Les maux et les mots
De tes larmes et de tes épreuves, tu peux récupérer comme il faut les petits bouts et en faire quelque chose. J’ai trouvé cela plutôt bien et j’en ai fait quelque chose : un livre et un combat.
« Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus ! »
Le sujet de ce livre interroge : comment des jeunes, issus en apparence de familles ordinaires, ont-ils pu commettre un acte aussi monstrueux ? J’y aborde longuement la fracture générationnelle et, surtout, j’appelle à une réforme profonde de la loi sur les mineurs, en démontrant avec clarté combien il est nécessaire de l’adapter à la réalité d’aujourd’hui. L’ouvrage s’attarde également sur une réflexion psychologique autour des pathologies qui conduisent de plus en plus de jeunes à passer à l’acte, et ce, de manière toujours plus précoce. Un phénomène de société devenu alarmant et récurrent.
Ce livre est à la fois un témoignage intime et un cri du cœur, qui se mue en combat. Je l’ai écrit pour soulager ma propre douleur, mais aussi pour aider chacun à mieux comprendre et, surtout, à refuser l’inacceptable. Car nos enfants ne peuvent être réduits à de simples faits divers. La sacralité de la vie doit, plus que jamais, être défendue et proclamée haut et fort.
Extrait
« Au matin du 27 mars 2012, les riverains qui quittent la commune de Beauvoir-en-Lyons en Normandie aperçoivent la police scientifique juste aux abords du bois et du chemin forestier dit « chemin de la Vierge Marie » (lorsque l’on sait que cette date représente, pour le calendrier chrétien, la date de l’Annonciation de la grossesse de Marie qui porte Jésus, de la part de sa cousine Élisabeth).
Un comptage d’animaux a eu lieu cette nuit par les gardes forestiers qui découvriront un corps à moitié calciné d’un homme.
Les gendarmes arriveront très vite sur les lieux et constateront à leur tour que l’homme en question est un jeune homme du coin. Ils retrouveront très vite dans sa poche un téléphone portable ainsi qu’une carte bleue partiellement calcinée où le nom et le prénom du jeune apparaissent.
Imaginons cette situation hors norme, presque irréaliste comme dans les films télévisés que nous regardons parfois.
Ce sera l’impression de nombreuses personnes qui passeront par là à ce moment-là.
La forêt est calme, l’air est doux, comme chaque matin dans ce bel endroit de Normandie. Ce lieu est un passage entre deux communes, pratique pour les randonneurs, la chasse à courre et aussi les cavaliers tout court. L’endroit est aussi fréquenté par les jeunes le soir qui s’y retrouvent parfois. Une journée habituelle pour chacun se dessine, puis soudain arrive le bus scolaire qui traverse la forêt comme tous les matins. Un mardi matin comme les autres, et pourtant, dans le bus il y a Cassandra, la meilleure amie d’Alexandre, qui est très surprise, presque excitée par cette situation et qui s’empresse aussitôt d’avertir Alexandre de cela : elle lui envoie un SMS. »

