Antogo, La Mare Sacrée

Né en 1976 à Koundou-Guina, en pays Dogon au Mali, il officie en tant que guide et accompagne les voyageurs entre 2004 et 2008. En 2012, le pays sombre dans une crise sociopolitique sans précédent qui anéantit les activités touristiques. Antogo, la mare sacrée, illustre son désir de partager et de perpétuer la culture traditionnelle.

Il fait aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Il vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre et vous recevrez le livre en avant-première !

1 066,00 de préventes
26 Contributeurs
0 Days Left
Préventes :
107.68%
Objectif : 990,00
Projet abouti !
Creator
1 Projet(s)

Description

En longeant la falaise de Bandiagara vers le Nord, vous arriverez sûrement dans le village de Bamba. C’est sans doute le plus gros village de la falaise. Il regroupe trente-trois quartiers. Bamba est connu pour son marché hebdomadaire qui a lieu les samedis, mais aussi et surtout pour Antogo, la mare aux poissons sacrés. Une fois l’an, une grande fête traditionnelle est organisée pour la pêche collective. En 2007, Fred, un jeune touriste français, participe à cette fête. Au coup d’envoi, les pêcheurs se jettent dans la mare avec leur nasse. La mare devient noire de monde. On se bouscule pour se faire de la place. On essaie aussi de chiper les poissons des autres. Qu’à cela ne tienne, le but est de ressortir avec au moins un poisson pour voir ses vœux exaucés. En quelques minutes, tous les poissons sont pêchés. On fait le bilan.

Les curieux veulent savoir si Fred a réussi son coup. Mais on ne le voit nulle part autour de la mare. Peu après son corps est repêché. On cherche son guide pour l’informer de la mauvaise nouvelle, il a disparu. Quelques minutes plus tard, ce dernier est finalement retrouvé mort lui aussi non loin de la mare.

Afin d’élucider ces deux disparitions, deux enquêtes s’ouvrent, l’une traditionnelle et l’autre moderne. Parmi les enquêteurs modernes Macha, une policière française arrive pour la première fois au pays dogon. La collaboration avec les notables n’est pas toujours facile. Heureusement Panga, son collègue malien, originaire du Pays Dogon est là pour gérer les relations. Car sans collaboration l’enquête risque de patiner.

Extrait

« Un silence inquiétant planait sur cette nuit sans lune, noyée dans un brouillard de poussière de sable. C’était une nuit singulière, elle précédait le jour de l’une des fêtes les plus renommées du Pays Dogon, ce pays intérieur. La fête d’Antogo attire des foules venues des quatre coins du pays, voire du monde. Antogo : un nom qui résume à lui seul le sacré d’une mare et de ses poissons. Antogo : une pêche fabuleuse, vivante de mille récits. Elle se déroule juste avant que la mare ne soit totalement asséchée, quand il reste assez d’eau pour que les poissons vivent encore — et d’ailleurs les gens du village affirment que cette eau ne s’évapore jamais vraiment, malgré le soleil sahélien et son implacable saison chaude.

Si, depuis des semaines, tout le village s’était affairé afin d’assurer le bon déroulement des festivités, tout paraissait maintenant figé. La veille de la grande fête, il est en effet plus prudent de rester chez soi. Que l’ultime offrande des sages porte pleinement ses fruits. Que rien ne vienne perturber l’annuel rituel. C’est le seul moment de l’année où l’on doit éteindre le feu des foyers à la nuit tombée. Ainsi, cette nuit-là, au loin, on distinguait clairement des flambeaux de paille éclairants les derniers préparatifs des sages. Du creux de la falaise surgirent de petits battements de tam-tam à rythme régulier — et puis plus rien.

Le village sombra dans des ténèbres muettes, à tel point que l’on pouvait entendre le virulent pet d’un âne, accompagnant son braiment, depuis l’autre côté du village. Et pourtant, on ne dormait pas. En tendant exagérément l’oreille dans cette obscurité, on entendait bien quelques murmures : aux jeunes pleins d’ardeur, les vieux et pères racontaient les légendes de la mare ainsi que leurs propres expériences ; aux petits enfants, les mères racontaient la fête et ses joies, un bref moment d’opulence. Quelques bébés pleuraient, mais doucement, comme impressionnés par ces messes basses. Vous ne connaissez pas l’histoire de cette fête ? En voici un récit possible – incomplet c’est entendu, car nul ne peut prétendre posséder la totalité d’une histoire. »

  • Les étapes de création

    Mon objectif est d'atteindre 990 € de préventes afin de rendre possible la réalisation des maquettes, la correction, l'impression et la promotion. C'est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, lecteurs et amoureux des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité grâce à une équipe de professionnels. Votre appui me sera précieux et vous recevrez vos contreparties dès la fin de la campagne.