Texte inédit de Jacques Bongrand auteur de Reconnaître notre destinée

Mon livre concrétisait un état, mais non l’aboutissement, de ma recherche sur le sens de la vie. Comme je l’écrivais, cette quête n’est pas terminée. Mais comment la prolonger ?
Les lignes qui suivent présentent une voie que j’ai suivie depuis la publication de cet ouvrage parce qu’elle m’était conseillée pour contribuer à sa promotion. Cette démarche s’appuie en particulier sur trois idées exposées, que je rappelle ici :
- Une interrogation sur le sens des situations que nous vivons est certainement une étape utile pour nous guider.
- Toute pensée qui nous vient du fond de nous-mêmes comporte une part de vérité, un aspect d’enseignement.
- Je ne saurais dire si mon devoir est aujourd’hui d’intervenir sur les réseaux sociaux.
En les combinant, je me suis dit que les circonstances m’invitaient à tenter une expérience nouvelle : m’efforcer de partager de façon plus directe que par la rédaction d’un livre longuement composé et relu des réflexions quotidiennes pouvant répondre à un besoin de sens qui, j’ose le supposer, touche sous une forme ou une autre de nombreuses personnes vivant dans la société que je connais.
C’est dans cet esprit que j’ai entrepris de publier périodiquement sur Internet de brefs textes susceptible d’intéresser les lecteurs doués d’une fibre philosophique, sans aller jusqu’à me soumettre en détail à des règles élaborées par une intelligence artificielle, dont je ne suis pas spécialiste et qui sont sans doute la condition pour atteindre une diffusion très large.
Les premières communications étaient directement dérivées d’extraits de mon livre, les suivantes plus indépendantes et inspirées par différentes observations ou informations d’actualité. Ce cheminement n’est sans doute pas terminé.
Les textes rassemblés ci-dessous, rédigés de décembre 2025 à mars 2026, apportent une première vue d’ensemble de cette tentative. Comme l’ouvrage qu’ils poursuivent, ces messages visent à éveiller des résonances plutôt que de prétendre enseigner une sagesse.
Quelques pensées
Décembre 2025
COMMENT VIVRE UNE PÉRIODE DE FÊTES QUI S’OUVRE AU MILIEU D’UNE ACTUALITÉ SOMBRE ?
Sans doute en s’efforçant de répandre la joie en nous et autour de nous … Dans cet ordre, si nous pensons que l’on ne peut donner que ce que l’on a.
C’est aussi un moment approprié pour prendre un peu de recul afin de mieux construire ou adapter notre réponse personnelle à cette question qui clôt mon dernier livre : Que faire ici et maintenant pour améliorer ce monde ?
Cette réponse n’est peut-être pas la même suivant que nous considérons notre univers comme un rêve partagé par des êtres infinis dont nous faisons partie, ou comme la seule réalité. Dans le premier cas, il s’agirait d’abord de donner notre attention à chaque personne que nous rencontrons afin de percevoir ses besoins profonds pour y répondre ; dans le second, une réflexion plus globale sur l’ensemble de la société s’imposerait. A moins que, mystérieusement, ces deux approches ne se rejoignent…
Janvier 2026
QUELLE ATTITUDE FACE AU DÉLUGE D’ACTUALITÉ AUQUEL NOUS SOMMES EXPOSÉS QUOTIDIENNEMENT ?
Les premiers jours de cette nouvelle année sont déjà fertiles en événements susceptibles de toucher plus ou moins profondément, plus ou moins vite, de nombreux Français.
Beaucoup s’angoissent. Certains veulent oublier. D’autres écoutent inlassablement les commentaires sans fin ou répétés qui fleurissent sur les chaînes d’information continue. Que faut-il en penser ?
Il me semble qu’un trait de notre société et de notre époque est que les moyens de communication font vivre de plus en plus vivement par procuration à de nombreuses personnes des épreuves douloureuses connues par nos ancêtres ou dans des parties du monde aujourd’hui moins favorisées.
Sans doute est-il préférable de s’intéresser aux autres, mêmes inconnus, de s’imaginer à leur place plutôt que de les ignorer. Mais ensuite ?
