La lumière « juste » de Septembre

par Evelyne Durin

Je m’appelle Evelyne Durin. Je suis née en Lorraine en 1951, d’un père français et d’une mère polonaise, déportés tous deux en Allemagne, à l’âge de 19 ans, en 1941, et mariés après la guerre, en août 1945.

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre et vous recevrez le livre en avant-première !

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Projet terminé
Extrait 1-11 (1)

mes parents

J’ai écrit ce livre pour exorciser toutes mes souffrances, la plus dévastatrice étant d’avoir porté toute ma vie celle de ma mère, une femme exceptionnelle dont le destin a été bouleversé et brisé, et dont la mort, à l’âge de 38 ans a laissé en moi une plaie béante. Orpheline à l’âge de 9 ans, j’ai voulu montrer comment j’ai pu sortir de ce vide abyssal, et comment, à deux reprises, j’ai dû reconstruire ma vie, le destin s’étant acharné sur moi.

En écrivant cette autobiographie, mon but a été de montrer à mon entourage, ma famille et mes enfants que l’on peut renaître de ses cendres.
Aujourd’hui, j’ai voulu élargir cette famille avec de nouveaux lecteurs, pour que ceux qui en ont besoin, trouvent de l’aide pour sortir de leur désarroi.

Mère et son enfant

Extrait

« Je partis sans me retourner. Je ne savais pas que je ne le reverrais jamais et que ma vie allait complètement chavirer, se briser.
Il est parti…
Après, ce fut le silence… et le vide.
À perpétuité.
Cet enfant, qui m’avait aidée à surmonter toutes les épreuves de la vie, je n’ai pas réussi à le sauver !
Mon fils, mon Amour, ma raison d’exister, ma bataille, ta disparition m’a plongée dans le Néant.
Il a pris le TGV pour se rendre au Croisic. Pourquoi là ? Pourquoi cet endroit ?
Le soir, il ne m’a pas téléphoné comme il le faisait d’habitude pour me dire où il était quand il ne rentrait pas à la maison.
Il n’a pas pu le faire.
Il était seul sur la plage dans la baie de Saint Goustan. Il faisait chaud, trop chaud. L’océan était glacé. Il est entré dans l’eau. Son cœur s’est arrêté de battre en quelques secondes. L’hydrocution le foudroya.
Nous ne l’avons appris que le lendemain en fin d’après-midi.
Son corps avait été retrouvé, échoué dans les rochers.
C’est là que je veux que mes cendres soient dispersées. C’est le seul endroit où je pourrai symboliquement le rejoindre.
Le cri sorti de ma poitrine déchirée, ce cri a été interrompu par un geste de panique dû à l’effroi de mon mari. Je l’ai pardonné ; il était tellement effrayé et bouleversé.
Mais je dis :
« Laissez pleurer les mères qui ont perdu leur enfant, laissez-les crier. La douleur leur arrache l’intérieur d’elles-mêmes. Leur cri est la seule façon d’exorciser leur douleur ».
Ce cri interrompu, je ne cesserai jamais de le propulser à l’infini, à travers le chant, les larmes et la colère.
Il ne fallait pas m’empêcher de crier.
J’étouffe. »


Contreparties
  • Les étapes de création

    Mon objectif est d'atteindre 990 € de préventes afin de rendre possible la réalisation des maquettes, la correction, l'impression et la promotion. C'est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, lecteurs et amoureux des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité grâce à une équipe de professionnels. Votre appui me sera précieux et vous recevrez vos contreparties dès la fin de la campagne.