Entretien avec Virginie Dufau auteure de Le Dernier Appel
Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?
Je pense que je n’ai pas tout de suite réalisé. Ce n’est que lorsque j’ai reçu le carton à la maison, que je l’ai ouvert et que j’ai découvert mon livre, que je l’ai touché, que les choses sont devenues concrètes. Alors un sentiment de fierté s’est emparé de moi avant de laisser rapidement place à un sentiment d’angoisse : celui de se dire mais que vont penser les lecteurs de mon livre ? Va-t-il plaire ? Et si je décevais mes proches…
Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?
Les premiers retours ont été d’abord ceux de mes proches. Certains ont eu quelques difficultés à prendre du recul sur le livre face au passage autobiographiques relatés dans ce roman et ont cherché à s’identifier, d’autres au contraire ont été amusés par ces petits clins d’œil. Mais au final, une fois la distance prise, ils ont beaucoup apprécié le livre et m’ont félicité et m’ont vivement encouragé à continuer à écrire.
Et puis sont arrivés les premiers retours de lecteurs que je ne connaissais pas, des retours qui m’ont particulièrement ému, tels que : « Ce livre est une vraie pépite », « Un livre très bien écrit, je l’ai dévoré », « J’ai ri, j’ai pleuré », « Belle découverte », « Histoire bouleversante et bien écrite », « Quelle belle plume », « Écriture limpide, claire, bienveillante, les personnages sont attachants », « Un roman qui fait du bien », « Vous avez effectivement un don pour l’intrigue et je pense que le thriller devrait vous aller à merveille », « On attend la suite avec impatience », « Vivement le second », « Continuez à écrire pour notre plus grand plaisir », « Coup de cœur 2025 ».
Et maintenant, des retours au-delà des frontières : Belgique, Suisse et même Canada, beaucoup de bienveillance.
Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?
Oui. Je n’imaginais pas que mon livre serait autant lu, et n’avais pas anticipé les critiques négatives mais constructives telles : les fautes de frappe, d’orthographe, de syntaxe, etc.
Je refuse de répéter cette erreur : désormais, je serais plus exigeante envers moi-même et je souhaite écrire avec beaucoup plus de sérieux, de rigueur et un travail accru.
Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?
Je pense que l’originalité vient du fait que ce livre a pour toile de fond un métier dont personne ne parle. Mais aussi du fait que ce roman soit classé réalité/fiction et qu’à la fin du livre les lecteurs se demandent : où se trouve la réalité ? Où se trouve la fiction ? Ce qui est, quelque part, une véritable réussite pour moi cela prouve que mon écriture a su donner au texte toute sa crédibilité.
Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?
Mon travail d’écriture est freiné par le manque de temps. Mais quand je peux m’y mettre, je sais où je veux aller, et je fonce. J’ai les scènes qui défilent dans ma tête comme un film et je décris aux lecteurs ce que je vois. C’est un exercice bien plus difficile qu’il n’y paraît.
Je n’ai pas forcément de moments précis pour écrire, j’écris partout où je vais. Ce que j’aime, cependant, c’est écouter du piano ou guitare acoustique : cela me permet de me mettre dans ma bulle.
Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?
J’avais déjà imaginé une suite à ce premier roman, et c’est en ce sens-là que j’avais d’ailleurs orienté la fin du tome initial.
Cependant, j’attendais les premiers retours pour savoir si je devais poursuivre.
Les encouragements, les félicitations, les « on attend la suite » m’ont poussé à écrire le Tome 2, que je viens de terminer. Je suis actuellement en plein travail de relecture.
Virginie Dufau auteure du livre Le Dernier Appel sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.