Le quatuor de Lucerne

Christian Caleca, né en 1958, a vécu en Tunisie, au Canada, aux Etats-Unis et dans différentes régions de France. Depuis 2012, il vit à Aix en Provence.
Diplômé de l’ESSEC, il a dirigé des entreprises industrielles internationales de 100 à 2500 salariés. Passionné de littérature et d’histoire, il participe à des actions pour soutenir la diffusion de la musique auprès du plus grand nombre.

En 2013, il a publié un premier récit « Un récital intérieur » (Editions Persée) qui décrit l’implacable système judiciaire américain qui peut broyer un citoyen européen peu averti. La musique va s’inviter comme une évidence et offrir au narrateur la force de la résilience.
Au cours de la longue parenthèse du confinement suite à la pandémie mondiale du Covid 19, il a été très sensible à la cruelle impossibilité pour des dizaines de milliers de musiciens de pouvoir se produire en public.
C’est ainsi qu’il a été inspiré pour écrire un second livre mettant à l’honneur de nombreux interprètes. Avec ce roman achevé en juillet 2021, intitulé « Le quatuor de Lucerne » Christian Caleca mêle fiction et histoire à un moment charnière du XXème siècle, en 1938 lorsque tous les dangers convergent vers la guerre. Le parcours singulier des quatre immenses compositeurs russes : Rachmaninov, Prokofiev, Stravinski et Chostakovitch est éclairé d’une lumière tout à fait originale, au cœur d’intenses manœuvres culturelles, politiques et diplomatiques.

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre et vous recevrez le livre en avant-première !

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L’auteur propose délibérément au lecteur l’hybridation d’une fiction romanesque avec l’enchainement d’évènements historiques cruciaux et dans laquelle la musique pose la question du sens et de la vie. C’est l’intime interpénétration de la musique et de l’histoire qui nous est racontée.
Ainsi, l’histoire fait la musique et la musique fait l’histoire.
Avec d’autres personnages, est mis en scène un journaliste français, Etienne d’Andigné, qui va être le témoin attentif et le narrateur des évènements politiques et diplomatiques qui bouleversent le monde.

Extrait

Ici dans le jardin en bordure du lac des Quatre Cantons, Serguei Vassilievitch a retrouvé la paix, la sécurité, l’immense plaisir de jardiner, de cultiver avec patience des fleurs et plus spécialement des roses. Retrouver la nature, sentir les parfums de la terre mouillée du matin, admirer les reflets d’or de l’eau et entendre résonner les cloches dialoguant de village en village a été un grand bienfait pour soigner l’angoisse et guérir du bruit ravageur. Se poser, méditer, partager des moments intimes avec sa famille permet à Serguei Vassilievitch de retrouver enfin un peu de son chemin intérieur.

Ici le temps prend son temps, les jours ne filent pas comme les heures. C’est une sorte de densité, de profondeur rassurante. Les hommes et la nature sont en communion depuis si longtemps qu’on ne sait plus qui influence l’autre. Le jardinage est un art qui se conjugue comme la musique, les tonalités sont diverses, les couleurs s’expriment de mille façons. Le jardin peut être tout aussi bien un prélude à la méditation qu’une symphonie végétale tout en passant par des suites à thème, des variations complexes, des études tableaux ou bien encore un concerto comme un dialogue entre l’homme et la nature. Les émotions trouvent dans le jardin comme dans la musique un miroir merveilleux qui prolonge son moi intime. L‘artiste russe au crépuscule de sa vie a trouvé enfin dans ce lieu sublime et apaisant une raison d’espérer, la possibilité tout simplement d’exprimer son amour pour ses proches, sa femme Natalia, ses deux filles Irina et Tatiana, et ses deux petits enfants Sophie et Alexandre. Il a nommé la maison Senar comme la contraction de Se rguei Na talia R achmaninov et pour manifester ainsi son grand attachement à ce port d’attache.

C’est un grand bonheur lorsque ses nombreux engagements lui laissent un peu de répit de se retrouver en famille et de partager tous ces moments de la vie simples et chaleureux, un peu comme il y a si longtemps à Ivanovka en Russie. Là-bas, avant la révolution et le douloureux exil les repas familiaux structuraient une vie simple, une vie bien occupée à organiser les travaux de la ferme tout en préservant les grands moments de composition ou de révision des partitions. Sans artifices, on travaillait, on lisait et méditait, on chantait et on aimait, on se disputait et on se réconciliait, on vivait dans un monde plus léger.

Quel plaisir de conduire soi-même une automobile, de rouler ainsi avec toute la liberté possible et enfin rejoindre un petit lac pour une partie de pêche improvisée. Chaque chose était à sa place, chacun avait son rôle. Année après année, les paysans donnaient de la vie et du sens à ces terres généreuses et assuraient la transmission des traditions fidèles à l’inexorable succession naturelle des saisons. La pauvreté était plus digne et la richesse moins arrogante. Certes le bouillonnement et la diffusion des idées, les progrès de la science, les nouvelles représentations de l’art témoignaient des fortes aspirations d’une jeunesse en quête de nouveauté et souvent exaltée, tous ces signes annonçaient l’avènement de grands changements. Les évènements majeurs de 1905 ont été un signal déterminant et un véritable avertissement qui auraient pu favoriser une réelle évolution, plus pacifique et certainement souhaitable pour la société russe. Serguei Vassilievitch aspirait à des changements dans la conduite du pouvoir, à plus d’émancipation de la population et à plus de fluidité sociale. Il espérait un chemin original qui allie la modernité des sociétés occidentales et la permanence de ce qui fait l’âme profonde russe, la préservation de la terre sacrée et de la foi orthodoxe. Une transition démocratique et sociale aurait pu se mettre en place si la guerre européenne suicidaire n’avait pas tout détruit et favorisé l’avènement d’une révolution confisquée par les bolchéviques. Serguei Vassilievitch restait profondément meurtri par les conséquences de la révolution, pour ce qu’était devenue la Russie, par le rejet de la foi orthodoxe, par l’exil et le bannissement de lui-même, de sa famille, de ses proches et de beaucoup de ses compatriotes éparpillés à jamais à travers le monde.

  • Les étapes de création

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