La lumière brille dans les ténèbres…

par Christelle Manant

Lorsque j’ai commencé l’écriture de ce livre, je venais à peine de refermer la Divine Comédie de Dante ; et cette œuvre essentielle m’a beaucoup servi à comprendre les rouages de l’âme humaine, ses imperfections ; ces mêmes imperfections qui m’ont poussé à créer des personnages à la recherche de leur propre humanité et transcender mauvaise foi, colère, peines et chagrins.

J’ai donc réuni trois personnages que j’ai passés au vitriol dans un roman-fleuve philosophique, symbolique et surtout accessible à tous, qui vous conduira de l’Italie vers l’intérieur des Terres Cathares à proximité de Rennes-le-Château, vaste région d’Occitanie bien connue des chercheurs trésors.

La lumière brille dans les ténèbres est une ode à l’espérance pour celles et ceux qui souhaitent s’affranchir des chaînes maudites générationnelles, apprendre à vivre pour soi-même, s’aimer tels quels, ou encore assumer l’absolue liberté d’agir à sa guise quel en soit le prix et se couronner, comme le dit si bien Dante : roi et pape de soi-même, à sa juste place, lucides sur ce que l’on peut encaisser ou pas et sans fausse culpabilité, reliquat de notre nature imparfaite et souvent d’une éducation rigide.

Je fais aujourd’hui appel à vous pour réaliser ensemble ce projet d’édition. Je vous propose de contribuer à la naissance d’un livre et de devenir des partenaires pour cette création. Votre nom en tant que contributeur sera présent dans le livre et vous recevrez le livre en avant-première !

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Jours avant lancement

Graziella, Milo et Edouardo avaient tout pour être heureux : fortune, gloire, talent, rien ne manquait à leur ascension prodigieuse avant qu’un drame absurde survienne et condamne Graziella à la fuite, déséquilibrant la destinée du trio. Réfugiée dans une ville anonyme, elle sacrifie son mariage avec Milo, sa carrière de pianiste et son duo qu’elle formait avec Edouardo. Pour échapper à la culpabilité, elle fait l’apprentissage d’une vie sans souvenirs, hermétique à sa propre souffrance et à celle de son entourage. Mais sans nos souvenirs, sommes-nous ce que nous sommes ? Pouvons-nous oublier d’où l’on vient et ceux qu’un jour nous avons aimés ? Edouardo et Milo apprendront à leurs dépens à vivre avec l’absence de Graziella, devenant des êtres rancuniers, pâles caricatures d’eux-mêmes, où dans leur nouvelle existence, ils ne seront ni à leur place ni les bienvenus s’ils n’arrivent à faire preuve d’honnêteté et de sincérité.
Tous les trois n’échapperont pas à leur mauvaise conscience, à leurs mauvais choix. Il leur faudra se voir tels qu’ils sont : orgueilleux, envieux, avares, luxurieux, gourmands, paresseux et colériques. Dans leur plus grande misérabilité, parviendront-ils à gagner le courage et la force du pardon qui leur fait défaut ? Et vous, arriverez-vous à leur pardonner ? Ou adorerez-vous les détester de vous tendre un si affreux miroir ?

Extrait

« L’appartement était devenu aussi glacial qu’un tombeau agité par de puissants courants d’air froid ; cette froideur avait pris source dans les rameaux de leur amour, qu’ils avaient inconsciemment laissé mourir entre les doigts fermes de la glace ; au fil du temps, cette même glace s’était allongée entre les souches, laissant leur jardin conjugal dans un climat hivernal. Au dégel, leurs cœurs étaient devenus dédaigneux, indociles, jusqu’à la fournaise de l’été où tout avait éclaté, laissant derrière eux un jardin médiocre, sans arbres feuillus ni rien à contempler qui aurait pu les contenter, les consoler et les convaincre de tout accepter et recommencer. La besogne leur avait semblé trop mégalithique. Le travail trop laborieux avait foudroyé l’espérance de cultiver de nouveaux fruits, en ce lieu de silence devenu à présent stérile. Alors, Graziella était partie au milieu de l’automne, peu avant l’arrivée de l’hiver. Il ne lui pardonnait pas ce départ, même si tous deux avaient leurs tords et leurs raisons songeait-il, parfois, sans pousser la réflexion plus loin. Entre eux, l’illusion, le déni avaient tendu un dangereux filet qui gardait en suspend leur tristesse, défigurant leur réalité devenue âpre, sans aucun souvenir de ce qui les avaient conduits un jour à s’aimer. Il n’y’avait rien à faire. Milo Sciarelli ne voyait pas la peine de sa femme, pas plus que Graziella acceptait de reprendre contact avec lui, refusant toute explication, toute discussion depuis des mois et il était difficile pour lui d’accepter une rupture aussi frontale qui le privait de son rôle de père. Et c’est derrière l’absence de ce rôle qui rongeait son cœur qu’il se mettait à l’abri.

Dans son errance, sa déambulation hasardeuse de pièce en pièce, à l’affût d’une sensation de soulagement, il poussa timidement la porte de la chambre de sa fille. S’attendait-il à la voir, là, ici assise à son bureau, ou allongée sur son lit ? Au centre de la chambre, Milo restait bras ballants, l’air défait, l’estomac creusé. Puis, l’absence déraisonnable de jeux et de jouets incarcérés dans les placards lui donna l’irrépressible envie de les libérer de leurs geôles. Depuis le temps qu’il n’avait pas vu sa fille jouer… l’adolescente avait gardé ses poupées dans deux caisses. Pris par l’urgence de se remémorer les sourires, ou peut-être même, la profonde indifférence et l’ennui de Clarissa — calqué souvent sur celui de sa mère lui tendant un abominable miroir, songea-t-il tout à coup, amer — il ouvrit avec ferveur les deux caisses en plastique. Milo crevait sous l’envie de se souvenir des jours heureux, mais il ne put qu’heurter son désir à un silence de porcelaine ; sa mémoire venait de buter sur des globes fixes inconnus et cristallins, n’exprimant rien ; et pourtant… c’est à ce moment précis qu’il contempla tout son désespoir jaillir des yeux des poupées de sa fille. Et cette l’amertume d’être passé à côté de ses journées heureuses, il la but jusqu’à la lie, car il n’avait tout bonnement et simplement jamais passé une seule minute avec ses deux enfants. Ce temps éventé, dissous dans le sel du passé, il savait que jamais il ne pourrait le rattraper ni le réinventer. Et cela, Milo Sciarelli perdu dans ses 184 m² cossus et confortables, n’en prit qu’une infime mesure, une infime part de responsabilité. Peut-être par lâcheté, sans doute parce qu’on ne peut vivre sous la clarté d’une cruelle vérité qui n’apporte aucune consolation. »


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