Ainsi soit ma vie ! Tant pis !

Dans ce cinquième roman, l’auteur interroge encore une fois ses rapports à l’origine, à l’identité et à l’écriture comme il l’a toujours fait dans ses quatre romans précédents*.
Né à Bruxelles, espagnol par ses parents, il écrit cependant toujours en français. Par ailleurs, sa formation, lui permet d’enseigner cette langue à des réfugiés en recherche d’asile et la langue de Cervantès à des adultes en recherche de soleil.

Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus

*Bibliographie
-Les cahiers de Julie, Chloé des Lys, 2002
-La Tentation du Silence, Chloé des Lys, 2004
-Être Ange, Chloé des Lys, 2005
-Les Larmes de Guernica, Édilivre, 2013

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Lorsque « la » Forget revient à Madrid pour une tournée qui commencera par un récital à la Puerta del Sol, cette cantatrice espagnole se souvient des événements marquants de sa vie. Ainsi, elle se remémore, entre autres, son départ précipité de son pays d’origine après l’attentat, sa naissance dans un camp de réfugiés, -car sa mère avait dû fuir, elle aussi, son pays déchiré-, sa vie avec elle au bord des voies avec pour seule compagnie un gramophone, son appartement à Londres avec son amie Sally et Peter, le pianiste ou ses premiers enregistrements à la BBC. A cela viennent se mêler d’autres histoires : la grande ou les petites, la réelle ou les fictives tout comme de nombreux personnages: Bob, le policier, Stan, le facteur qui déclenchera l’histoire ; la mère de la diva et celle de Sally ; Tony, l’imprésario ou Hans, le médecin SS, entre autres.

Dans ce texte, on voyage beaucoup également. Non seulement de Madrid à Londres, de Bruxelles à Mauthausen, en passant par Asunción ou Argelès ; mais aussi dans le temps : des prémices de la guerre d’Espagne aux prometteuses années ’80 en passant par les sixties londoniennes.

Extrait

…Ainsi, désarmés, exilés, chassés, mis à nu en plein hiver, humiliés, nous quittâmes un pays, nos familles, nos vies que nous aimions tant mais qui maintenant nous haïssaient sans raison. Il fallait laisser passer leurs tempêtes de peur d’en être blessés à vie. Beaucoup n’avaient pas eu notre chance. Oui, c’est vrai, si l’on regarde de plus près. La chance que nous eûmes de fuir, de passer la frontière, d’être affamés et malades, d’avoir froid et peur, d’être menacés, tabassés, violées, de recevoir un bout de pain le matin et un peu de fromage le soir, de se gratter à sang tant les poux nous rongeaient le crâne, de préférer se raser la tête pour le moment, de s’entasser à plusieurs dans une cabane de fortune, de se cacher au début et plus après pour se soulager dans un fourré, de survivre au typhus et aux rafles aléatoires, d’avoir pu dormir un peu sur la plage qui nous servait de campement (…) ; la chance de traverser les montagnes à pied dans la neige, de s’arrêter dans de beaux villages silencieux -les habitants derrière les fenêtres – d’avoir parmi nous un poète qui nous faisait rimer notre marche en disant que le chemin n’existait pas, que c’étaient nos pieds, nos pas qui le faisaient en marchant. Ah ça, du chemin, nous en avons fait ! Lui, le poète, ne survécut pas au mal du pays. Il passa à peine la frontière qu’il succomba. Comme nous, il avait fui mais son cœur trop fragile ne résista pas à ce dernier déchirement. Oui, nous avons eu de la chance, de ne pas être transportés plus loin en train, de ne pas avoir dû rentrer dans des douches piégées pour ne plus en ressortir, de ne pas avoir sur les bras des chiffres tatoués ni d’étoile cousue sur le cœur ; la chance d’avoir échappé au désert sibérien, de ne pas avoir senti nos membres se congeler progressivement, de ne plus pouvoir bouger, paralysé de froid, de ne pas avoir été pendu à un olivier, de ne pas avoir été exécuté de trois balles dans une rue en plein jour, de mourir écrasé sous les gravats de son immeuble bombardé par un avion allemand, d’avoir échappé à la mitraille italienne au bord de la route, la chance de se sentir un peu malade ces derniers jours, de s’évanouir au milieu de la plage, (…), de s’entendre dire Madame, vous n’êtes plus seule, maintenant, (…), Madame, vous êtes enceinte, chance de se souvenir de la nuit avec son sergent et du matin qui s’en suivit, chance d’être un peu plus nourrie, vu votre état, de pouvoir se reposer dans un lit avec un sommier et un matelas, et, (…) puis la chance, le hasard ou la coïncidence de pouvoir passer le reste de sa grossesse chez une infirmière qui habitait dans un petit château appartenant à sa famille …

  • Les étapes de création

    Mon objectif est d'atteindre 990 € de pré-ventes afin de rendre possible la réalisation des maquettes, la correction, l'impression et la promotion. C'est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, lecteurs et amoureux des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité grâce à une équipe de professionnels. Votre appui me sera précieux et vous recevrez vos contreparties dès la fin de la campagne.