Entretien avec Philippe Gomar auteur de Le sang du ciel

Entretien avec Philippe Gomar auteur de Le sang du ciel

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

C’est mon deuxième roman, et je dois admettre que j’ai ressenti quelque chose de plus fort encore pour le premier, l’effet de nouveauté, sans doute. 
Mais pour celui-ci, j’étais profondément heureux après l’avoir écrit, car c’est un livre que j’aime énormément et que je trouve encore plus réussi, ou du moins plus abouti que le premier, qui m’avait permis de construire certains automatismes, que j’ai pu mettre pleinement au service de ce deuxième texte. Par-dessus tout, j’espére qu’il trouvera son public et c’est cette attente-là qui rend la parution si précieuse à mes yeux.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours ont été très positifs. 
Les lecteurs étaient contents, ils ont aimé le livre et ce qui m’a particulièrement touché, c’est que des personnes venues d’horizons très différents y ont trouvé une inspiration et ont adoré. 
Ce qui a retenu leur attention, c’est le côté original et fantastique de l’histoire, avec un thème central à la fois audacieux et inédit, et qui, je crois, mérite d’être découvert par les lecteurs eux-mêmes.
L’originalité de mon livre tient dans l’histoire, qui est inédite. Celle d’un « flash divin » qui bouleverse l’équilibre du monde et la survie de l’humanité en ôtant à celle-ci toute faculté de renouvellement et donc de pérennisation, programmant ni plus ni moins que son extinction à brève échéance. L’intérêt également de l’histoire est qu’elle s’intéresse davantage au sort du héros et aux conséquences de l’événement fantastique dans le parcours de Thomas, qu’à l’événement lui-même. A cette situation annonçant la fin du monde, viennent se greffer à la fois une histoire d’amour et un parcours aventureux, comme dans mon premier livre « La Machine ».

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Je suis quelqu’un de fidèle, donc à partir du moment où j’ai choisi les éditions Maïa pour mon premier livre, j’ai décidé de continuer avec eux pour les suivants.  Je suis globalement satisfait du travail d’édition, autrement dit tendant à la parution de mes ouvrages.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Je ne fais aucun plan. 
Je m’installe devant l’ordinateur et je construis l’histoire au fur et à mesure que je l’écris. Je ne sais pas à l’avance ce que je vais raconter. C’est en écrivant que j’invente les choses, que les idées viennent.
Ma méthode repose sur trois passages successifs. 
Le premier jet est le plus long ; c’est là que l’histoire dont mes mains sur le clavier sont le vecteur, prend forme et s’écrit presque sous mes yeux. 
Je reviens ensuite sur le texte pour développer certains passages. 
Enfin, lors d’une troisième lecture, je travaille les tournures de phrase, le style, ajoute des descriptions. 
Une fois cette étape franchie, j’estime avoir fait le tour.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui.
J’ai même déjà écrit le troisième livre et suis en train d’écrire le quatrième qui est en fait la suite du second, qui s’intitulera « Le Sang Noir du Ciel ».
Le troisième est sur le point de sortir au sein des Editions Maïa et s’intitule « Le Sacre de la Lumière ». Il s’inscrit encore plus profondément dans le registre du fantastique que le deuxième, car c’est un thème qui me passionne : il permet de repousser les limites de l’imagination, d’explorer l’imaginaire au maximum, sans contrainte.
J’ai longtemps eu le sentiment d’écrire dans un cadre trop étroit. En tant qu’avocat, je ne pouvais dans mes écrits juridiques, qu’il s’agisse de conclusions ou d’assignations, sortir du cadre très réglementé imposé par les textes et la jurisprudence. Mais je suis parvenu à transcender ce sentiment de frustration qui s’est tout de même installé durant près de trois décennies…
Donc, désormais, je ne veux plus de cadre. Les seules limites que j’accepte sont celles de ma propre imagination.
Cela dit, je ne veux pas me cantonner à un seul genre. 
Le troisième s’inscrit dans le registre du fantastique, mais le quatrième partira de la fin du second et se déroulera dans un monde apocalyptique où l’humanité survit au second éclair de dieu, plus qu’elle ne vit…mais je n’en dirai pas plus pour ne pas en dévoiler l’intrigue. 
Et qui sait, le cinquième pourrait aborder un genre totalement différent…Dans tous les cas, ce qui m’importe avant tout, ce n’est pas tant le genre, que de trouver une histoire originale, voire inédite à raconter. Et je laisse mon imagination faire le reste…

Philippe Gomar auteur du livre Le sang du ciel disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.