La Maison

Né en 1981 à Nantes, Kama Datsiottié, poète et slameur, réside entre Angers et Nantes, à Saint-Florent-le-Vieil, une charmante cité de caractère bordée par la Loire. Inspiré par son atmosphère paisible, il écrit avec une plume sauvage et vagabonde, libre de toute contrainte, mais teintée de révolte contre les injustices du monde. Sous le nom de scène Gros Coeur Salade, il se produit depuis deux ans sur différentes scènes ouvertes de la région. Son parcours d’écrivain a été marqué par la publication de deux recueils de poésie en 2020 et 2023, ainsi que plusieurs autres en autoédition, témoignant de sa passion et de sa persévérance à tracer son propre chemin littéraire.

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La Maison est un roman d’autofiction à la lisière de différents genres comme le fantastique, l’horreur, le roman noir, le roman suspense, le roman psychologique, la science-fiction, le roman engagé et militant ou bien encore le roman écologique. Il parle des dangers de la Littérature et de l’addiction maladive et morbide d’un homme pour les livres, en les cumulant de façon déraisonnable chez lui. Mais c’est plus fort que lui, il ne peut faire autrement, comme dit sa fille, il est atteint de « Livrozoïde » aiguë, c’est elle-même qui l’a diagnostiqué ainsi en rigolant un soir à table. Sauf qu’ils vont vite déchanter, car sa maladie va devenir véritablement envahissante et prendre le-dessus sur tout le reste. En premier lieu sur la Raison du héros malheureux de la Maison : Xavier du Pont du Gard. Sa femme le quitte, ses enfants lui tournent le dos, ses amis et sa famille aussi. Il perd la santé et sa mobilité alors que pourtant il n’a que trente-cinq ans. Tel le syndrome de Diogène il s’isole du monde et vit en reclus parmi ses livres à l’intérieur de sa Maison qui prend au fil des pages des faux airs de musée voire même de mausolée. Jusqu’au dénouement final…

Une atmosphère à la fois fantastique et prenante, où le jour se transforme en nuit, l’été en hiver, et l’amour en désamour, tout ça du fait de la folie d’un seul homme, qui n’a même pas conscience du mal qu’il fait autour de lui. Son addiction joue sur son moral et son physique, tout se dégrade très vite, la situation initiale pour le moins idyllique et féerique, sur la Maison également qui se délabre proportionnellement. Puisque tout va de mal en pis. Mais, de la Maison ou du héros, qui est le véritable responsable, l’être envoûté et l’être envoûteur ? La Maison elle-même ? Xavier du Pont du Gard ? Peut-être, qui sait… En tout cas, on suffoque avec lui, l’espace s’amenuisant lui aussi au fil des pages, du fait de l’accumulation monstrueuse de livres papier, de façon gargantuesque et irraisonnée… Un roman à lire d’une traite et à bout de souffle !

Extrait de  La Maison  par Kama Datsiottié

« Je suis né à une époque hautement addictive, je n’y peux rien, c’est plus fort que moi, comme une pulsion que je ne peux contrôler. Et cette pulsion à coup sûr causera ma fin ou tout du moins ma perte. Car je suis bel et bien perdu ! Addict je suis, c’est un fait, j’en ai pleine conscience, mais hélas pour moi nulle cure de désintoxication pour le Mal qui me ronge de l’intérieur. La littérature aura le dernier mot, comprenez les livres, aussi bien beaux que laids, je veux dire tous les livres du moment qu’ils soient objets ; je ne peux m’empêcher de les collecter, de les accumuler chez moi. Tout cela à force prend de l’ampleur, trop d’ampleur, tellement d’ampleur même, que cela finit par réduire mon espace vital à une vulgaire peau de chagrin. Mon destin semblant lui aussi prendre le même chemin que ce pauvre Raphaël de Valentin…
Ma maladie hélas n’est pas commune, c’est comme on dit une maladie orpheline, pourtant elle existe bel et bien, puisqu’à preuve du contraire j’en suis la preuve vivante ! Mais pour combien de temps encore ? Jusqu’où la littérature, la philologie, l’amour des livres et la bibliomanie peuvent aller, nous nuire, nous tuer ?
Ce Mal qui me dévore est intérieur et débordant comme un feu sacré qui ne s’éteint jamais. Qui s’amplifie jour après jour au fil des pages tournées, des livres trouvés, dans les librairies, dans les ressourceries ou bien même dans la rue, à même les boîtes à livres, et ramenés à la Maison par sacs entiers ; l’esprit animé par un désir incontrôlable, pour ne pas dire sauvage. Des livres que bien souvent les gens ne veulent plus et qui auraient sans doute mieux mérité d’être jetés au rebut. Des livres aussi que le plus souvent je n’ai jamais lus, et ne lirai sans doute jamais. Mais ce Mal qui me ronge est plus fort que moi tant il est profond. J’ai pour mission ultime de tous les sauver, de la pluie, des intempéries, de la malveillance, du dédain, de l’oubli et du mépris des hommes. Comme Noé avec son arche a sauvé toutes les espèces de la Création, en les prenant par sexe opposé, puis plus tard en les accouplant, ou bien encore comme Brigitte Bardot en son temps sauvait des animaux en se prenant sans doute elle aussi pour Noé. Mais il ne s’agit nullement ici d’êtres vivants ni encore moins d’êtres animés, il s’agit ici plutôt de désir inassouvi et inextinguible, de soif de connaissance, de reconnaissance ou bien même de folie ! Ce grand Mal qui a planté depuis longtemps ses racines sombres en moi et qui semble désormais plus ne vouloir me lâcher, et m’emporter dans la tombe et par là-même faire disparaître avec moi, tous mes secrets. Et il prend de l’ampleur, de l’ampleur encore et toujours, au détriment même de ma santé mentale, et de tout le reste. De ma santé morale ou bien même physique ; de mon couple, de ma famille ou bien même de mes amis. Il me coupe de tout, ce Mal du siècle bien plus profond que la dépression, l’alcoolisme ou la drogue, le sexe ou bien encore les paris et les jeux en lignes. Mon Dieu ! Il aura ma peau, et moi qui en ai pleinement conscience, je ne peux rien y faire… Sinon prier… Voilà mon histoire ou plutôt ce qu’elle aurait pu être. »

Précédentes publications – Recueils de poésies :

  • Illador
  • Mon Ange

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