Mon fils, tueur en série

J’écris depuis que je suis en âge de tenir un stylo. La seule et unique chose qui me fait vibrer. Car toutes les phrases sont sacrées et sans pudeur. Elles appellent le destin de ceux qui les tracent. C’est à travers l’imagination que je parviens à résister à l’inévitable. Cela me permet de me réinventer, de transcender les limites de la réalité.
Alors je vous laisse plonger dans mon livre, afin que vous voyagiez dans mon univers. Car je ne vis pas dans le monde ordinaire. J’ai ma folie et habite une autre dimension.

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre et vous recevrez le livre en avant-première !

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Projet réussi ! Un grand merci à tous les contributeurs !

Description

Extrait 1-15

 

Et si vous vous retrouviez devant un tueur en série, que lui diriez-vous ? Que lui demanderiez-vous ? Le considéreriez-vous comme un monstre, un déviant, un psychopathe ou juste un homme différent ?

Ce sont les questions que pose l’auteur, le profiler, le psy, l’avocat, mais surtout la mère de Ludovic Vigne, le fameux « Décapiteur de têtes », chacun dans le prisme de leur propre sensibilité. Ils vont tous se glisser dans son esprit. Se mettre dans sa peau. S’immiscer dans ses fantasmes. Comprendre et éprouver ? Saisir enfin cette part d’ombre pour le faire émerger de ses propres ténèbres. Tous vont se battre contre l’horreur pour essayer de l’apprivoiser.

Car ce tueur en série est un grand bavard. Avide d’attention et de reconnaissance. Ludovic Vigne va ainsi entrer dans l’Histoire grâce à ce livre qui lui est dédié. L’auteur vous offre aujourd’hui la voix inédite d’un de ces génies du Mal qui n’a de cesse de répéter : « Je ne suis pas un monstre. Je suis juste différent, vous comprenez ? »

Et vous, qu’en penseriez-vous ?

Extrait

« — J’ai discuté avec Maître Descart à propos de ton dossier. Es-tu vraiment sûr de vouloir plaider coupable et de demander la perpétuité ? Mais te rends-tu compte ? Cela veut dire que je ne te reverrai jamais à la maison !
— Je ne changerai pas ma plaidoirie, Mère. Même si elle te paraît terrible. Ces treize victimes sont de mon fait et je ne suis pas fou, tu le sais très bien. Alors, je vais me présenter devant le juge en adulte responsable pour une fois. Ton rôle de protectrice est terminé. Je dois assumer mes actes.

Je ne supporte pas ces mots. J’ai l’impression d’être humiliée et rejetée. Que fait-il de ma peine et de mon sentiment d’abandon ? Je lui hurle tout mon désespoir à la figure :
— Alors, si tu agis ainsi, c’est que tu ne m’aimes pas et que tu ne te soucies pas de moi !
— Bien au contraire, Mère. Aujourd’hui, c’est moi qui te protège en restant ici. Et c’est le plus bel acte d’amour qui soit ! Il faut que l’on me garde en prison, tu comprends ? Cela me rend complètement inoffensif et tu n’auras ainsi plus à t’inquiéter pour moi, Mère. L’incarcération me sauve de moi-même et du monstre tapi dans mes entrailles…

Je ne peux le laisser dire ça ni penser de la sorte. Mon cœur de mère ne le supporte pas. Alors tout déborde, tout se déverse dans un long monologue qui m’échappe complètement :

— C’est faux, mon garçon. La prison te sauve de l’autre que tu vois en toi. Ce n’est pas toi qui tuais, c’était l’autre, celui qui donnait raison à ton père. Pas toi, mais le monstre que lui et toi avez inventé. Le vrai Ludovic n’est pas ce monstre, c’est mon petit garçon. Le vrai Ludovic, c’est un enfant qui aurait adoré avoir un vrai père aimant, le connaître vraiment et qui aurait aimé l’aimer. Le vrai Ludovic, c’est un adolescent qui mendiait l’attention de son père, qui voulait qu’il soit fier de lui. Le vrai Ludovic, c’est un homme tendre, sensible, celui que je connais, mais qui, pour se protéger, a créé un monstre. Tu as fait tout cela pour ne pas souffrir, mon garçon. Mais tu aurais mieux fait de souffrir vraiment. Alors, tu as renoncé à l’Humanité parce que tu n’y trouvais pas ta place, parce que tu imaginais que personne ne voulait de toi, à part moi, ta mère. Tu as manqué de patience et de confiance en toi. Ce n’est pas de ta faute, on ne t’a pas donné les bonnes clefs pour cela. Rappelle-toi qui tu es vraiment. Remonte avant ces moments-là, dans ton innocence, ta fragilité, ta pureté et tu y trouveras un Ludovic très différent, celui qui aurait décidé autrement, celui qui n’aurait pas tué ces treize personnes, celui qui ne moisirait pas en prison. Ce Ludovic-là, je veux que tu le ressuscites. Je souhaite lui parler, le revoir enfin. Rends-le-moi ce Ludovic-là, mon petit garçon. De ce Ludovic-là, je suis toujours la mère. Il peut enfin sortir de sa cachette, s’appuyer sur mon amour pour se reconstruire, demander pardon, affronter l’autre Ludovic, le tueur, le prédateur et lui ordonner de réintégrer les ténèbres à tout jamais. Tu m’entends, Ludovic ! Je serai toujours ta mère ! Fidèle et protectrice. Pas comme ton géniteur de père qui a ignoré l’enfant merveilleux à côté duquel il est passé. Le Ludovic-monstre appartient à ce père, pas à moi. Car il t’a fait rater la marche qui permet à un gamin de devenir un homme. Tu n’as pas trébuché, Ludovic. Il t’a poussé. Mais il ne résume pas le monde, ni qui tu es devenu. Réfléchis bien à tout ça, mon garçon. Mais sache une chose importante : moi, je suis là, à tes côtés, pour l’éternité… »

  • Les étapes de création

    Mon objectif est d'atteindre 990 € de préventes afin de rendre possible la réalisation des maquettes, la correction, l'impression et la promotion.
    C'est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, lecteurs et amoureux des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité grâce à une équipe de professionnels.
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