Entretien avec Alain Giraud-Balayn auteur de Mon homonyme m’a tué

Entretien avec Alain Giraud-Balayn auteur de Mon homonyme m’a tué

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

J’ai éprouvé une très grande satisfaction, du travail accompli et aussi d’une forme de reconnaissance. Le plaisir est toujours aussi intense, pour ce qui est tout de même ma 5e publication d’un roman ! Tous chez Maïa, en passant par Simply-Crowd, je reste fidèle à ce qui fonctionne. Dans l’ordre : « Le rêve de Jésus sur la croix » ; « Des Kerguelen à Gulliver » ; « La petite fille ardéchoise » ; « Le voyage au purgatoire » ; et maintenant « Mon homonyme m’a tué ». Des romans dans des styles et des sujets très différents, qui surprennent agréablement le lecteur. J’ai dorénavant une grande confiance en moi qui me permet d’oser tous les thèmes, sans me restreindre, ni me censurer.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

J’ai reçu énormément de retours positifs. Les lecteurs sont nombreux à avoir lu le roman en 1 à 2  jours, pressés de découvrir le destin de mes deux personnages principaux. La fluidité de mon écriture  a été précisée. La part autobiographique m’a été demandée, oui j’ai été victime du grave problème de  l’homonymie, avoir le même nom et le même prénom qu’une autre personne, et en subir les  conséquences comme des notes universitaires inversées et autres. Mais pas au point, comme dans  mon roman, qu’un parfait homonyme profite de cette similitude pour usurper l’identité, puis voler la  personne. 

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Cette 5e expérience m’a confirmé que l’écriture d’un roman est la partie la moins compliquée, parce  qu’on la gère tout seul, on est seul maître à bord, on ne dépend pas des autres. Se confronter aux  professionnels du livre, à la communication, à la promotion, aux invitations dans les librairies et les  salons littéraires, sont un vrai métier. Cela demande beaucoup.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Je pense que l’originalité de mon roman réside dans la descripƟon de deux personnalités qui se  confrontent à des épreuves, qui les poussent à prendre des chemins imprévus aux conséquences  fortes.  

Les lecteurs découvrent des choix de vie inattendus, avec des comportements et des réactions  surprenantes. Avec un final qu’aucun lecteur n’a prévu, et qui reste dans les têtes bien après la fin de  la lecture du roman.  

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Avec 5 romans publiés, j’ai pris l’habitude d’écrire d’abord d’une façon très synthétique, la succession  des événements et des personnages, sans rentrer dans les détails. Je sauvegarde, tel quel, cette  première ébauche simpliste.  

Je commence alors l’écriture en elle-même sur un fichier Word. Je fais un copier/coller de mon  ébauche, que je mets en dernière page.  

Au fur et à mesure de l’écriture, je supprime les éléments successifs décrits succinctement dans  l’ébauche.  

Je relis énormément pendant le travail d’écriture. Avant chaque nouveau chapitre, je relis au moins  les deux à trois chapitres précédents afin d’être sûr de garder la ligne, « la musique », le phrasé et  l’originalité.  

Quand l’ensemble me semble satisfaisant, je relis plus de 30 fois mon manuscrit !  Laisser reposer au moins un mois, pour « redécouvrir » son texte (pendant ce temps, on commence  le prochain roman), avec une nouvelle lecture.  

Puis, très important, je m’enregistre.  

Un fichier par chapitre, c’est épuisant de lire à haute et intelligible voix. Et là, un peu par magie, on  entend les fautes, les erreurs !  

Puis j’écoute, un par un, chacun de mes chapitres.  

Enfin, j’imprime sur papier, tout le manuscrit. Cela créé une distance d’avec l’écran. On découvre  encore une ou deux répétitions de mots.  

Il est temps d’envoyer mon manuscrit à mon éditeur préféré, qui me fait confiance.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui, plusieurs même.  

Avec 5 romans publiés, l’écriture est devenue une part très importante de moi-même.  Sans parler de « mon aimable cohorte littéraire » qui attend avec impatience mon prochain livre !  On me dit que j’ai une imagination débordante. 

Je vais rendre hommage dans mon prochain roman, à la ville et à l’histoire récente du Tréport, en  Normandie, où j’ai la chance de passer plusieurs mois dans l’année.  

Mes personnages principaux seront deux adolescentes, une jeune femme allemande, et un  adolescent qui découvre un édifice de la deuxième guerre mondiale enfoui au fond de son jardin…  

Alain Giraud-Balayn auteur du livre Mon homonyme m’a tué disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.