… Par un chemin caillouteux

Roland Lejart est un breton pure souche dont les origines se situent dans une petite commune bretonne en pleine ruralité. Rien ne le prédestinait à une carrière professionnelle qui le conduira à la direction générale de l’UAP, première Compagnie d’assurances française (30 000 personnes) ; il s’est toujours souvenu qu’enfant il « gardait les vaches ».

Il vous est proposé de participer à la naissance de ce livre en nous aidant à faire de sa parution prochaine avec les Éditions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus il sera promu et diffusé. En retour, vous y graverez votre empreinte et y serez mentionnés en page de remerciements (selon accord). Vous recevrez ainsi le livre en avant-première, frais de port inclus !

UAP : UNION DES ASSURANCES DE PARIS , société qui a rejoint AXA en 1996.

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Autodidacte, passionné par son travail et amoureux du sport, la vie de ce battant a été rude. Le sport s’est révélé être un précieux allié. Doté d’une grande énergie et doué d’une autorité naturelle, il a su faire face, avec courage, aux difficultés techniques, sociales et parfois relationnelles, il a su également faire confiance et révéler des talents. Sa droiture et sa perspicacité lui ont valu le respect et l’admiration de ses pairs.

De son statut d’employé jusqu’à ses rencontres avec des patrons de grandes entreprises, des responsables sociaux et des personnalités politiques, il a su ne jamais s’imaginer « au dessus du lot ». A la fois humain, professionnel, fidèle et courageux, « Lejart n’a qu’une parole, c’est un mec super, on peut compter sur lui » s’est écrié l’un de ses compagnons de route quand il a décidé de quitter l’UAP à la fin 1993. Ce cri du cœur est tout ce qui le caractérise.

Dans ce livre, Rolanf Lejart désigne et décrit ce qu’ont été les obstacles (ici « les cailloux ») qui ont compliqué et encombré sa vie, parfois durement. Il y relate également les satisfactions et les joies vécues lors de ses moments de liberté accordée.

Extrait de  … Par un chemin caillouteux  par Roland Lejart

Le sida et la transfusion sanguine

« De mémoire (vérifiée), c’est en début d’année 1980 que des informations circulaient dans le monde médical et social selon lesquelles une « pandémie » d’origine inconnue serait en cours de développement dans le milieu homosexuel principalement. Le Centre national de la transfusion sanguine et les autres centres de même objet, astreints à une assurance obligatoire en Responsabilité Civile, sont contactés par les compagnies d’assurance parmi lesquelles l’UAP est largement concernée, à hauteur de 80 % dit-on. Se greffent sur le sujet les propos tenus par le docteur Garreta qui ouvriront « l’affaire du sang contaminé » avec les prolongements judiciaires jusqu’en 1996.
Au cours de la dernière semaine de l’année 1980, un membre du cabinet du Premier ministre me téléphone ; il est furieux et semble m’en vouloir personnellement (!!) au motif qu’il cherche à joindre, en vain, au moins un directeur ou directeur général de société d’assurances à propos « de la transfusion sanguine » car, dit-il « si rien n’est fait dans les heures qui viennent, plus aucune transfusion ne sera possible ». Je lui réponds que « Je ne suis à l’UAP ni directeur général, ni directeur en charge des questions de santé. Je ne suis que directeur informatique… Toutefois, et ne serait-ce qu’en référence à la très grande importance du sujet, je vais m’informer le mieux possible et je vous rappellerai quand j’y verrai plus clair… »
Je téléphone aux quatre coins de l’UAP et ne trouve personne qui puisse me dire « Ah oui, je sais que… ». Les vacances sont les vacances, n’est-ce pas ! Pendant ce temps, mon interlocuteur initial me fixe un ultimatum ; à savoir (in extenso) : « Je vous donne jusqu’à 17 h pour régler le problème ». Un technicien (agent de maîtrise), que j’avais déjà interrogé me rappela pour me dire : « J’ai appris qu’en cours d’année, les assureurs avaient créé un groupe de travail sur le sujet et que ledit groupe avait à titre préventif pris la décision de résilier tous les contrats d’assurance « responsabilité civile » des centres de transfusions… à effet du 31 décembre de l’année en cours » … donc dans deux ou trois jours. Information majeure qui signifiait « plus aucune transfusion à compter du 1er janvier 1981 ».
J’ai alors pris le risque de rédiger et de faire porter en urgence une lettre au Premier ministre dans laquelle je m’exprimais au nom de tous les assureurs des centres de transfusion et, à ce titre (totalement usurpé !), je reculais de deux semaines la date de résiliation des contrats décidée par le « groupe de travail ». En procédant ainsi, je supposais que les dirigeants concernés seraient rentrés de congés avant le 15 janvier… ce qui a dû être le cas puisque personne n’a pensé devoir m’en parler ! Tout va bien, n’est-ce pas ? Toutefois, j’ai reçu une lettre de remerciements émanant du Premier ministre. À contrario, le président de la fédération française des sociétés d’assurances m’a téléphoné avec des propos désagréables du genre : « C’est inadmissible, vous n’aviez pas le pouvoir, etc., etc. ». Je passe sous silence ma réponse dépecée de toute formule de politesse.
J’ai bien évidemment été sollicité par les médias, interviewé au journal du 13 h de TF1, du 20 h sur Antenne 2 et j’ai indirectement perçu dans les couloirs de la Direction de l’UAP comme dans un certain ascenseur des réflexions du genre : « Lejart a encore fait sa publicité personnelle. » Bien sûr, vous avez raison chers amis et je pense que votre remarque est pertinente, vue de votre fauteuil et pendant vos vacances. »

  • Les étapes de création

    L'objectif de cette campagne est d'atteindre 990 € de préventes, qui participeront à la diffusion et à la promotion du livre lors de son édition officielle. Auteur(rice), lecteur(rice) et amoureux(se) des mots, votre collaboration est valorisée pour faire de ce projet tant attendu, une belle réussite, grâce à l'équipe professionnelle des Editions Maïa. En précommandant, vous gravez votre empreinte dans cette œuvre originale et y inscrivez votre nom*. Vous recevrez vos contreparties dès la fin de la campagne de prévente.

    *selon votre accord