Une première réaction serait de chercher à en tirer une forme de sagesse, sans attendre d’être directement exposés aux souffrances qui nous sont décrites, de nous réjouir d’un confort relatif que nous tendons à oublier et de développer notre gratitude. C’est certainement insuffisant. On pourrait même trouver choquant de vouloir grandir en profitant des malheurs d’autrui.
Comment aller plus loin ?
A suivre
Février 2026
COMMENT TRAITER LES ACTUALITÉS INNOMBRABLES AUXQUELLES NOUS SOMMES EXPOSÉS QUOTIDIENNEMENT ?
Les pistes ne manquent pas. Il revient bien sûr à chacun de choisir en fonction de sa situation personnelle, notamment de son métier pour ceux qui en exercent, et de ce qu’il veut être.
Un point de départ est sans doute de donner une place raisonnable à la consultation d’informations générales, sans y penser sans cesse ; de nous focaliser le plus souvent sur les actions que nous pouvons maîtriser tout en nous interrogeant de temps à autre sur la prise en compte des informations éloignées dans la conduite de nos missions propres. Cette focalisation pourrait être rapprochée de la méditation de pleine conscience, qui vise à se concentrer quelques instants sur toutes les composantes du moment présent en laissant passer doucement les autres idées qui nous assaillent en permanence. Pour la plupart d’entre nous, une séance quotidienne consacrée aux journaux, à la télévision ou aux nouvelles en ligne est probablement suffisante.
Ensuite, chacun est amené à décider des efforts et des sacrifices qu’il est prêt à consentir pour contribuer à répondre aux grands besoins qu’il perçoit. Je ne me crois pas habilité à juger des choix possibles, mais je me permets de penser que dans notre société toute personne peut trouver des actions à sa mesure. Citons, à des niveaux très différents : un choix de profession, un engagement dans un mouvement humanitaire ou le simple soutien financier auquel nous incitent les dispositions fiscales, la participation plus ou moins active à une manifestation publique pour une grande cause, une réflexion exigeante avant de voter, des achats adaptés en fonction de la nature et de l’origine des produits…
Février 2026
TROUVER LE JUSTE RYTHME POUR COMMUNIQUER
Lorsque nous nous exprimons, nous sommes tous conscients de l’intérêt d’éviter de le faire trop vite ou trop abondamment, mais aussi trop lentement ou trop rarement.
Rappelons le conseil bien connu de « tourner trois fois sa langue dans sa bouche » avant de parler. Inversement, il est certainement préférable de répondre à une question avant que celui qui la pose cesse de s’y intéresser pour passer à un autre sujet.
Un discours trop riche ou trop long risque de saturer ou de lasser les auditeurs et témoigne de peu de considération pour la valeur de leur temps. Mais donner un avis motivé sur un problème qui préoccupe une communauté plutôt que de se taire est une manière de rendre service à celle-ci.
Or aujourd’hui, il semble évident que l’environnement technologique nous incite à nous exprimer plus vite et davantage. Les discussions en ligne, qui ressemblent à des conversations, nous font oublier la prudence de l’adage « verba volent, scripta manent » (les paroles volent, les écrits restent), alors même que les progrès de l’intelligence artificielle sont susceptibles de donner une résonance planétaire et incontrôlée à chacun de nos messages. Le système LinkedIn nous appelle à multiplier les « posts » (j’avoue garder en tête cette recommandation) pour améliorer notre notoriété.
Il nous revient de résister à cette pression, par exemple en nous imposant un délai de réflexion avant d’émettre toute communication qui ne soit pas purement factuelle ou strictement anodine. Mais est-ce toujours possible ? Voilà un vrai défi de notre époque, qui mérite d’être considéré par chacun de nous.
Février 2026
QUEL BON USAGE DES RÉSEAUX SOCIAUX ?
Je résumerai l’état actuel de mes interrogations en exprimant trois soucis d’équilibre et une question ouverte :
- Un souci évident : y consacrer une durée en rapport avec l’utilité estimée, en évitant de céder à l’addiction. Dans cet esprit j’avoue être motivé à accroître mon activité (aujourd’hui très modérée) par l’intérêt de partager, dans le prolongement de mon dernier livre, des réflexions qui s’adressent naturellement à un large public.
