De l’Ukraine à la France : mémoires de mon grand-père

Carnet de Vassili D. Naoumoff (1896-1924)

C’est après le décès de mon grand-père, Vassili Naoumoff, en 1981, que mon père découvrit parmi le peu d’affaires qu’il avait laissées, un manuscrit, rédigé en russe, où il relatait les premières années de sa vie (1896-1924) : de sa naissance en Ukraine, dans la région de Kharkiv, à son départ au Maroc ainsi que des lettres échangées avec sa famille alors qu’il était en exil.

Quelques années se sont écoulées avant que nous commencions à retranscrire, à traduire et à mettre en forme ces textes avec mon père dont le russe était la langue maternelle. Papa nous a quitté en octobre 2020 et j’ai donc terminé seule ce devoir de mémoire.

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Rien ne prédestinait Vassili Naoumoff à une vie tumultueuse. Né en Ukraine en 1896, dans une famille de petite noblesse, il mène une vie paisible dans une famille aimante et effectue sa scolarité dans la région de Kharkiv en Ukraine, puis à Koursk en Russie. Il rêve de voyages et part étudier à l’Institut Polytechnique Pierre le Grand de Saint-Pétersbourg. C’est alors que la guerre éclate et qu’il décide, contre la volonté de ses parents, de s’engager pour sa patrie et de devenir cadet du tsar. Après une formation militaire éclair à Saint-Pétersbourg, jeune officier de 20 ans à peine, il prend la tête d’un détachement de 300 jeunes soldats. Fin 1916, il rejoint le front en Ukraine et en Roumanie où il affronte les Turcs et les Allemands, vit à l’hôtel, en pension, ou dans les tranchées mais conserve le plaisir et trouve le temps d’aller au théâtre… C’est là, début 1917, qu’il entend pour la première fois parler de la Révolution. Il choisit alors de continuer à se battre dans les rangs de l’Armée blanche. Après bien des péripéties, décoré de l’ordre de Saint-Nicolas le Thaumaturge et promu Capitaine, il embarque finalement à Sébastopol avec des milliers de russes et parvient à Constantinople en novembre 1920. De là, il est envoyé avec d’autres réfugiés russes à Gallipoli (actuellement Gelibolu), une petite ville turque située sur une étroite presqu’ile à l’entrée de la mer de Marmara. Après une tentative pour se rendre au Brésil, un passage par la Corse et à nouveau par Constantinople, il s’engage dans la Légion Etrangère en 1921 et est envoyé en Algérie et Maroc. Il obtient finalement la nationalité française en 1927.

Extrait

La capitale avait un air inhabituel. Les lampes électriques n’étaient plus allumées dans les rues : c’était les nuits blanches de Saint-Pétersbourg et tout était baigné d’une lumière fantomatique. On pouvait lire les plus petits caractères sans allumer de lampe. Parfois, pendant la nuit, je flânais dans les rues, dans les parcs, ou bien j’allais sur la langue de terre, la Flèche de l’île Vassilievki. De sombres pressentiments commençaient à m’envahir. Je décidai enfin de rentrer à la maison. Je fixai le jour de départ, adressai un télégramme chez moi pour que l’on envoie des chevaux me chercher à Louhansk à l’arrivée du train, et je quittai la capitale le jour de Saint-Pierre et Saint-Paul, le 12 juillet 1914. Ce fut la première et dernière année où je vécus à Saint-Pétersbourg en temps de paix. Un mois plus tard, la ville s’appelait déjà Petrograd.

Je fus accueilli joyeusement à la maison et félicité pour mes résultats. Tous étaient contents sauf moi. Je me sentais étranger parmi les miens. Peu après, mon oncle et ma tante sont venus de Koursk pour passer une quinzaine de jours avec nous. Un jour, alors que nous prenions tous le thé dans le petit jardin que Papa avait lui-même planté autour du rucher, nous remarquâmes un cavalier qui se dirigeait à toute allure en direction du village. Des attroupements commencèrent à se former et à s’agiter. Il régnait une animation tout à fait inhabituelle pour un jour de semaine ordinaire.

Quelques minutes plus tard, l’instituteur vint nous annoncer que la mobilisation était déclarée. A compter de ce jour, les événements se succédèrent à la vitesse de l’éclair : la guerre contre l’Allemagne, les Etats entraînés dans la guerre les uns après les autres… En peu de temps, la moitié du monde s’embrasa.

 

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