Derrière les apparences
Historienne, correctrice et rédactrice indépendante, je conjugue l’analyse du passé avec l’actualité contemporaine. Admiratrice de la littérature anglaise, je suis attachée aux figures féminines de caractère et à l’exploration des ambiances d’un autre temps. Je me nourris de l’actualité, que j’éclaire à la lumière de l’histoire. Profondément attachée à la littérature, je tente, en écrivant, d’explorer un genre difficile : la nouvelle, que je considère comme la quintessence du récit. Mes écrits sont un clin d’œil aux œuvres de Gogol, Kafka ou Zweig, auxquelles j’insuffle une sensibilité contemporaine.
« Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus ! »
Ce recueil de nouvelles explore les thèmes de la frontière entre réalité et fiction, de la perception et de l’illusion. Chaque histoire met en lumière la fragilité de notre regard sur le monde, en confrontant le quotidien à l’inattendu et au surnaturel. L’originalité du recueil réside dans sa capacité à mêler le familier (le livreur, l’aspirant écrivain) au registre fantastique, à la manière des grands maîtres de la nouvelle. En empruntant les codes du genre horrifique et fantastique tout en les transposant dans un contexte contemporain, il crée une atmosphère de suspense et d’interrogation. Le dénouement, souvent inattendu, incite le lecteur à s’interroger sur sa propre perception du réel.
Extrait
« La pluie cinglait, ce soir-là, avec une fureur implacable les carreaux de l’appartement. La tournée Uber Eats s’annonçait dantesque. Théo soupira. Néanmoins, l’impécuniosité le tenaillait, le contraignant à pédaler, stoïque, sous les cieux déchaînés, pour payer son taudis et nourrir son rêve d’écrivain. Son téléphone vibra, arrachant un juron à ses lèvres. Nouvelle course. Une livraison au fin fond d’un quartier qu’il ignorait, juché sur une colline escarpée. Théo maugréa, puis accepta, fataliste.
Il s’emmitoufla dans sa doudoune, enfila ses gants à coques et son bonnet à pompon, relique de son enfance, cadeau de sa grand-mère. Puis il enfourcha son VTT et s’élança dans la nuit, laissant derrière lui les lumières de la ville, comme autant de promesses illusoires de chaleur et de réconfort. L’ascension fut longue et pénible. Théo arriva enfin devant une bâtisse massive, lugubre. On aurait dit un tombeau. La demeure était plongée dans une obscurité sépulcrale, aucune lumière ne transparaissait derrière les vitres opaques. Théo hésita, une appréhension irrationnelle lui nouant l’estomac. Puis il sonna. Un silence de mort lui répondit. Il s’apprêtait à retenter sa chance quand la porte s’ouvrit lentement, dans un grincement funèbre. Une silhouette émergea des ténèbres : une femme vêtue de noir, le visage dissimulé sous une capuche. »