- Deuxième équilibre à trouver : entre interventions et écoute, plus concrètement entre la rédaction de petits articles comme celui-ci et l’attention portée aux commentaires ou à d’autres communications. Eviter d’une part d’encombrer les réseaux sans considération pour le temps des autres, d’autre part de se comporter en consommateur passif.
- Troisième équilibre : il s’agit d’attirer les lecteurs sans lesquels nos communications seraient vaines, ce qui suppose une recherche d’originalité, tout en privilégiant l’expression d’opinions réfléchies qui nous semblent importantes pour tous, au risque de paraître évidentes ou banales.
- La question : quels critères pour proposer ou accepter des connexions avec des personnes que nous ne connaissons-pas et qui, peut-être, s’appuieront sur ces connexions pour se recommander auprès de personnes que nous connaissons ? J’hésite entre une large ouverture, appuyée sur l’idée que les réseaux sociaux visent d’abord à mettre en relation des interlocuteurs éloignés, et une plus grande prudence qui laisse le soin à des algorithmes de trier la diffusion de messages entre inconnus en fonction des contenus, des profils et de l’intérêt de l’entreprise animatrice du réseau.
Février 2026
COMMENT RÉAGIR À l’ACCUMULATION DE RÈGLES QUI CARACTÉRISE NOTRE SOCIÉTÉ ?
Par rapport à mes souvenirs d’il y a un demi-siècle, j’ai l’impression de vivre dans un environnement plus confortable, mais bien plus compliqué. Quelques exemples parmi beaucoup d’autres : les règles de circulation destinées à assurer la sécurité de véhicules variés ; les conditions administratives pour réaliser des travaux dans une maison ; les pages de conditions générales d’utilisation qu’il est exigé d’approuver pour bénéficier de services en ligne…
Au-delà de l’irritation inspirée par ces contraintes ou par le comportement de ceux qui les respectent moins assidûment que nous-même, comment réagir ?
Il me semble distinguer trois étapes : trouver un sens, s’adapter, chercher à améliorer.
Personnellement, je m’efforce de lire dans chaque situation un défi qui m’est adressé. Et je me réjouis si mon épreuve du jour consiste à adopter une attitude convenable face à des arcanes règlementaires, plutôt qu’à survivre physiquement dans une jungle hostile.
S’adapter serait d’abord cultiver notre sérénité puis, pour chacun, exercer son jugement à consacrer un temps et une attention appropriés à chaque règle pour la connaître et l’appliquer, visant un juste milieu entre ignorance ou rejet anarchique d’un côté, observance aveugle ou perfectionniste de l’autre. Peut-être aussi s’efforcer de simplifier son organisation personnelle. Une occasion pour chacun d’exprimer ce qu’il veut être !
Une vision raisonnablement positive est que des lois et règlements honnêtement établis protègent les faibles, contraignent les forts, affaiblissent la vitalité de la société. Il revient au législateur de trouver un bon compromis entre ces effets, et aussi de préserver des espaces de liberté indispensables à l’épanouissement personnel. Dans une démocratie, le premier rôle des citoyens est sans doute de provoquer un débat explicite, puis de voter en conscience lors de toutes les consultations qui leur sont proposées.
Mars 2026
VACANCES D’HIVER
Poursuivons une réflexion publiée en décembre dernier sous le titre « Comment vivre une période de fêtes qui s’ouvre au milieu d’une actualité sombre ? ». Les circonstances sont-elles aujourd’hui fondamentalement différentes ?
Les quelques lignes qui suivent s’adressent aux personnes qui ont la chance de pouvoir vivre une période de détente durant ces vacances scolaires, avec une pensée pour les victimes d’événements tragiques dans divers lieux du monde et pour tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, ne peuvent échapper à de fortes pressions de l’existence quotidienne.
Je crois que la recherche du meilleur usage d’une interruption de nos activités habituelles, domestiques ou professionnelles, mérite d’être régulièrement reprise.
