Entretien avec Maxime Aubin auteur de Le tour du monde sans fromage
Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?
J’ai eu du mal à réaliser que c’était le mien, mais comme il y a ma tête et mon nom dessus, c’est vite revenu. J’ai ressenti beaucoup de fierté !
Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?
Les retours ont été très bons, et les lecteurs ont adhéré à mon humour. Quand on écrit de manière décalée, on doit s’attendre à ce que certaines personnes puissent être insensibles à ça ou n’entrent pas dans cet univers. Mais des lecteurs qui ne me connaissaient pas ou très peu se sont bien marrés.
J’ai également eu de très bonnes surprises de la part de personnes rencontrées en voyage, pendant 5 minutes ou une journée, qui ont lu le livre. Certains lecteurs du blog que je ne connaissais pas m’ont écrit pour me dire qu’ils lisaient mes aventures depuis plus de dix ans et qu’ils avaient acheté le livre pour cette raison.
Des retours inattendus et très touchants.
Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?
La correction est importante, mais la reformulation à haute voix l’est encore plus. Il y a également un très gros travail de recherche pour employer certains termes dans les bonnes règles, comme les marques déposées par exemple (Caddie, Kevlar, etc.)
Enfin, j’avais commencé en écrivant d’une manière assez classique, pensant que ça devait plaire à tout le monde. J’ai relu le premier chapitre, puis je l’ai effacé pour tout recommencer. Il fallait que ce soit moi, mon écriture et surtout, que je me fasse rire en premier.
Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?
C’est ma manière d’écrire qui rend le récit original. Depuis bientôt 15 ans, de nombreuses personnes font le tour du monde, en solo, en couple ou en famille.
Il fallait donc que ce soit raconté avec mon écriture, mais aussi ma vision du monde et mes valeurs. Certaines ont d’ailleurs été ébranlées pendant cette année de voyage.
Les lecteurs qui me connaissent ont acheté le livre parce qu’ils aimaient déjà ma manière d’écrire. Le récit commence à Pékin avec nos premiers problèmes et l’autodérision qu’il faut. Les nouveaux lecteurs savent tout de suite dans quoi ils s’embarquent.
Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?
Pendant un an, du 1er janvier au 31 décembre 2023, j’écrivais un peu chaque jour. Un chapitre correspond à la traversée d’un pays. J’envoyais chaque chapitre à mes trois correcteurs que sont ma mère et deux amis, Thibault et Blandine (que je remercie encore).
Pour écrire, je fais d’abord un récit factuel. Je liste les étapes de voyages, les aventures vécues, éventuellement les noms de lieux et les prix si c’est nécessaire. Ensuite, je relis en ajoutant quelques touches de décalage. Il arrive que parfois le texte sorte tout seul, en fonction de l’inspiration du moment.
Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?
Je travaille actuellement sur le récit de mon aventure en solo, la vie en van en Nouvelle-Zélande, vécue 3 an après le tour du monde sans fromage. J’ai d’autres projets d’écriture à côté, qui restent secrets pour l’instant.
Maxime Aubin auteur du livre Le tour du monde sans fromage disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.