Rockstar Baby

Je suis une jeune auteure de vingt ans. J’écris depuis le moment où j’ai su former des phrases et les coucher sur papier. Maintenant, mes textes sont davantage motivés par l’idée d’impacter les lecteurs, leur apporter une nouvelle vision de réalités différentes mais pourtant pas si anodines.

Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !

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Extrait validé 1-15

 

Rockstar Baby narre quelques mois de la vie chaotique d’une jeune femme borderline. On y suit, à l’intérieur des tréfonds de sa tête et ses émotions, sa descente aux enfers à travers la drogue et la psychose. On traverse avec elle de terribles tempêtes existentielles.

Ce qui fait toute l’originalité de cet ouvrage, c’est son écriture brute, sans fioritures, sincère et douloureuse. Le lecteur se retrouve confronté à un texte émotionnellement agressif. On en ressort bouleversé, plein de questionnements.

Rockstar Baby, c’est un texte presque nécessaire, débordant de réalisme. Le but de sa publication est d’impacter: que les lecteurs se sentent compris, écoutés, qu’ils se reconnaissent dedans et puissent enfin mettre des mots sur leurs douleurs les plus enfouies.

Extrait

L’impression de fuir la mort chaque nuit. Elle s’en rapproche de plus en plus mais repousse éternellement ses limites, jusqu’à ce qu’elle risque de céder. Sentir son cœur battre si vite qu’il pouvait s’arrêter à tout moment, pour se sentir exister, dans un geste inconscient et autodestructeur. C’était terrible de vouloir volontairement se sentir presque mourir, sentir tout son corps vriller, son cœur s’emballer et sa respiration s’amenuir tout comme son envie de vivre. Et une seule frayeur ne suffisait pas : à peine le bad trip terminé que la sensation de sobriété reprenait le dessus et l’effrayait plus encore que le néant qu’elle frôlait. Dans le bad trip, comme dans des putains de montagnes russes, chaque minute était imprévisible, et son cœur ne cessait de perdre le rythme, tout comme dans un grand huit infernal et interminable.

La vérité, c’était que de se sentir sur le point de disparaître procurait une sensation si profondément ancrée dans la réalité qu’elle ne laissait place à aucune interrogation ou pensée diverse, et c’était relativement reposant. La sensation d’être accrochée à un moment précis était déstabilisante et source d’adrénaline. Elle d’habitude si peu spontanée et terre à terre ressentait soudain un calme immense et presque salvateur, contrairement à son pouls qui battait d’une vitesse effrénée. C’était comme de la mutilation, mais psychologique. Elle savait que son trip pouvait mal se passer, pourtant elle consommait quand même, et craignait plus la sobriété que la mort. Terrible constat. Son état se dégradait et elle ne faisait rien pour aller mieux. Elle avait même volontairement sauté plusieurs rendez-vous chez son psychiatre, qu’elle voyait quand même tous les mois à l’habituelle. Elle se contentait d’aller chez le médecin et de raconter des conneries pour se faire prescrire ses anxiolytiques préférés, alors que son psychiatre ne l’aurait pas fait. Elle avait dû se sevrer de ces médicaments, quelques années plus tôt. C’était encore quelque chose dans lequel elle retombait.