Bien sûr, ces congés sont d’abord destinés aux enfants, pour qui le temps paraît plus long qu’aux adultes et dont l’épanouissement est un objectif généralement reconnu. Mais n’appartient-il pas à chacun de nous de travailler aussi tout au long de sa vie à développer au mieux les êtres infinis que nous sommes… du moins je l’espère ?
Les repos hebdomadaires, certainement bénéfiques pour s’extraire des fatigues quotidiennes, paraissent souvent trop brefs pour oublier les préoccupations nombreuses qui nous assaillent à un rythme qui me semble de plus en plus rapide, que ce soit en raison de mon âge, d’une accélération de nos exigences ou d’une richesse croissante des informations et des leviers d’action que propose la société moderne.
Une période de liberté relative de quelques jours est une occasion précieuse de prendre davantage de recul, d’écouter un peu plus profondément, de renouveler notre regard, d’aller au-delà d’une simple coupure sans pour autant se lancer à corps perdu dans une aventure à la fois prenante et sans rapport avec les orientations que nous avons choisies pour notre vie. Concevoir ou faire avancer un nouveau projet ? Lire un livre ? Ecrire un texte ? Organiser une rencontre ? Visiter un lieu inhabituel ?
A chacun bien sûr de répondre pour lui-même. Je ne me permettrai pas ici d’aller au-delà du partage d’impressions personnelles.
Mars 2026
RÉAGIR AUX VIOLENCES DU MONDE
Sans cesse nous sommes informés de nouvelles exactions dans le monde, face auxquelles nous nous sentons largement impuissants. Ce trait de la vie moderne, résultat de l’explosion des technologies et des usages de communication n’aurait-il pas un sens ?
Au risque de choquer, je voudrais y discerner un aspect de pédagogie relativement bienveillante venu de l’au-delà. Beaucoup assistent à des horreurs sans les subir directement. Par rapport au passé, il y aurait une moindre proportion de victimes et de plus nombreux spectateurs dont la première tâche serait de réagir.
Normalement l’idée de rester passifs nous révolte. Mais que faire ? J’imagine, banalement, qu’il appartient à chacun de déterminer la part de son attention et de ses actions qu’il entend consacrer à ces problèmes, à côté de nombreuses obligations plus directement ressenties.
Il me semble qu’un premier devoir est de s’informer pour tenter de comprendre les facteurs des conflits, et combattre les manipulations. Ensuite, les pistes sont variées : entre autres contribuer par des écrits, ou simplement par son vote, à un débat national indispensable pour fixer collectivement à long terme un effort d’armement approprié et pour déterminer vis-à-vis des affrontements en cours le juste compromis entre une abstention égoïste et une ingérence irrespectueuse de positions légitimes. Pour aller plus loin, s’engager au plan professionnel, donner ou participer à une organisation non gouvernementale…
Une fois de plus, il s’agirait pour chacun de reconnaître ou de choisir sa mission, ici et maintenant.
Mars 2026
PARTICIPER À DES GROUPES DE RÉFLEXION
Ne constatons-nous pas un foisonnement de groupes consacrés à débattre de questions inspirées par notre condition humaine ou par l’observation du monde qui nous entoure ; qu’il s’agisse de réflexions lancées à l’initiative de particuliers, d’associations ou de responsables institutionnels ?
Outre la difficulté d’affronter seul la complexité d’une société souvent anonyme, on peut imaginer de nombreuses motivations pour les participants : élargissement d’un cercle de relations, évasion ou prise de recul par rapport au quotidien, approfondissement d’idées ou de connaissances personnelles, voire satisfaction de contribuer à traiter des problèmes de portée générale … En comparaison avec des échanges sur les réseaux sociaux qui répondent à des aspirations analogues, les débats en réunions requièrent et apportent davantage de continuité, des liens plus directs.
Ces débats restent-ils le plus souvent au niveau des idées, ou pouvons-nous en escompter à terme des résultats tangibles ? Cette interrogation me rappelle l’histoire étrange d’un psychologue qui avait mis fin à un climat de violence dans un établissement en restant enfermé dans son bureau à travailler sur lui-même à partir des dossiers de ses patients (citée par exemple dans : Trouver la paix intérieure avec Ho’oponopono pour les nuls, Maria-Elisa Hurtado-Graciet et Jean Graciet, Éditions First, 2014).
