Entretien avec Philippe Gomar auteur de Le sang du ciel
Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?
C’est mon deuxième roman, et je dois admettre que j’avais ressenti quelque chose de plus fort encore pour le premier, l’effet de nouveauté, sans doute.
Mais pour celui-ci, j’étais profondément heureux, car c’est un livre que j’aime énormément.
Le premier m’avait permis de construire certains automatismes, et j’ai pu les mettre pleinement au service de ce deuxième texte. Par-dessus tout, j’espérais qu’il allait trouver son public et c’est cette attente-là qui rendait la parution si précieuse à mes yeux.
Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?
Les retours ont été très positifs.
Les lecteurs étaient contents, ils avaient aimé le livre et ce qui m’a particulièrement touché, c’est que des personnes venues d’horizons très différents y ont trouvé quelque chose.
Ce qui a retenu leur attention, c’est le côté original et fantastique de l’histoire, avec un thème central qu’ils ont trouvé à la fois audacieux et inédit, et qui, je crois, mérite d’être découvert par les lecteurs eux-mêmes.
Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?
Je ne fais aucun plan.
Je m’installe devant l’ordinateur et je construis l’histoire au fur et à mesure que je l’écris. Je ne sais pas à l’avance ce que je vais raconter. C’est en écrivant que j’invente les choses, que les idées viennent.
Ma méthode repose sur trois passages successifs.
Le premier jet est le plus long ; c’est là que l’histoire prend forme.
Je reviens ensuite sur le texte pour développer certains passages.
Enfin, lors d’une troisième lecture, je travaille les tournures de phrase, le style.
Une fois cette étape franchie, j’estime avoir fait le tour.
Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?
Oui.
Je suis même déjà en train d’écrire le troisième. Il s’inscrira encore plus profondément dans le registre du fantastique que le deuxième, car c’est un thème qui me passionne : il permet de repousser les limites de l’imagination, d’explorer l’imaginaire au maximum, sans contrainte.
J’ai longtemps eu le sentiment d’écrire dans un cadre trop étroit.
Désormais, je ne veux plus de cadre. Les seules limites que j’accepte sont celles de ma propre imagination.
Cela dit, je ne veux pas me cantonner à un seul genre.
Le troisième s’inscrira dans le registre du fantastique, mais le quatrième pourrait être tout autre chose, peut-être un roman policier.
Ce qui m’importe avant tout, c’est de trouver une histoire originale, voire inédite, quel que soit le style. À partir du moment où l’histoire est là, vraiment là, je rentre dedans.
Philippe Gomar auteur du livre Le sang du ciel disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.