Entretien avec Fouad Salamé auteur de À l’ombre de l’olivier
Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?
J’ai tenu entre mes mains le premier exemplaire de mon roman À l’ombre de l’olivier, publié aux Éditions de Maïa en février 2026. Deux années de recherche, d’écriture et de réécriture devenaient un livre que d’autres allaient pouvoir ouvrir. J’ai éprouvé de la fierté, mais aussi un léger vertige : Jad et Zoya ne m’appartenaient plus tout à fait.
Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?
Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?
J’ai appris que l’écriture d’un roman est d’abord une affaire de réécriture, de passion et de patience. J’ai compris aussi que mes années de médecine n’étaient pas un détour : quarante ans à écouter des patients m’ont appris à observer, à entendre ce qui ne se dit pas. Tchekhov, Boulgakov ou Céline l’ont montré avant moi.
Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?
C’est un roman d’amour et d’initiation qui traverse quatorze années de l’histoire syrienne, de l’été 2011 à la chute du régime en décembre 2024. Jad et Zoya grandissent, s’aiment et s’exilent pendant que leur pays se déchire, entre Damas, Montpellier et Paris. Le livre est dédié à Razane Zaitouneh et à ses compagnons, enlevés à Douma en 2013. À la fin, une colline de cent trente-neuf jeunes oliviers portant des noms des disparus. Des lecteurs ont beaucoup apprécié cette idée.
Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?
Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?
Fouad Salamé auteur du livre À l’ombre de l’olivier disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.