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Le tambour à l’œillet rouge

Après une jeunesse passée à Morlaix, j’ai exercé pendant une quinzaine d’années le métier de courtier en éditions. J’entre ensuite dans l’industrie pharmaceutique : délégué médical puis responsable régional. Puis retraité, je renoue avec mon amour des livres en devenant bouquiniste. Aujourd’hui, je me consacre au plaisir de l’écriture et aux recherches historiques. Je me suis penché sur cette période particulière de l’histoire de l’Empire à cause de ces propos de Napoléon à Las Cases : « Cette malheureuse guerre d’Espagne a été une véritable plaie, la cause première des malheurs de la France… J’embarquai fort mal toute cette affaire, je le confesse ; l’immoralité dut se montrer par trop patente, l’injustice par trop cynique, et le tout demeure fort vilain, puisque j’ai succombé ».

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir partenaires de cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre que vous recevrez en avant-première !

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Description

Le Tambour à l'oeillet rouge - Extrait

Le tambour à l’œillet rouge
Un jeune tambour et une cantinière des Armées napoléoniennes dans les affres de la Guerre d’Espagne en 1808

En ce mois de janvier 1808, deux armées impériales envahissaient l’Espagne : celle du Général Dupont de l’Étang, composée de jeunes conscrits sans expérience et celle du Maréchal Moncey, constituée de régiments provisoires bâtis à la hâte avec les résidus des compagnies restées dans les dépôts. Le prétexte à cette intrusion était de constituer une base arrière pour l’armée du Général Junot qui allait occuper le Portugal, récalcitrant au blocus continental ordonné par Napoléon. Tolérées au départ, les armées impériales s’attirèrent au fur et à mesure de leur avancée dans la péninsule l’hostilité de la population. De nombreux éléments féminins suivaient les armées de Napoléon en campagne : vivandières, blanchisseuses, prostituées, femmes ou maîtresses d’officiers. Violette, une cantinière nouvellement promue et Octave, son fils, qui ambitionne d’être tambour sont entraînés dans ce flot d’hommes en armes, comme de simples graviers dans le torrent. Leur itinéraire les conduira de Bayonne à Madrid où ils seront pris dans la fournaise des émeutes du 2 mai… Voyage initiatique. Violette devra gérer ses contradictions : robustesse physique acquise par l’âpreté de la vie quotidienne et fragilité de sa condition féminine dans un univers imprégné de testostérone. Octave, le jeune tambour, suivra un chemin semé d’embûches qui le mènera sans transition de l’enfance au monde adulte dont il découvrira d’un coup la cruauté et le caractère impitoyable.

Extrait : « Octave eut un pincement au cœur en voyant virevolter la canne du tambour-major. Il venait de voir Théophile (“son” Théophile). Il battait avec fougue la peau de son tambour. Il était grave, concentré, appliqué, comme toujours lorsqu’il jouait de son instrument… Octave espérait qu’il tournerait la tête vers lui, mais il savait que son ami était ailleurs : il ne faisait qu’un avec la musique, avec le grondement d’orage des baguettes sur les caisses. Il avait les oreilles grandes ouvertes, pleines du bruit de ses “flas” et de ses “flagadas…” Il n’était pas là : entièrement dans son poignet occupé à délier ses coups, à marquer les roulements ordonnés par la canne de Gaston Rebuffard qui se pavanait en tête de cortège… Il n’était pas là : le sang qui refluait dans ses veines suivait le rythme des “raws – raws… badabam…” Il n’était pas là : les rafales des baguettes sur la peau tendue lui imprimaient des tressaillements de plaisir. Octave savait ce que son ami éprouvait : il sentait les mêmes frissons quand l’ensemble des tambours de la compagnie reprenait d’un seul mouvement une salve percutante. Il éprouvait le même plaisir quand ils faisaient crever le tonnerre sous leurs coups assénés avec rage ou quand, radoucis, ils effleuraient à peine la surface de l’instrument, la caressait, la cajolait puis recommençaient leurs frappes avec force et vigueur. Les coups entraient alors dans la moelle, dans le cœur, dans la tête. Joie. Secousses de plaisir ! Octave aurait tant aimé être avec eux, mais il ne pouvait que les accompagner par la pensée. Il connaissait tellement chaque morceau pour les avoir répétés de multiples fois sur la petite caisse imaginée par Dolores qu’il prévoyait chaque intonation, anticipait avec précision chaque ralentissement, chaque accélération. Dans sa poche son poing s’agitait en cadence… Sa main serra la médaille de la vierge de Covadonga :
— Aide-moi mère de Dieu… Aide-moi à les rejoindre. Ma place est là. Près d’eux… Près de Théophile…
Être sur la touche lui faisait d’autant plus mal qu’il venait enfin d’avoir seize ans. Mais… Mais… Gaston Rebuffard s’opposerait toujours à son intégration !
Chaque compagnie se présentait devant la tribune. Le capitaine levait son épée à la verticale au milieu du front et saluait les officiels. Les hommes marchaient, épaules contre épaules en paquets serrés, les serre-files en queue de compagnie, les lieutenants sur les côtés… Bugeaud en passant près d’Octave lui fit un clin d’œil… Tout de même quelqu’un se rappelait qu’il existait !
Bridoux se tourna vers lui :
— Tu m’as l’air dans la lune Octave. À quoi tu penses ?
— À rien !
Il se sentait près des larmes et n’avait pas envie de parler. »

  • Les étapes de création

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    Votre appui me sera précieux et vous recevrez vos contreparties dès la fin de la campagne.


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