Entretien avec Bruno Martinis auteur de Le bâton de l’ombre
Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?
Quand mon livre est paru, j’ai d’abord ressenti une immense fierté et la satisfaction profonde d’un long travail enfin achevé. C’est l’aboutissement d’un tout. Derrière cet objet concret, il y a beaucoup d’heures passées, beaucoup de doutes et d’incertitudes, et voir enfin le travail fini est une vraie récompense. C’était un immense bonheur de pouvoir le montrer à tout le monde, de voir ma photo imprimée à l’arrière du livre et de pouvoir y inscrire mes premières dédicaces.
Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?
Les retours de mes premiers lecteurs ont été vraiment formidables. Dans l’ensemble, tous ceux qui l’ont lu ont beaucoup aimé. Ce qui m’a particulièrement touché, c’est que beaucoup de mes amis, pour qui la fantasy n’est pas du tout le genre de prédilection, m’ont confié avoir été littéralement transportés. Malgré leurs réticences initiales, j’ai réussi à les emmener avec moi dans mon univers, et ils attendent désormais la suite avec une grande impatience. C’est une immense satisfaction de savoir qu’ils ont hâte de suivre les aventures de mes personnages. Plusieurs ont aussi été surpris par la qualité de l’écriture, ne se doutant pas que j’étais capable de réaliser un tel travail.
Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?
Pour moi, l’expérience d’édition s’est imbriquée directement dans la suite de mon travail d’écrivain. Quand on termine un livre, on rebondit tout de suite sur le suivant. L’expérience d’édition vient donc s’ajouter en plus : pendant qu’on est plongé dans l’écriture d’un deuxième roman, on doit en même temps travailler en corrélation avec son éditeur pour finaliser le premier. On est habité par une grande impatience, pressé que les choses avancent pour voir enfin son œuvre apparaître. On a parfois l’impression que le processus est long, car il y a énormément de travail de correction et de finalisation à accomplir, mais c’est une étape collaborative essentielle qui enrichit le parcours d’un auteur.
Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?
Pour moi, l’originalité réside véritablement dans la création d’un monde de toutes pièces. Partir de rien, inventer un univers qui n’existe pas et lui donner vie, c’est le cœur même de la fantasy. Pour bâtir le mien, j’ai choisi de glisser de petites notes, des clins d’œil à des œuvres majeures qui m’ont profondément marqué et que je trouve admirablement conçues, comme Harry Potter ou Le Seigneur des Anneaux. J’ai parsemé mon récit de ces petites touches par-ci par-là pour façonner mon propre territoire imaginaire. Je pense que c’est précisément ce qui plaît aux lecteurs : on leur raconte une histoire dans un cadre totalement inédit, avec ses propres règles, tout en leur offrant des repères subtils et familiers propres au genre.
Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?
Pour ce livre spécifiquement, le travail d’écriture a été long, c’était un premier apprentissage. Aujourd’hui, j’ai acquis une rigueur que je n’avais pas au début. Je m’impose une vraie discipline : je travaille désormais tous les jours, à raison d’une heure par jour, et je pousse un peu plus le week-end pour y consacrer mes plus gros efforts. Mon objectif est que chaque heure passée soit constructive, qu’elle serve à faire avancer l’intrigue et à faire progresser le livre au maximum. J’ai aussi développé des astuces indispensables : quand je bloque ou que je n’arrive pas à aller de l’avant, je reviens sur mon travail initial, je relis ou je peaufine des chapitres précédents, ce qui me permet de rester en mouvement et de débloquer la suite.
Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?
Oui, absolument. Je travaille d’ailleurs déjà sur un nouveau projet, qui marque une rupture totale avec mon premier livre. Cette fois, je m’éloigne de la fantasy pour me plonger dans un thriller ancré dans le réel. L’intrigue se déroule à Douai, ma ville, et met en scène un tueur en série qui met ses meurtres en scène pour faire revivre des épisodes historiques oubliés. C’est une façon pour moi de rendre Douai importante, de mettre en lumière son patrimoine, ses lieux, son âme. J’ai voulu ancrer ce récit dans tout ce qui constitue mon environnement quotidien, les gens, l’histoire locale, l’atmosphère de la ville. C’est un exercice très différent, mais je suis convaincu que ce deuxième livre, par son réalisme et son ancrage historique, sera tout aussi captivant.
Bruno Martinis auteur du livre Le bâton de l’ombre disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.