Le roman de l’Alcazar

L’Alcazar, c’est le cinéma d’Asnières-sur­ Seine, dont la façade élégante n’échappe au regard de personne depuis le train qui arrive en gare.

Son histoire est racontée ici : elle épouse le vingtième puis le vingt et unième siècle grâce à un couple, Antoine et Céline Lescure, pu is à leur fils Jean Lescure, ensuite à son épouse, Renée, enfin, à la Ville d’Asnières et à Patrick Brouiller  .

Depuis 1961, date de son premier classement art et essai où !’Alcazar a reçu des parrains illustres (André Malraux, Robert Hossein), le cinéma d’Asnières est véritablement « élu» par ses habitant s, au gré de périodes plus ou moins difficiles, jusqu’aux années fastes qui ont vu venir de grands auteurs français (Bertrand Tavernier, Jean-Jacques Annaud, pour n’en citer que quelques-uns).

Mais dans cette histoire, bien d’autres gens s’emparent  du  cinéma pour combler  leurs vies: François, Jeanne, M. Babot, Mehdi, Nelly, Jacques, Maguy, Philippe, Guy. D’une décennie à l’autre, ils vont peupler le roman de !’Alcazar.

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Description

C’est une histoire qui raconte un territoire, une ville de banlieue à différentes époques (depuis 1908). Elle évoque quelques maires (comme Michel-Maurice Bokanowski), des personnages connus (Jacques Perrin ou Robert Hossein) et introduit des personnages de fiction pour romancer cette aventure.

 

Extrait

 

1960

Au tournant des années 60, Asnières a-t-elle changé de visage ? Les quais de Seine sont encore un lieu de promenade mais les voitures roulent de plus en plus vite sur le pont d’Asnières éclaboussant les passants dès l’arrivée de la mauvaise saison. Lorsque les pluies s’abattent, le fleuve redevient menaçant et les façades s’attristent.

Michel-Maurice Bokanowski vient d’être élu maire de la ville. Son aura de résistant, commandant de division blindée pendant la guerre (sans compter ses récentes casquettes politiques : secrétaire d’état à l’Intérieur, puis ministre des PTT), tout cela l’accompagne dans une municipalité qui se hisse désormais au 3e rang des villes de la Seine.

Ainsi, les industries automobiles et métallurgiques font travailler plus de 3 000 personnes à Asnières : Chausson, Citroën, Simca et tous les ateliers associés. L’usine de margarine Astra, installée depuis bientôt 30 ans, a été entièrement reconstruite sur le quai Aulagnier après les bombardements de la guerre et elle s’est surtout « socialement » modernisée. Chez Astra, le personnel est désormais mensualisé. L’ancienneté a baissé de seuil (10 ans au lieu de 15) et de nombreux employés bénéficient aussi d’un budget social dédié.

Les quartiers nord de la ville ressemblent eux, à un no man’s land : la population nord-africaine y loge encore dans des cabanes en terre battue ; pourtant, des pelles s’activent dans tous les sens pour faire ériger les futurs HLM. Le manque d’eau, d’électricité, de services et de soins sont dénoncés par les habitants : une épidémie de typhoïde tue beaucoup d’enfants.

 

 

L’Alcazar et l’Alhambra rythment les loisirs des familles et des jeunes gens ; ceux-ci ont rarement les moyens de fréquenter les salles parisiennes. Ces deux cinémas se départagent assez judicieusement les sorties de films : films grand public, place des Victoires (pour l’Alhambra), et films dits « d’auteurs », rue de la Station (pour l’Alcazar). Et même si la banlieue attend trois mois pour avoir les films de Paris, la chaleur humaine, les attractions diverses, les artistes qui montent sur scène, les courts-métrages (surtout ceux présentés par Jean Lescure) remplissent les vies – et les rêves – des spectateurs. A Asnières, il y a d’autres salles, aux proportions plus modestes : le Voltaire, l’Eden, le Modern, la Redoute. Mais petit à petit, celles-ci seront délaissées : leur emplacement est marginal, tout comme leurs attractions. Si on va au cinéma, autant pouvoir s’en mettre plein la vue !

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