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Entretien avec Jean-Louis Roujean – Le morpho bleu

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

La parution de mon livre a été un cocktail de sentiments personnels. En premier celui de la satisfaction pour être allé jusqu’au bout de mon beau projet d’écriture, s’agissant d’un premier roman. Le parcours est sinueux depuis le concept jusqu’à la concrétisation … mais quel bonheur à l’arrivée ! Vient ensuite le sentiment du plaisir partagé. Pouvoir offrir des moments de plaisir par la lecture à ses proches et puis très rapidement à d’autres personnes par le biais de la diffusion de mon roman, avec de très belles premières chroniques à l’appui. Échanger avec des personnes aux profils très différents et qui ont des perceptions assez différentes de mon ouvrage furent des moments extraordinaires et extrêmement enrichissants sur le plan personnel. Découvrir des vies en même temps que l’on découvre la vôtre est un pur régal et une expérience inoubliable.       

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers retours furent très positifs et ce fut une très belle surprise pour moi car je n’avais aucun point de repère même si j’avais fait appel à des bêta-lectrices. Les critiques étaient diverses et variées. Celles qui revenaient le plus souvent étaient que mon roman était haletant et très prenant, un vrai page turner, et dans lequel on ne s’ennuie pas une seconde et qui réclame de rester concentré car le diable est dans les détails et mon roman en comporte de nombreux ainsi que des rebondissements. Il y avait une forme de frustration à le refermer. Les personnages étaient vrais et attachants. Les lectrices/lecteurs ont appris des choses – ce qui était l’un de mes objectifs – car si lire doit être un plaisir, il ne faut jamais rater l’occasion d’apprendre en s’amusant.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Comme beaucoup de personnes, j’ai toujours rêvé d’écrire un roman. Mais on ne sait jamais si l’on a suffisamment de talent pour le faire et si une Maison d’Édition va s’intéresser à vous. Le passage de l’écriture à l’édition s’est imposé pour moi comme une évidence pour aller jusqu’au bout de l’exercice et aussi car il permettait d’assurer une plus grande diffusion de mon roman, seul moyen de me faire connaître du grand public. Se faire éditer n’est pas forcément la chose la plus difficile. Le plus ardu avant tout consiste à écrire un bon roman.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Mon livre se situe au carrefour de plusieurs genres. Le polar, le thriller, la science-fiction. C’est parfois challenging à publier car la plupart des Maisons d’Édition ont des collections et il faut que cela cadre avec leur ligne éditoriale. L’originalité du sujet abordé et la façon de le faire sont les éléments qui sont le plus ressortis des retours de lecture. Et cela m’a fait très plaisir car je me suis efforcé d’écrire un roman qui sorte des sentiers battus.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Au départ, je prenais cela comme un loisir et un passe-temps. Très vite, il a fallu que j’adopte une méthode de travail, car si vous écrivez seulement quand l’envie vous vient, vous n’avancez pas. Il faut s’imposer un minimum de règles et aussi de contraintes même si le mot peut-être mal choisi. C’est un peu comme un sportif qui veut jouer le week-end et néglige les séances d’exercice de la semaine. Il y a selon moi plusieurs ateliers d’écriture. Il faut d’abord avoir la matière, c’est certainement le plus important. Dans un premier temps, je commence donc à empiler les idées telles qu’elles me viennent. Parfois, je lis d’autres livres qui m’inspirent et je prends des notes en même temps. Dans un second temps, je développe autour des idées pour constituer des paragraphes que je reporte ensuite dans des chapitres. L’étape suivante consiste à mettre du liant. Selon le moment de la journée, je fais des choses différentes. C’est le plus souvent tard en soirée que me viennent les idées et que je me lâche … Le matin tôt est plus propice à la mise en forme … avec bien sûr mon mug de café et mon toutou pour m’accompagner ! L’écriture du premier et du dernier chapitre dans leurs grandes lignes viennent assez tôt. Je pense que l’on peut faire l’analogie ici avec la construction d’une maison ; les fondations, les murs, la mise hors d’eau. Je me suis appuyé sur mon métier de chercheur et sur ma façon de procéder pour rédiger des publications scientifiques. J’ai trouvé que l’on pouvait établir une certaine analogie entre les deux formes d’écriture et cela m’a beaucoup aidé et apporté aussi une forme de cohérence dans la globalité de mes activités.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Je vais poursuivre le travail d’écriture car cela fait désormais partie intégrante de ma vie. Aussi j’ai envie de continuer à aborder des sujets qui me tiennent à cœur comme les dommages collatéraux causés par le réchauffement climatique et les solutions envisageables, ce qui fait partie de mes travaux de recherche au quotidien. Cela permet d’attirer le regard des personnes sur des sujets majeurs. Mais j’ai aussi envie de me lancer dans des polars qui ne cherchent pas à véhiculer nécessairement des messages. Pour tout dire, j’ai deux livres en préparation dont l’un est la suite du premier et l’autre est un polar à propos d’un sérial killer qui circule parmi les TGV. C’est assez inouï et inspire plutôt du ‘no go’ que ouigo !!!  

Jean-Louis Roujean, auteur de Le morpho bleu, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.