De rien

Français originaire du Hainaut belge, je n’avais jusqu’à présent contribué intensément qu’aux seuls domaines de l’enseignement universitaire (ULB et universités africaines), de la recherche, de l’écriture d’ouvrages de géométrie différentielle et de mécanique édités aux États-Unis et en Europe.
Le héros du roman pose un principe aisément vérifiable : « Quitter l’univers de l’enfance est abandonner tout espoir de retour, sinon en trichant par le souvenir. »
Me souvenant d’un diplôme européen de dissertation, alors élève de l’enseignement secondaire, j’avoue avoir triché puisque je renoue avec la littérature française. Cette faiblesse me sera pardonnée car sans elle le lecteur n’aurait pu connaître des aventures africaines et universelles, débutant par une accusation de meurtre et finissant par une décision du tribunal cosmologique.

Cher lecteur, je ne peux que vous remercier par avance de soutenir l’édition d’un « roman sucré-salé » mettant en appétit tout esprit curieux des choses de l’Univers, de métaphysique et de comportements humains.
Vous désirez contribuer à cette création ? Votre nom, si vous le souhaitez, sera mentionné dans ce livre que vous recevrez en avant-première !

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Albert ne serait-il pas le témoin de quelques vérités terrestres et secrets universels ? Ce voyageur, n’ayant pour seul maître que le temps et l’espace pour seul serviteur, aurait-il la faculté de plonger des esprits curieux dans cet univers spatiotemporel ainsi précisé ? Oui, à une seule condition : que leur curiosité soit éprise de savoir, de rêve et de liberté, dispositions problématiques dans toute communauté d’assujettissement ou de coercition divine.
Diverti de situations drôlement campées, le lecteur pourrait s’attarder sur des notions scientifiquement vulgarisées accompagnées de réflexions métaphysiques.
Des erreurs telles les religions, la politique française et bien d’autres se sont invitées dans ce roman assurément original, visionnaire probablement, subtil à l’évidence. Elles sont corrigées d’une plume caustique, voire chirurgicale.


EXTRAIT 1
Un militaire indiqua à Albert l’endroit où garer son véhicule. Demanda :
— Rapatriement ?
— Oui, une personne.
— Patientez, nous terminons le déchargement. Encore quelques minutes et nous embarquerons les quinze passagers prévus.
Albert et Lisa descendirent de voiture.
Ils se tinrent à l’écart.
La vacuité de l’instant les avait isolés.
Ils semblaient étrangers à l’agitation ambiante.
La séparation était proche.
Albert serra Lisa contre lui.
S’immergea dans son regard.
Il savait qu’elle emporterait une bonne part de lui-même.
Elle se blottit davantage.
Elle ne s’était pas trompée sur lui : « L’homme qui parle vrai ». Il était la profondeur opposée à l’apparence.
Elle ferma les yeux.
Elle voulait ainsi retenir les dernières images, éviter que les derniers désirs, jamais, ne s’adoucissent.
Elle lui tenait la main comme pour tout donner et tout recevoir.
Un appel.
L’avion faisait voir des entrailles saisissantes.
Des filets. Des sièges qui n’en étaient pas. Suspendus. Garantissant la verticalité. Bien alignés au fuselage.
Des harnais.
Des caisses boulonnées.
Le tout bien rangé.
Les membres d’équipage : quatre hommes et une femme revêtus de combinaisons.
La séparation.
L’intemporalité la plus totale.
Une dernière porte claque.
Des hélices hachent l’air.
Des vrombissements successifs.
Une masse hideuse.
S’éloigne.
S’élève.
Amorce un virage au-dessus du lac.
Emporte l’être le plus précieux.
Semble disparaître.
Réapparaît.
Plus elle s’efface, plus le vide emplit l’esprit d’Albert.
Quand elle n’est plus qu’un point, Albert n’a plus pour seul horizon que l’univers de l’absence.
La part de son existence emportée par Lisa lui appartenait-elle encore ?


