Subversives

Je suis MERONE, j’ai fait des études littéraires à la Sorbonne d’où j’ai obtenu un master. Dans un premier temps, j’ai commencé à déclamer sur scène dans un club de théâtre, puis au collège, j’ai écrit mes premiers vers.

Ensuite, j’ai publié plusieurs ouvrages personnels, dont le roman : Chroniques d’un oiseau blessé chez l’harmattan, j’ai participé à quelques anthologies en tant que projets communs. J’ai obtenu le prix de la plume antillaise pour le recueil de poésies, carpe diem, en 2019, en 2018, le prix de l’Europoésie pour la nouvelle intitulée « Shooting » que vous trouverez dans cet ouvrage, subversives, que je vous propose. Par ailleurs, je fais des ateliers d’écriture dans les collèges et dans mon association.

Je vous propose d’être acteur de la naissance de mon livre en m’aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !

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Projet terminé

 

Subversives est un concentré de thèmes récurrents que je vous propose, qui viennent d’un projet de longue date. Des nouvelles et contes contemporains au registre souvent satirique, que chacun s’y reconnaîtra à travers les sujets abordés. C’est quoi l’objectif ? Il n’y a pas de sujets tabous, c’est un équilibre entre la gravité et le rire. Cet ouvrage n’est pas un plaidoyer féministe, il relate une visée plus originale, celle de dire ou de décrire ce que souvent les femmes n’osent pas dire, et les hommes aussi d’ailleurs.

Alors, pourquoi ne dit-on pas ce que l’on a envie de dire sans langue de bois ? Mais, il y a aussi des thèmes plus terre à terre, parfois un univers érotique, équivoque, fantastique, certains textes font rêver, et rentrer en enfance dans un quotidien souvent morose. In fine, cet ouvrage est une invitation à se divertir, sans éluder les sujets graves.

Extrait

Shooting

Lorsque j’arrivais sous cette pluie battante, il était environ midi, je pensais que ce serait une question de minutes avant de regagner le studio, mais ils m’ont demandé de patienter dans la salle d’à côté et d’attendre gentiment mon tour sur les sièges de l’accueil. Ceux qui étaient arrivés avant moi n’appréciaient guère la compagnie du gars de la réception, il avait un petit air boudeur, un peu maigrichon, et il n’arrêtait pas de mâchouiller son chewing-gum sans se soucier de la queue qui s’allongeait devant lui grâce à sa surprenante lenteur.

J’ignorais depuis combien de temps tous ces gens attendaient leurs tours, mais ce n’était pas un moment de plaisir, leurs mécontentements se voyaient à l’œil nu, à la lueur de tous ces visages qui grimaçaient.
On me disait que cela arrivait souvent au mois de juin, car, au début de l’été, les gens ont plus de disponibilité dans la journée et les rendus sur photographie sont souvent plus nets et visibles.
Je longeais enfin le couloir qui mène vers le grand bureau du fond, tous les regards étaient fixés sur moi, je ne comprenais pas forcément pourquoi, car, je n’étais pas l’unique personne ayant traversé ce corridor depuis ce matin.

Il y avait ce grand blond, à la mèche qui dépasse jusqu’au sourcil, vêtu en bleu de travail ; son visage dessinait un regard insistant, me souriait à tout bout de champ près de l’escalier du deuxième étage. J’ignorais s’il travaillait pour le bureau ou si c’était juste un artisan peintre réquisitionné pour la journée.
À chaque pas que je faisais, je pouvais entrevoir l’intérieur de chaque bureau par leurs portes entrebâillées, certains étaient bien rangés, peut-être que la femme de ménage y avait déjà fait sa ronde. Mais, c’était assez intrigant le bruissement du téléphone qui n’arrêtait pas de sonner, on pouvait l’entendre depuis le hall d’entrée, mais personne n’avait l’air d’être pressé d’y répondre, c’était quartier libre.

Près de la porte, je voyais des femmes papoter debout devant leurs PC tenant dans une main une tasse de café et dans l’autre, leurs magazines préférés, se racontant les dernières nouvelles croustillantes de célébrités et les potins de la veille. Elles me lançaient aussi un petit sourire inquisiteur avec un petit air de déjà-vu.

  • Les étapes de création

    Mon objectif est d'atteindre 990 € de pré-ventes afin de rendre possible la réalisation des maquettes, la correction, l'impression et la promotion. C'est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, lecteurs et amoureux des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité grâce à une équipe de professionnels. Votre appui me sera précieux et vous recevrez vos contreparties dès la fin de la campagne.