Mois : septembre 2020

Entretien avec Eric Vasseur – Basses manoeuvres dans les Hauts-de-France

Je vous livre mon retour d’expérience sur la parution de mon récit. J’ai été ravi et surpris de la contribution rapide de mes proches, permettant la réalisation accélérée de la maquette. L’équipe des Editions Maïa s’est révélée très professionnelle pour me soutenir dans la démarche. Recevoir en une seule fois par colis postal cinquante-trois exemplaires de Basses manœuvres dans les Hauts-de-France m’a comblé au plus haut point.

Les premiers lecteurs m’ont envoyé un retour chaleureux. J’avais adressé une vingtaine d’exemplaires sur mon lieu de travail. Le livre s’est transmis de main en main. Les collègues ont beaucoup « rigolé » et y ont reconnu certaines déviances du système hospitalier. « Il se lit facilement » me dirent-ils. Les autres lecteurs ont reconnu mon humour. Tous ont admis qu’il était difficile de distinguer l’imaginaire de la réalité. C’était bien là mon but. Ce mélange de vie privée avec une mère envahissante qui n’a de cesse de me poursuivre et de vie professionnelle dans laquelle j’évolue comme un psychopathe leur paraissait surprenant et les tenait en haleine jusqu’à la chute… surprenante.

Le récit n’est pas autobiographique, même si certaines allusions font référence à mon vécu. Lors d’un premier roman, c’est souvent cette démarche qui est retenue par l’auteur. Deux ans m’ont été nécessaires pour achever mon récit. Mon manque d’expérience m’a demandé un véritable engagement, même si ce fut, pour moi, un réel plaisir d’écrire.

Mon travail de rédaction est très structuré et très cadré. Je ne perds jamais de vue mon objectif. Les phrases sont courtes pour donner un rythme rapide au récit. J’utilise un fil conducteur pour recentrer le discours et empêcher le lecteur de se « libérer » du contexte.

Après ce galop d’essai, je finalise mon deuxième roman dans un tout autre registre. L’action se situe dans le domaine de l’industrie textile. C’est une saga familiale de quatre actes qui se déroule sur deux siècles. Mon souhait serait que ce roman puisse être adapté en série télévisée…

Si je ne rêve pas, je ne suis pas…

Eric Vasseur, auteur de Basses manoeuvres dans les Hauts-de-France, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Flavie de Montenay – Les Larmes d’une autre

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Lorsque mon livre est paru, j’ai tout d’abord été très heureuse que l’on ait cru en moi, cela m’a procuré un sentiment réconfortant de légitimité. Mon histoire extraite de moi allait pouvoir être lue, elle devenait réelle en dehors de moi, j’allais enfin pouvoir être entendue, me sentir exister. Puis un sentiment de grand vertige a suivi, qui est rapidement passé grâce aux retours très appréciables de mes lecteurs.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers lecteurs ont été très touchés par mon livre. Puisqu’il est inspiré de mon histoire, il remue les proches, mais aussi les inconnus. Apparemment, il a fait verser quelques larmes !

Concernant mon entourage, certains ont découvert toute une partie de moi qu’ils ne soupçonnaient pas et ont tantôt été « émus, impressionnés, choqués, bouleversés », selon leurs termes. Les retours ont été très chaleureux, de nombreux liens se sont ainsi resserrés, c’est un très beau cadeau.

Des lecteurs m’ont remerciée pour avoir mis des mots sur des sensations enfouies en eux, indistinctes, gênantes ou douloureuses. Il y a eu de nombreuses identifications auxquelles je ne m’attendais pas forcément, ce qui m’a beaucoup touchée. On m’a dit que mon récit faisait réfléchir, avancer, ou mûrir, eu égard au dépassement des obstacles traversés et à l’analyse psychologique qui accompagne l’histoire de cette enfant.

Ce que l’on me renvoie le plus, c’est le courage, la force de vie et l’amour que le lecteur ressent en filigrane du texte, malgré les blessures. Je ne m’en rendais pas compte, et cela me fait vraiment plaisir. On me remercie souvent pour ce partage, c’est toujours aussi étonnant que touchant.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Je retiens qu’il faut s’écouter et se faire confiance. Le premier objectif de mon récit était cathartique. Ecrire mon histoire était un réel besoin, cela m’a permis de sublimer mes émotions. Mais ensuite, la faire lire, qu’elle intéresse, qu’elle soit reconnue, est pour moi une sorte de transcendance. Quand les mots nous traversent pour toucher l’autre, ils renaissent pour une nouvelle vie, c’est constructif et gratifiant. Que mon expérience puisse servir à d’autres, c’est évidemment ce que je souhaitais en publiant mon récit, mais jamais je n’aurais pu l’imaginer autant. Ma construction et ma sensibilité me servent bien entendu dans mon métier (je suis psychologue), mais dans ce rôle, je suis effacée, alors que dans mon livre, je m’expose.

Flavie de Montenay, auteure des Larmes d’une autre, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

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