toutes inhabitées.

Nous arrivâmes enfin devant la demeure familiale, maison aux solides façades de pierres couleur gris-vert. Les volets étaient fermés. Devant la porte en chêne massif, deux marches usées, polies par les pas et les années. Anton Matteu me tendit la clef et s’assit sur un banc de pierre, face à la porte ; puis, d’un geste de la main, il m’invita à entrer.

Je m’avançai, mais sans me laisser le temps de tourner la clef dans la serrure, Anton Matteu m’interpella sèchement :
— Ùn poi micca entre cusì in casa toia ! Comme si tu entrais dans une épicerie pour acheter je ne sais quoi ! Sans respect pour ceux qui ont bâti ta maison, sans respect pour tous ceux qui ont vécu ici, sans respect pour ceux sans qui tu n’existerais pas. Regarde, figliulinu, regarde ces deux marches devant la porte, regarde comme elles sont usées ; tu crois peut-être…


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