Bons baisers posthumes

Lorsque je suis partie à Paris pour mes études, mes parents et moi entretenions une correspondance assidue ; des lettres qui se terminaient toujours par Bons baisers.
Les idées de mon père et de ma mère sur le rôle et la place de la femme dans la société correspondaient à leur culture et à leur génération. Ils ont su cependant laisser leur fille s’envoler vers ses rêves. Ce fut d’abord le sport, un diplôme de professeur EPS qui m’a permis de m’offrir des cours de musique et de financer une bonne formation en danse contemporaine, une passion dont j’ai fait mon métier. Passion se juxtaposant à une autre : la littérature et l’écriture.

Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !

 

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Une fille qui écrit à sa mère, quoi de plus normal. Ce qui l’est moins c’est que ces lettres s’adressent à quelqu’un qui ne vit plus depuis fort longtemps. Un dialogue avec le néant qui raconte une vie de femme, s’égrenant tout au long du 20e siècle dans une Alsace torturée, juxtaposée à celle de sa fille s’interrogeant sur la condition féminine ; un récit entre rires, larmes et tendresse.

Ce roman explore les influences de l’éducation parentale et des relations et perceptions sociétales sur l’évolution d’une personne. Logiquement tout un chacun souhaite goûter au bonheur, et l’on peut s’appuyer tout autant sur les bonnes que sur les mauvaises fortunes de la vie pour y accéder. Être heureux c’est surtout être en paix avec soi-même et avec les autres. Ce livre est un chant d’amour de la narratrice pour sa mère qu’elle croyait ne pas aimer.

Extrait

Chère maman, j’en reviens au temps des oisillons et j’aimerais te raconter ton jardin. Le vrai, celui au bord du village, de l’autre côté des remparts, derrière l’entrepôt des pompiers. Le terrain s’appelait « Auf der Wacht » – sur ses gardes – une dénomination prémonitoire qui appelait à la vigilance. Peine perdue. En 1965 la commune a effacé ton chef d’œuvre pour la construction de la nouvelle école. En échange on t’a donné un terrain deux fois plus grand, à deux pas de là. Celui-ci s’appelait « Engelgarten » – le jardin des anges. Mais il y eut erreur sur la marchandise. Le massif de rhubarbes avait beau être magnifique, les fraises toujours aussi succulentes, les pêches de vignes sucrées, juteuses et délicieusement croquantes, ce jardin n’avait rien d’angélique. Il n’avait pas d’âme.

Non, je ne veux pas te parler de celui-ci mais DU jardin, celui de mon enfance : une merveille, une œuvre d’art. Tu devais bien avoir du plaisir à y travailler puisqu’il était si beau !
C’était un jardin potager, avec des plates-bandes bien alignées, bien entretenues. Il y avait aussi de jolies bordures, plein de fleurs et un énorme abricotier. A côté de la cabane, un puits avec une grosse pompe à main en fonte que tu amorçais avant que l’eau ne coule dans le réservoir où les pluies avaient déjà fait de bonnes réserves. Un grand réservoir en pierre tellement haut que je n’arrivais pas à y tremper mes mains ; peut-être d’ailleurs était-il en béton, mais le soleil, les intempéries et le temps qui passe lui avaient donné un aspect vénérable. Je t’aidais à la cueillette des haricots verts et des petits pois, mais je préférais celle qui permettait de picorer des groseilles, des fraises ou des framboises. Seule la saison des haricots verts et des petits pois mettait les mains masculines à contribution. Des tombereaux à équeuter et à écosser pour la provision de conserves hivernales. Exceptionnellement, la corvée concernait tout le monde

Qu’est-ce que j’aimais bien partir avec toi au jardin, en trottant derrière ton vélo. Lorsque tu n’avais pas besoin de moi, ce qui était souvent le cas, j’allais cueillir des fleurs dans le pré attenant. Une friche. Une jungle pour Lilliputiens. Il y avait plein de petites fleurs miniatures, des œillets roses, des iris bleus, des pensées multicolores. Graines échappées du jardin que le souvenir de tes mains attentionnées avait rendues à une beauté originelle magnifiée. Probable que j’aie rencontré des lutins.

Chère maman, il est impossible que tu n’aies pas eu, toi aussi, ta part de rêves !

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