EXTRAIT 2
À ce moment, il pense à Lisa qu’il devine commençant à s’inquiéter. Mais il ne pouvait abandonner ses coéquipiers. « Et puis, une victoire, ça se fête », se mentit-il.
Ils pénétrèrent dans le bar qui venait d’ouvrir.
Trouvèrent facilement une table libre.
Déjà, des effluves de bière envahissaient les sens olfactifs d’Albert. Les ventilateurs tournaient à petite vitesse.
Et c’est parti ! Le boxeur appela la barmaid. Deux tournées rondement pompées.
Et hop ! Oubliée, la soif intense ressentie lors des matchs.
Troisième tournée, et les chopes trinquaient comme pour mieux ressusciter la victoire.
Quelques filles se déhanchaient sur la piste de danse. S’enroulaient telles des lianes.
Certaines se tortillaient et, défiant les lois de la pesanteur, faisaient sauter leur poitrine d’ébène.
Une autre, certaine de sa félinité, se reposait d’une danse lascive. De son chemisier blanc, elle gardait l’espoir d’une lascivité plus rentable.
Intimement, Albert confessa volontiers qu’elle en avait l’étoffe…
L’espace d’un instant, Albert s’inquiéta :
« Aurais-je trop bu ? Ce n’est pas possible. »
Incrédule, il écarquilla les yeux dans la pénombre et profita du bref éclairage d’un spot.
Maintenant, il en était certain :
« Mais oui !… Ce gros cylindre que deux bras d’un corps gracile entourent, c’est Jack ! »
À la fac, Albert et certains de ses collègues l’appelaient le cylindre, car son corps en avait parfaitement épousé la forme. Qu’une paire de bretelles lui fût indispensable était une évidence s’imposant à tous, sauf à lui. Il croyait probablement qu’une ceinture faisait plus « moderne ».
Cette « modernité » avait un prix. Toutes les dix secondes, il était obligé de remonter son pantalon.
Ce collègue n’était pas idiot. Danser en se serrant contre sa partenaire, une métisse plutôt mignonne, empêchait le pantalon de descendre. Et même, pensait-il peut-être, se frotter pouvait le faire remonter.
« Vouloir plaire de la sorte relève de la tromperie », se divertit Albert.
Il n’aimait pas ce coopérant. S’ils avaient été amis, Albert aurait pu être de bon conseil en lui suggérant une ceinture élastique. Mais leur inimitié n’avait aucun rapport avec un accessoire vestimentaire. Ce coopérant s’occupait un peu trop de politique universitaire locale et plutôt douteuse.
Fin du slow. Jack apparut à la lumière… Aperçut Albert… Gêne extrême…


EXTRAIT 3
Albert avait été désigné comme un des experts chargés de préciser l’état des connaissances irréfutables concernant l’existence de notre Univers. Il avait minutieusement fait l’état de la question.
En cette période de fin de vingt et unième siècle, la théorie de la relativité générale d’Einstein avait gardé tout son sens remarquablement original : remplacer la notion de gravitation par une géométrie, celle d’un espace courbe, la courbure de l’espace-temps étant induite par la gravitation. Contenant et contenu ne faisaient qu’un !
Albert et ses collègues avaient rappelé que la gravitation était l’expression de la courbure due à la présence de matière courbant la lumière, un cadre géométrique connu depuis longtemps comme étant non euclidien – pas celui de notre quotidien – dès lors que les grandes vitesses proches de la lumière étaient en jeu ainsi que les grandes dimensions de l’Univers.
Par le biais de la mathématique, les experts avaient précisé que, historiquement s’entend, la relativité générale permettait d’envisager l’origine de notre Univers comme une singularité, c’est-à-dire un point caractérisé par des paramètres qualifiés d’infinis tels que densité et température. Ce début d’un Univers s’étendant et se refroidissant instantanément portait historiquement le nom de Big Bang, ce que plus personne n’ignorait.
À vrai dire, cet aspect singulier à un instant strictement « zéro » était à prendre avec des pincettes, car le temps n’existait pas stricto sensu et était une sorte de dimension d’espace naissante au même titre que les autres dimensions !
Mais dans son « incommensurable générosité », Mathématique ne mettait-elle pas, par exemple, la notion d’infini à disposition du monde physique ? Cependant, la notion mathématique d’infini et notre Univers étaient-ils faits pour s’accorder ? L’infiniment grand et l’infiniment petit sont une chose, mais l’infini c’est autre chose ! La physique se devait de recadrer ces choses.
Les chercheurs savaient depuis longtemps que la relativité générale ne pouvait à elle seule décrire la naissance et encore moins la structure matérielle originelle de notre Univers. Dans un contexte infinitésimalement réduit, la mécanique quantique était la seule théorie habilitée à décrire le premier déclic de l’Univers.
Souvenons-nous, l’odyssée décryptable de l’Univers débute immédiatement après l’ère de Planck, sorte de barrière délimitant le domaine de la connaissance des événements quantiques à l’origine de la naissance de notre Univers. L’espace-temps n’est interprétable qu’au-delà de cette barrière. En deçà, c’est-à-dire de la genèse de l’Univers à cette limite de Planck, le temps et l’espace ont une signification bien différente de nos concepts physiques.
Mais la notion d’instant zéro déterminé peut-elle exister ? Cette question a-t-elle un sens ? La réponse semble très claire : non ! La théorie quantique nous le rappelle.
Par contre, un instant zéro indéterminé ne serait-il pas tout indiqué ? Et alors, pourquoi pas des méthodes mathématiques mettant en jeu des temps imaginaires ?
Par ailleurs, les théories les plus abouties ne peuvent gérer des énergies et courbures monstrueuses et inimaginables, des phénomènes mêlant gravité et quantique, à moins d’introduire une sorte de gravité quantique échappant de moins en moins à notre entendement.

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