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La cime aux vents

Le samedi 9 février 2019, peu après le petit-déjeuner, j’ai été victime d’un accident vasculaire cérébral profond, sans hémorragie. Malgré une prise en charge intervenue le mardi suivant, seuls le côté gauche du visage, l’équilibre, la force musculaire et la main gauche furent principalement touchés. Durant dix mois, j’ai suivi une rééducation avec des professionnels de santé remarquables, mais pour accélérer la bonne coordination de la main affaiblie avec le cerveau, j’ai décidé d’écrire ce livre qui a constitué pour moi une thérapie salvatrice.

Afin de remercier tous ceux qui m’ont aidé à recouvrer une vie normale en dépit de quelques séquelles, une partie des fonds recueillis grâce à cet ouvrage seront reversés à l’Association France AVC, ainsi qu’à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière de l’hôpital Pitié Salpêtrière.

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance de cet ouvrage en devenant partenaire de sa création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre que vous recevrez en avant-première !

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Projet réussi ! Un grand merci à tous les contributeurs !

Description

Ce roman est un ouvrage de fiction mettant en scène des personnages dont les noms et dialogues relèvent de l’imagination de l’auteur. Si le fond du récit inspire au lecteur une réalité économique ou sociale, des lieux ou des événements qui lui semblent avoir existé, c’est uniquement par souci de vraisemblance.

Pour beaucoup de personnes, la justice traîne dans son sillage l’image surannée d’une dame austère qui hante de vieux palais, avançant à pas comptés à la lueur de principes proclamés certes avec force en août 1789, mais hélas dotés d’une portée plus symbolique que pratique. Or, en moins d’un demi-siècle depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une autre révolution de grande ampleur s’est accomplie sans fracas dans la plupart des pays européens, voire au-delà : celle de l’entrée concrète et effective des droits de l’homme dans les prétoires.
Dans un récit étendu sur près de quatre décennies, l’auteur retraité de la profession d’avocat rend ici un hommage appuyé aux différents acteurs, majoritairement imperméables à toute notoriété, qui ont œuvré chacun pour une part décisive en faveur d’une justice résolument tournée vers de nouveaux enjeux.
Tout au long de sa randonnée professionnelle, Louis, le personnage central du roman, témoigne de cette évolution en cheminant tel un montagnard soumis aux caprices des vents contraires qui tourbillonnent pêle-mêle au sommet de Pelluaz, un petit bout de montagne du Chablais haut-savoyard où Paul aurait pu rendre l’âme.

Quelques extraits

[…] Sur le banc des avocats présents, nul n’a envie de rire, ce qui contraste singulièrement avec l’ambiance générale soudain détendue et disposée à la moquerie. Dans la salle des pas perdus désertée à cette heure tardive, Édouard est dans un coin et roule sa robe dans un sac. Pour lui, le pénal, c’est fini, plus jamais ! Un confrère plus âgé passe tout près et sans rien dire, pose un instant une main sur son épaule. Le moindre mot serait inutile. Il passe […]

[…] Mai 1984, à Buenos Aires. L’aéroport d’Ezeiza est littéralement submergé par une foule dense et très bruyante. Péniblement, Louis se dirige vers la sortie après avoir tenté vainement d’atteindre une des cabines téléphoniques, toutes prises d’assaut. Sur de larges calicots déroulés à bout de bras s’exprime la joie de revoir un artiste longtemps exilé, enfin de retour sur son sol natal. Au prix de grands efforts, Louis se faufile entre des groupes compacts et longe un mur sombre où le comprime la masse débordante tandis que plus loin, un comité d’accueil entonne un nouveau chant de bienvenue et d’espoir […]

[…] Vers cinq heures de l’après-midi, toujours aucun signe d’André, et l’orage gronde. Sous la pluie tiède, les derniers névés grisonnants se transforment en patinoire. De retour sous la tente, tout est trempé. Les sachets de purée sont tous bons à jeter. Il reste bien quelques pâtes, mais les allumettes baignent aussi dans l’eau qui s’infiltre et ruisselle jusque sous les duvets. En tentant de sauver ce qui peut encore l’être, Louis tombe sur la radio d’André, oubliée près du thermos à café. Plus aucun moyen de le contacter […]

[…] Louis a déjà été témoin de plusieurs accidents de ski, mettant constamment en garde les enfants contre la vitesse et la frime. Mais aujourd’hui, il fallait foncer pour gagner. Et c’est pourtant Paul qui est étendu là devant lui, de toute évidence. Sans attendre les pisteurs secouristes et le médecin, il s’efforce de parler à Paul pour le tenir conscient, s’abstenant prudemment de retirer le casque et de toucher les jambes […]

[…] Des chars avancent vers les barricades. L’état d’urgence n’a pas contenu les violences de la nuit précédente. Tout menace donc de s’embraser et les experts de la Sous-Commission ne cachent pas leur inquiétude, voire leur angoisse. Le premier à intervenir propose de lancer un appel aux putschistes. L’idée fait rapidement le tour de la salle et devrait recueillir une majorité de suffrages. Mais quel appel envoyer, et à qui ? […]

[…] Sachant qu’à la reprise de l’audience, ce sera à lui de plaider en premier pour la partie civile, Louis ne quitte plus son banc. Pendant que le journaliste poursuit au crayon le portrait de l’accusé penché vers son avocat, il s’occupe en reclassant machinalement son dossier. En vérité, il n’en a pas vraiment besoin, car tout est maintenant en ordre dans sa tête. À force de lire et de relire les mêmes documents, de retracer sans cesse le film des événements, sa mémoire a fini par tout imprégner à la manière d’une éponge, comme si cette histoire sordide faisait partie de sa propre vie […]

[…] Où en sont les recherches ? Et dire que je déplore publiquement le manque cruel de personnel judiciaire ! On ne va pas manquer de me répondre qu’on devrait plutôt prendre soin de ceux qui sont affectés à notre juridiction ! – La gendarmerie te demande justement au téléphone, dit Louis. – On y va ! Pas un mot à la presse pour l’instant […]

[…] Dans un petit coin du jardin inondé de soleil, Rose plante ses premiers dahlias en bordure des massifs. Au milieu de la pelouse, Laya guette. Tout est calme et formidablement serein. La vie coule des jours heureux et le bas Chablais se réchauffe enfin, telle une récompense longtemps attendue. Soudain, dans un bruit sec suivi d’échos répétés, c’est l’explosion ! […]

  • Le budget souhaité

    Mon budget idéal serait de 990 €. La publication nécessite de participer à la correction, la mise en page, l’impression et la commercialisation afin que ce travail de création soit le mieux valorisé possible.

    Les participations seront réparties de cette manière :

    – 20 % pour la correction, la mise en page et la création de la couverture ;

    – 55 % pour l’impression.

    – 25 % pour la promotion.

    C’est pourquoi aujourd’hui je fais appel à vous, auteurs, lecteurs, passionnés de lecture !

    Votre appui me sera précieux et c’est pourquoi je vous propose différentes contreparties en échange de votre aimable soutien.

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