Fins de parties

Franc-Comtois émigré depuis quelques années à Marseille et travaillant dans le domaine de la formation pour adultes et du numérique, pour l’état « civil ». Passionné de lecture et de cinéma, ayant commencé par l’animation d’ateliers d’écritures avant de me lancer dans la publication. Inspiré par les lieux qui me marquent et parfois aussi les rencontres, les images…

Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciement et vous recevrez le livre en avant-première !

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Projet terminé

L’incipit d’une des nouvelles reprend une citation de James Salter qui dit qu’on a tous deux vies : celle que les gens croient que vous menez et celle que l’on mène réellement. La deuxième est souvent beaucoup moins facile que celle que l’on vous attribue. Tous mes personnages ont pour point commun de chercher à fuir leur passé ou à retarder l’avenir au cœur d’environnements hostiles. On découvre leur désarroi teinté souvent d’insolence, dans des sociétés où malgré les apparences c’est à eux qu’il revient au final d’inventer leurs propres règles du jeu. De Marseille où je vis jusqu’au désert de Californie en passant par la Nouvelle-Orléans ou le Midwest c’est aussi un peu un inventaire des lieux qui m’ont traversé et ont laissé sur moi leur empreinte.

Extrait

Les œufs brouillés crament sur la plaque pendant que la dispute monte. Deux vieux pédés, dorés comme des brioches de chez Aspen Mills Bread à peine sorties du four, en peignoir et tongs Havaianas, sont en train de s’engueuler parce que le responsable du lotissement reste intraitable et que les animaux ne sont pas admis. Partout ailleurs, la scène serait tout juste bonne pour un mauvais soap. Sauf à Sahara Park, un parc de mobile homes en bordure de la Highway 111 à seulement 2 miles de downtown.

Une sorte de réserve d’Indiens pour retraités friqués, mais pas trop, juste comme eux. Ils ont payé 120 000 dollars un cube vert pomme posé sur une dalle en béton. Une chambre, une salle de bain et une cuisine qui ouvre sur le living room avec vue sur les montagnes. Les cactus plantés à côté de la boite à lettres dans un îlot de cailloux d’un blanc aveuglant rappellent qu’il fait une chaleur nucléaire en été. L’entrée latérale couverte d’un avant-toit abrite une Chevrolet impala bleu marine qui aurait mérité mieux pour finir ses jours.

Le thermomètre n’a pas survécu et cherche désespérément une explication aux informations aberrantes que lui envoient ses capteurs. Malgré tout, il règne d’habitude un sentiment de détachement du monde et l’existence semble s’étirer paisiblement, emplie de cette sensation monotone que demain sera une éternelle journée de ciel bleu.

Quelque chose de l’ordre de l’inexplicable et que l’on aurait tendance à attribuer au vent du désert, faute de mieux. Mais il a fallu qu’ils tombent sur une espèce de nazi qui déteste les Jack Russel !

  • Les étapes de création

    Mon objectif est d'atteindre 990 € de pré-ventes afin de rendre possible la réalisation des maquettes, la correction, l'impression et la promotion. C'est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, lecteurs et amoureux des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité grâce à une équipe de professionnels.