Entretien avec Marc-Antoine Beldent auteur de César, David et Rosalie

Entretien avec Marc-Antoine Beldent auteur de César, David et Rosalie

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

D’abord un réel étonnement de constater qu’effectivement j’avais réussi à écrire un  roman, tout seul et sans aucune assistance. Ensuite, une certaine fierté s’est  dégagée de cet instant. 

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

La critique est toujours une chose délicate. Quand elle est familiale, elle est  généralement bienveillante. Lorsqu’elle est amicale, elle peut être dénaturée par la  jalousie d’une réussite possible. Quant à la critique anonyme, je n’en ai tout  simplement aucune idée.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

J’ai énormément apprécié ma relation avec les éditions Maïa, elle a toujours été  claire, précise et bienveillante surtout. Ce fut une relation essentiellement  épistolaire qui n’a jamais été anxiogène ni envahissante pour me laisser une liberté  totale sur la destinée de ce roman. J’ai juste été guidé et c’est capital pour bien  danser.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

J’ai voulu incorporer plusieurs originalités dans cet écrit que je n’ai pas forcément  très bien maîtrisé, je pense que ce sont des erreurs de jeunesse de vouloir “faire le  malin“ comme on dit. 

D’abord une originalité grammaticale qui a été d’utiliser le présent pour l’un des  protagonistes et l’imparfait pour le personnage féminin afin de donner au lecteur  l’impression que l’un était vivant et l’autre décédé. 

Puis j’ai voulu développer une mini-intrigue qui était de découvrir le nom d’un  comédien célèbre se cachant derrière le personnage de Thomas. Cette seconde  originalité a, me semble-t-il, été plutôt bien comprise.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Je suis un écrivain du matin, ce qui ne veut pas dire matinal, mais j’ai eu besoin de  démarrer ma journée face à mon ordinateur, juste après le petit déjeuner, et ce,  durant 3,4 heures au maximum. J’ai la chance d’habiter à Arcachon dans un 

appartement calme avec une vue sur la lagune, donc dans un contexte  extrêmement favorable. 

Ensuite, armé d’un calepin et d’un stylo, j’allais me promener, peu importe ou  d’ailleurs en voiture principalement. Cet espace clos et intime a été véritablement  un puits à idées et à décisions. Et ensuite, la nuit me fut d’un conseil précieux  comme bien souvent dans nos vies modernes.  

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai commencé un nouveau roman, dont le titre provisoire est : L’Hémérényme. Inutile de chercher sur Google sa signification, ce mot n’existe pas, je l’ai inventé, car il me semble manquant à la langue française pour préciser la particularité d’être né le même jour qu’une autre personne. En voici un extrait :
“ Nous sommes tous les deux nés un 15 mars, du signe astrologique du poisson ascendant Poisson pour moi, Cancer pour elle, intégralement des signes d’eau de 1983 et 63. Nous avons par conséquent et au jour près, vingt ans d’écart et sommes ce qu’on appelle communément “ jumeaux d’anniversaire “. Mais, quand l’âge de raison entra en jeu dans ma vie, nous avons eu avec Barbara un questionnement sur cette formulation qui nous paraissait trop éculée, voire dépassée. Alors, nous avons imaginé un nom inexistant dans notre dictionnaire et par conséquent dans la langue française, que l’on soumettra sans doute un jour à Erik Orsenna et à son académie pour le faire exister. Ce mot est : “ L’Hémérényme “. Une contraction, d’Héméra ou Héméré, une divinité primordiale dans la mythologie grecque de l’Antiquité incarnant la lumière terrestre qui personnifie donc le Jour et d’onyme, tiré du grec onoma, qui signifie porter un nom. L’hémérényme. Un adjectif et un nom masculin, forcément…“

Marc-Antoine Beldent auteur du livre César, David et Rosalie sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.