Le p’tit roumi

Enseignant durant toute ma carrière professionnelle, instituteur puis conseiller pédagogique, Maire adjoint puis Administrateur au sein de la MAIF (Mutuelle Assurance des Instituteurs de France) et au sein de la CASDEN Banque Populaire, je suis né le 26 janvier 1954 à PARIS dans le 13ème arrondissement d’un père venu de Kabylie au sortir de la seconde guerre mondiale et d’une mère française. Ce métissage, je le vis de manière quotidienne durant toute mon enfance, à Créteil, plongé dans deux mondes parallèles : d’une part, un café maghrébin et d’autre part l’école laïque et républicaine ; deux univers qui s’avèreront complémentaires pour se tenir debout et fier…
Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre que vous recevrez en avant-première !

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Description

Comment ne pas s’interroger sur la vie, cette vie carnassière qui se joue de vous ? Pas de manière philosophique mais tout simplement, au jour le jour, cris après cris, épreuves après épreuves, frayeurs après frayeurs… Et nous voilà de suivre un « p’tit roumi » jeté dans l’existence malgré lui…
Ce livre relate l’histoire d’une enfance et d’une jeunesse marquée par la peur et la marginalisation d’un garçon né en 1954 d’un père immigré arrivé de Kabylie quelques années plus tôt et d’une mère française très vite partie ? Non seulement il retrace la vie de son auteur, d’une fratrie et d’une famille, mais également celle d’un peuple fier et solidaire. Les situations vécues et les portraits des personnages sont d’une réelle authenticité et d’un grand réalisme, sans flatterie ni concession. Au-delà de l’histoire personnelle émouvante transparait une représentation sociologique de cette population, son mode de vie, ses souffrances et ses relations avec les institutions de ce pays des Droits de l’Homme, pas toujours à la hauteur. Histoire qui n’est pas sans faire écho à ce que nous vivons actuellement.
Le « p’tit roumi » nous prend par le bout du cœur pour nous emmener avec lui dans le monde de la violence banale du quotidien vécue par un enfant différent par ses origines, son milieu, sa fragilité, sa sensibilité, sa quête affective, son désespoir. Mais également une vie pleine de belles rencontres, d’émotions, de lumières fugaces et de moments de grande humanité. Un entremêlement de petites joies et de grandes peines, de clartés et d’obscurités, de soumission, de sourde révolte, de victoires et de conquêtes, d’envie de disparaître et d’obstination à vouloir vivre. Un exemple de résilience écrit dans un style entre prose et poésie, aux sonorités ondulantes des mots, des jeux de mots et des formules imagées. Un livre qui se lit comme un film.


« J’avais souvent l’impression que mon père avait la volonté de me faire souffrir. Pourquoi ? Peut-être pour m’endurcir ? Ici s’exprimait la volonté de détruire. Pourquoi ? Je ne sais quoi dire… Tout comprendre est bien plus rare que tout pardonner. Comment donner du sens à ce qui s’est passé, à ce « fracas impensable », à cette catastrophe presque palpable qui ne fait que m’amoindrir, me flétrir, me meurtrir ? Ça a l’air dur formulé comme ça, mais ce n’était pas si terrible ; c’était pire !
Avant même mon premier bégaiement, privé, sevré de sérotonine, l’hormone du bonheur, il était inscrit sur mon acte de naissance en lettre d’imprimerie que je n’étais pas né pour me battre mais pour me débattre, pourrais-je m’affermir et ne pas subir ?
Du plus loin de mes souvenirs – on ne peut que dépérir –, s’est burinée cette enfance, période allant de la fatalité au châtiment, qui fut loin d’être une délicieuse farandole mais une danse du scalp du trépassé, du trépané, qui ne vous tanne pas le cuir mais vous le perfore, vous le déchire. Émasculé du cerveau, tout part à vau-l’eau ; je suis réduit en charpie, foulé au pied, piétiné, l’horreur se distille pour mieux vous enlaidir, vous agonir, vous déglutir…
Pas de doute, la perversion, pire la perversité obscurcit son âme, son esprit ; coule-t-il dans ses veines, l’élixir du plaisir, du plaisir d’anéantir ou d’avilir ? À tout le moins, une potion maléfique bue jusqu’à la lie visiblement le fait défaillir, avec lui-même désuni, un vrai délire…
Je vois la sueur perler, ruisseler entre ses rides creusées et par-delà ses cernes bleuis, je devine une lutte intérieure, je la connais, elle me fait si peur à moi aussi quand elle me saisit ; je sais que l’hydre est là, tapie. Que va-t-il advenir ? Va-t-elle m’assujettir, m’engloutir ? »

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