Entretien avec Olivier Pelras auteur de Nous sommes tous les messagers de l’aube !
Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?
La publication de son propre livre par un éditeur clôt le long processus d’écriture et cela m’a apporté une véritable et profonde satisfaction. J’étais néanmoins conscient que la formalisation de l’ouvrage n’était qu’une première étape dans son périple de diffusion et d’appropriation par un potentiel public. L’objet existait, mais portait-il en lui suffisamment de force d’attraction pour trouver sa place dans le grand champ des attentes, désirs et imaginaires de ses potentiels lecteurs ? À cette question, je n’ai pas encore de réponse et je ne peux que lâcher prise pour que le livre suive son propre destin.
Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?
Ils ont pour la plupart trouvé le sujet ambitieux par sa forme et son sujet. Faire revenir à notre époque un nouveau messie et lui donner la parole, grâce à des canalisations reçues pendant des années, n’est pas toujours facilement acceptable. La genèse du livre et son inspiration bousculent notre monde ordonné et rationnel en y introduisant une parole provenant d’une autre source de conscience, détachée de notre réalité humaine et pourtant s’y confrontant tout au long du périple du héros du livre, Ellis. Pour la grande majorité des premiers lecteurs, sa lecture a demandé un temps d’intériorisation et d’ouverture, malgré les évidentes qualités littéraires du texte et la trame romanesque du récit. Les questionnements suscités par l’état de notre monde et le vécu des personnages face aux situations de vie actuelles proposent un véritable travail d’introspection et d’initiation.
Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?
L’édition d’un livre ouvre une passerelle entre l’expérience de vie de l’auteur et celle, multiple et différenciée, d’une communauté de lecteurs incarnés dans un temps donné, et selon l’évolution du monde en cours, dont nous ne saisissons pas la finalité.
Ces intentions vont-elles se rencontrer, s’harmoniser l’une à l’autre, se compléter et se modifier mutuellement ? En quoi ce que j’écris ou relaie peut impacter le monde et bien sûr moi-même ?
Rien n’est jamais neutre, tout apparait possible quand les attentes de fond se rejoignent. Chaque retour ou non-retour du lecteur apporte une maturation de soi, sur son rôle d’auteur, sa mission d’homme et ses propres projections et mémoires.
L’enseignement principal que j’en tire est, qu’il ne faut s’identifier à rien, et tenter de rester fidèle quoiqu’il arrive à sa propre vérité.
Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?
L’originalité du livre n’est pas simplement liée à l’imaginaire et à l’inspiration mise en œuvre, mais réside plutôt dans le message de son personnage principal, relaté par son fidèle disciple et ami. Sa voix n’est pas qu’humaine, mais éclairée d’une conscience d’une autre dimension de nous-mêmes, qu’il nous pousse au fil des pages, à découvrir et atteindre.
Pour les lecteurs, elle est une voix terriblement pertinente et exigeante, qui ouvre en chacun de nous, une responsabilité personnelle dans la création d’un monde nouveau sur notre Terre, auquel je crois, nous aspirons tous.
Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?
Je me suis accordé un temps, chaque matin assez tôt, pendant plus d’un an, pour ne pas trop empiéter sur la vie familiale. Les messages à porter étant pour la plupart déjà reçus, il a fallu créer les personnages, les situations en étant le plus attentif possible à l’écoute de la vie en soi, qui propose, ordonne et suggère, et à l’écouter avec la plus grande sincérité. Je n’ai pas d’astuce à donner sinon de suivre sa joie et savoir s’arrêter quand elle s’estompe et que la besogne prend son relais.
Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?
Je travaille actuellement sur mon quatrième recueil de poésie : « Cailloux blancs », qui propose quelques traces pour passer de l’ombre à la Lumière, dans notre parcours terrestre d’homme d’aujourd’hui. La poésie est le fil conducteur de ma vie d’auteur, un espace de transcendance où tout s’éclaire, se guérit et s’exalte. Elle est mon humble contribution pour louer la beauté du monde comme j’ai également tenté de le faire dans mon roman « Nous sommes tous les messagers de l’aube ! »
Olivier Pelras auteur du livre Nous sommes tous les messagers de l’aube ! disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.