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Entretien avec David Lek – Le Dandy (de la farce)

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

À défaut d’être original, je dirais une certaine fierté ainsi que la satisfaction du travail accompli, bien entendu. Mais ce fut sans conteste un profond soulagement que j’ai éprouvé en premier lieu. Celui d’être parvenu à bout de ce roman, mais surtout de savoir qu’il allait exister pour ce qu’il est réellement (ou plutôt pour ce qu’il doit être). C’est-à-dire : un livre accessible aux yeux du public. Bon nombre d’auteurs savent ô combien il est douloureux que l’un de ses écrits finisse abandonné au fond d’un tiroir.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Ils ont été plutôt bons dans l’ensemble. La plupart des lecteurs ont pris beaucoup de plaisir à lire mon livre. Y compris ceux qui ne sont pas familiers de ce genre littéraire (le récit d’aventure). Bien qu’une poignée d’entre eux ait révélé quelques coquilles et maladresses caractéristiques d’un premier roman, ce qui est somme toute assez normal, tous s’accordent à dire que l’histoire est captivante, bien rythmée, avec un style dynamique, à l’écriture fluide et très visuelle. Sans oublier le point le plus important pour moi : ils ont ri à plusieurs reprises. Selon eux, le livre réussit son pari d’être drôle. Ce qui est sans doute le meilleur compliment qu’on puisse me faire à son sujet.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Énormément ! Cette première incursion professionnelle dans le milieu littéraire a été pour moi très enrichissante. Les Éditions Maïa m’ont mis le pied à l’étrier et, grâce à eux, je suis plus à même de concrétiser mes futurs projets. Avec leurs bons conseils, j’ai beaucoup appris, notamment pour tout ce qui concerne la promotion. Je me sens dorénavant plus en confiance, plus légitime en tant qu’écrivain et cela m’a conforté dans mon choix d’en faire mon métier.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

D’abord, « Le Dandy (de la farce) » est une comédie d’aventures (le genre est bien trop rare pour ne pas être souligné). Ensuite, celui-ci tient son originalité du fait que le narrateur de l’histoire ne supporte pas le héros dont il est l’acolyte. C’est un peu comme si on assistait à une aventure de Sherlock Holmes dans laquelle son fidèle comparse, le docteur John Watson, ne cesserait de le médire tout du long. C’est un moyen amusant de détourner les codes du roman policier et de lui rendre hommage par la même occasion. Mais sans pour autant tomber dans le burlesque. Ce n’est aucunement une parodie. Même si dans la forme, on se rapproche des San-Antonio de Frédéric Dard (en moins grivois, cependant), dans le fond, on reste dans la lignée des Arsène Lupin de Maurice Leblanc ou des Rouletabille de Gaston Leroux. L’histoire qui y est traitée (le trésor caché du château de Gisors) est basé sur des faits réels. C’est une chose que les lecteurs ont plutôt appréciée, d’ailleurs. Que l’humour n’empiète pas sur le contenu.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Concernant ma méthode de travail, tout dépend à quel stade j’en suis. Quand je décide d’entamer un nouveau roman et que je me retrouve donc devant une page blanche, généralement, je commence par rédiger un traitement (du moins, un long synopsis) de l’histoire. Pour l’instant, je n’ai pas encore la maîtrise nécessaire (et le courage surtout) pour me lancer dans l’écriture d’un livre sans préparation. J’ai besoin de savoir où je vais et de m’assurer que mon sujet soit suffisamment fort pour tenir sur un roman entier. Quelque part, cela me rassure. Et puis, j’ai appris avec le temps qu’une idée (aussi bonne soit-elle à première vue) ne donne pas forcément quelque chose de bien au final. Encore faut-il pouvoir en tirer un récit structuré et cohérent. Bien sûr, le traitement de base change considérablement durant la phase dite de narration, évoluant sans cesse au fil des pages que j’écris. Il ne reste que les grandes lignes au bout du compte.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Ce ne sont pas les envies qui manquent (rires). Je fourmille de projets dans ma tête. Actuellement, je m’essaie à un tout autre registre : le thriller. J’ignore encore si le résultat sera à la hauteur de mes espérances, mais c’est un genre de littérature que j’apprécie grandement en général, alors j’espère que j’arriverai à en tirer quelque chose d’intéressant. En parallèle à cela, j’ai aussi une comédie policière sur le feu. À la fois légère et sensible, presque poétique. Une sorte de satire sur le monde qui nous entoure. Une ambiance différente, encore une fois. Il faut dire que je suis assez éclectique dans mes goûts (qu’ils soient littéraires, musicaux ou cinématographiques). C’est pourquoi à l’avenir, j’aimerais bien m’atteler à l’écriture de romans jeunesses. L’imaginaire et l’inventivité y sont davantage développés. J’aurais de quoi m’amuser, je pense. Enfin, je n’exclue pas l’éventualité d’écrire un jour une autre aventure du Dandy. Je n’en ai pas fini avec ce personnage et j’ai déjà l’histoire. Tout dépend si le public en redemande ou pas.

David Lek, auteur de Le Dandy (de la farce), disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.