HUMEURS ÉCOLOS ou Candide chez les collapsologues

de Gilles Dumaure

Ma bibliographie se limite à un texte théâtral, Apprenez jeune homme, publié en 2013, et à cet essai que je vous présente aujourd’hui. En conséquence, je ne saurais me définir comme un auteur, le substantif supposant une activité, à tout le moins ponctuelle sinon professionnelle, et une production consistante. En tant qu’enseignant en lettres et amateur de lettres, j’ai toujours cultivé le goût de la rédaction. L’audace de l’écriture pour être lu ne m’est venue que tardivement.

Je vous propose de participer à la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine avec les Éditions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus il sera promu et diffusé. En retour, vous y graverez votre empreinte et y serez mentionnés en page de remerciements (selon accord). Vous recevrez ainsi le livre en avant-première, frais de port inclus !

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Ce n’est donc ni en tant qu’auteur ni davantage en tant qu’expert en rien, mais en tant que citoyen, que j’ai entrepris de mettre en mots le regard que m’inspirent le devenir de la communauté des hommes et de la planète qui les héberge, l'(in)action de nos gouvernants, la prise de conscience de l’urgence de repenser notre rapport à nous-mêmes, à la nature, à notre vision du monde, à nos modes de production et de consommation. Cependant, cette démarche s’est manifestée tardivement.

Le propos n’est donc ni celui d’un penseur ni celui d’un activiste. Ce texte n’est ni une thèse, ni un manifeste, ni un long couplet culpabilisant. J’ai constamment témoigné d’un égal souci de le préserver de toute dramatisation et moralisation. Par une bonne dose de dérision et d’humour, j’ai travaillé à le rendre plaisant et non pesant à lire. Autrement dit, j’ai cherché à conjuguer deux objectifs de l’écriture : le divertissement et l’édification.

Petite cerise sur le gâteau que j’espère digeste : le produit fini a été presque intégralement façonné dans la belle cité de Tallinn, Estonie, ouvrant ainsi une étroite lucarne sur quelques particularités locales et distillant une pincée d’exotisme.

Il est dédié à vous. Bonne lecture et belle année 2024 à tous.

Extrait de  HUMEURS ÉCOLOS ou Candide chez les collapsologues  par Gilles Dumaure

HUMEUR 82 – Tallinn, 9 & 10 mai

À ce point des conjectures, je souhaiterais exprimer combien me préoccupe le devenir de l’Afrique, un continent qui, transition démographique balbutiante oblige, pourrait héberger jusqu’à quatre milliards d’hôtes au tournant du prochain siècle, cependant que, crise sanitaire, conflits internes, terrorisme, guerre en Ukraine et cataclysmes climatiques aidant, le paupérisme, merci pour lui, s’y porte comme un charme ; si bien qu’il est à craindre qu’épidémies, disettes, conflits fratricides et sécheresses contribuent autrement plus efficacement au dégonflement du trop-plein d’hommes qu’un planning familial d’envergure continentale. Riche de ses terres, de son sous-sol, de ses gisements d’hydrocarbures, le continent noir excite toutes les convoitises et cumule les maux. Il est vrai que nous en mesurons la misère, non pas seulement par le décompte des crève-la-faim, mais aussi par une mécanique application de nos catégories d’Occidentaux nourris à l’auto pour tous, alors que la sous-industrialisation, la sous-consommation et la frugalité locales profitent à Dame Nature, moins cabossée qu’ailleurs, chahutée cependant par l’exploitation des champs pétrolifères et l’extraction minière au profit de l’étranger. Or, mus sans doute par de charitables intentions pas forcément désintéressées, d’aucuns se croient tenus de revendiquer un légitime accès de l’Africain à l’aisance matérielle, sinon aux standards consuméristes du Nord, voire à l’intégrer dans les prévisions. Plutôt que s’interroger sur la légitimité du paysan burundais ou du mineur bissaoguinéen à piloter une berline électrique, à engraisser un peu plus encore Amazon, Apple et consorts, à bourrer un réfrigérateur dont un dixième du contenu ne nourrira que les bennes à ordures flambant neuves, et à encourager ainsi un surcroît d’endettement et d’émissions, ne serait-il pas plus sage d’immédiatement élaborer et mettre en œuvre un monumental plan de financement des véritables priorités des États du monde les plus démunis ? Elles ne manquent pas : double transition démographique et énergétique ; accroissement de la production agricole excluant les recettes productivistes ; services publics de l’eau, de la santé, de l’éducation (Note 242), de gestion des déchets ; infrastructures les plus indispensables : chemins de fer, ponts, silos ; mise en valeur du patrimoine naturel et culturel… Peut-être les puissances du Nord pourraient-elles parallèlement cesser de déverser, spécialement sur le continent noir, les stocks d’armements qui, outre qu’ils phagocytent les budgets, alimentent les conflits régionaux.

Note 242 : Yves Cochet, op. cit., page 247.

  • Les étapes de la création

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