La fin d’un rêve

La fin d’un rêve est un récit co-signé par le journaliste Jean Marie Kenfack et Inès Laure Kamto, une personnalité camerounaise à la fois atypique et controversée. Rencontrés comme par hasard lors d’un voyage de la France pour la Belgique, ils vont palabrer sur l’environnement socio-politique du Cameroun, leur pays d’origine. Chemin faisant, ils vont évoquer des injustices subies par la dame lors de ses années de politique ainsi que de nombreuses entraves aux droits de l’homme, posant ainsi les jalons de cet ouvrage de dénonciation qu’il conviendrait d’appréhender comme étant ses mémoires.

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La fin d’un rêve est un cri à l’injustice centré sur madame Kamto. Au Cameroun en général et dans la région de l’Ouest en particulier, elle est assez connue du fait de ses deux mariages, d’abord avec le multimilliardaire Victor Fotso et ensuite avec une autorité traditionnelle et paradoxalement politique originaire des Hauts-plateaux. Une bonne partie de son aura a également été construite lors des dernières élections. Ayant activement milité pour le candidat Paul Biya à Baham pendant la présidentielle de 2018, elle subira dès les lendemains de la belle épopée du RDPC (parti au pouvoir), les affres d’une guerre de positionnement à la suite de son envie de présider aux destinées de la commune de sa localité lors des municipales et législatives de février 2020. Au cœur de ce conflit régional, de très hauts dignitaires de la République s’y mêleront, usant d’armes non conventionnelles pour la tenir loin de ses aspirations. Entre chantage, procès minutieusement ficelés, emprisonnement, torture en milieu carcéral et multiples abus y compris sexuels, madame Kamto sortira comme par miracle d’un trou à rats dans lequel périssent de nombreux Camerounais, y compris des journalistes.

Extrait

Après quatre journées passées à attendre, sans véritable dénouement, que mon véhicule soit de nouveau opérationnel, je me résolus le 31 novembre au réveil à reprendre la direction de Yaoundé par le biais des transports en commun. Je convoquai mon staff à mon hôtel dans le but de mieux organiser le voyage. À cette époque, les bus mis à disposition par les sociétés de transports des personnes et des biens ne garantissaient pas le confort idéal sur le trajet à réaliser. Mon équipe ne voulait pas que j’embarque à bord de ces équipements qu’elle assimilait à des tas de ferraille assemblée sans la moindre fiabilité. Je me souviens encore de cette phrase que Billy m’avait dite, au retour d’une mini- inspections qu’il avait effectuée au sein de quelques agences : « Reine-mère, tu ne peux pas supporter plus de quatre heures de route sur de pareils sièges. Ils sont assez étroits et leur état laisse à désirer. Je te conseille de prendre un vol si possible ».
Sur le coup, j’avais proposé qu’on loue un véhicule approprié qui nous ramènerait tous à la capitale.
Seulement, j’étais seule à défendre cette opinion au milieu de personnes qui semblaient énormément se soucier de moi. Ils gardaient au fond d’eux le souvenir du voyage du 27 novembre et craignaient que je fasse l’objet d’une cabale. Dans certaines rues de l’ouest, les rumeurs couraient que cet incident n’était pas le fait du hasard.
« Et vous, comment comptez-vous rentrer ? » Lançai-je.
La réponse fut comme coordonnée.
« Ne t’inquiète pas pour nous, car nous avons l’habitude de ces routes et savons mieux que toi comment nous organiser. Le chemin sera tortueux, mais nous nous reverrons très vite à Yaoundé ».
À la suite de cette planification, j’étais entrée en contact avec Camairco pour effectuer une réservation. Le 1er décembre au matin, ils avaient tous trouvé une solution pour le retour dans une agence pourtant emplie à un excès de critiques. Quant à moi, j’étais restée seule à Bafoussam dans l’attente que la version électronique de mon billet d’avion me parvienne. Quelques heures plus tard, après que ce détail fut réglé, un ami de longue date résidant dans la ville vint me chercher et me conduit à l’aéroport de Bafoussam, situé dans la localité de Bamougoum.
Une fois sur place, l’attente fut longue. L’avion qui devait nous amener accusait un retard causé par une escale que le pilote avait faite à Bamenda. Après que j’eus terminé de m’enregistrer, je m’installai en salle d’attente et patientai. Tout à coup, un commissaire vint me voir.
— Bonjour madame ! Est-ce vous le docteur Inès Laure Kamto ? Demanda-t-il dans une politesse qui me paraissait démesurée.
— Oui, c’est bien moi.
Après ma réponse, il sembla perturbé et couru passer un coup de fil sans rajouter un seul mot. Dans ma posture de femme politique, j’avais banalisé l’attitude, bien que je remarquasse que l’endroit où je me trouvais devenait progressivement isolé. Je me disais simplement qu’il est normal que des personnes s’intéressent à moi et à mes mouvements.
Quelque temps après, un Célèbre dirigeant de média camerounais et figure de la presse franco- africaine des années 1980 arriva et paya à l’aéroport, son billet d’avion. Il fit par la suite, comme son rang social l’imposait, son entrée dans la salle réservée aux personnalités de marque dans laquelle je me trouvais. Il se rapprocha et je me levai pour le saluer. Il prit place en face de moi et nous eûmes un bref échange… Comment oublier la teneur ?
Il m’avait dit dans un ton cynique, avoisinant le dictat de faire table rase sur mes aspirations politiques.
Et comme pour se soucier à minima, il me laissa entendre que rien de mal ne m’arriverait si je suivais son conseil.

  • Les étapes de création

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