En tout cas, les groupes de réflexion apportent certainement des occasions utiles de pratiquer une attitude d’écoute : écoute de soi-même afin de trouver des approches ou des réponses qui dépassent les réactions banales ou immédiates, écoute des autres au sein du groupe afin que le débat ne se réduise pas à une suite de monologues égocentriques, écoute par le groupe d’opinions extérieures avant de formuler la sienne.
Mars 2026
TRANSFORMER LE MONDE OU SE TRANSFORMER SOI-MÊME ?
« Sois le changement que tu veux voir dans le monde », disait Gandhi. Une réflexion sur cette formule frappante conduit à s’interroger sur différentes nuances d’applications possibles :
Une première voie serait de travailler en priorité à nous transformer nous-mêmes parce que c’est notre responsabilité évidente et certainement l’objectif le plus cohérent avec nos possibilités personnelles, quelle que soit notre place dans la société. Cependant, cette modestie ne risque-t-elle pas de favoriser une certaine indifférence aux problèmes des autres ?
Une seconde interprétation nous suggère de consacrer l’essentiel de nos efforts à tenter de faire évoluer la condition humaine dans le sens qui nous paraît le meilleur, tout en veillant à donner l’exemple des attitudes que nous cherchons à promouvoir. Mais en quoi un seul être est-il légitime pour modifier l’ensemble de son environnement ?
Sans prétendre répondre à ces questions délicates, je souhaiterais partager ici deux idées :
D’abord, les deux cheminements esquissés ne sont peut-être pas contradictoires à terme, si l’on admet qu’une véritable transformation de soi se concrétise nécessairement par un changement de comportement, et que toute action finit par influencer, de proche en proche, la totalité de la planète : c’est ce qui a été appelé l’effet papillon.
Ensuite, la phrase du grand sage indien pourrait être comprise comme incluant un appel à la liberté et à la tolérance adressé à tous les réformateurs qui estiment que des méthodes autoritaires sont indispensables. Il semble bien que Gandhi leur recommanderait : « Si tu ne souhaites pas que le monde te régente, ne cherche pas à le régenter. »
Mars 2026
DE LA CRITIQUE À LA MÉDITATION
« La critique est aisée, l’art est difficile » : Certains débats publics me rappellent ce proverbe bien connu. Est-il possible d’aller plus loin ? J’imagine un cheminement en trois étapes.
La première, la plus évidente, est de constater qu’une réalité nous gêne.
Une deuxième phase consiste à caractériser cette gêne sans en faire une agression, en la rattachant à une situation ou à une action plutôt qu’à une personne (on peut voir dans cette précaution une application du précepte biblique « ne juge pas et tu ne seras pas jugé »).
La troisième étape est naturellement la recherche d’une solution d’amélioration. A ce stade, il me semble que deux conditions s’imposent pour aboutir à un résultat véritablement constructif :
- D’abord porter la réflexion sur un mécanisme d’ensemble plutôt que sur un défaut particulier parce qu’il est probable que la plupart des situations, qui ont leur raison d’être, comportent à la fois des avantages et des inconvénients.
Par exemple, une forte progressivité de l’impôt sur le revenu est de nature d’une part à équilibrer la souffrance ressentie par les différents contribuables, d’autre part à amoindrir des efforts motivés par l’appât du gain mais susceptibles d’aboutir à un enrichissement général.
- Ensuite, au-delà d’une simple déduction tirée de nos souvenirs, faire appel à notre intuition profonde, par un effort qui s’apparente à une méditation.
Vaste programme ! Mais un tel cheminement n’est-il pas une voie pour nous comporter en créateurs c’est-à-dire, je l’espère, accomplir notre destinée profonde et infinie ? Suivant cette lecture optimiste, les multiples imperfections du monde complexe où nous vivons seraient aussi des opportunités de développement personnel…
Reconnaître notre destinée est disponible sur notre site.