Mois : décembre 2020

Entretien avec Christine Dartoy – Les Pensées de Tine

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Quand mon livre est paru, j’ai ressenti une joie indicible tant j’étais heureuse. J’ai littéralement sauté de joie. Un rêve qui s’accomplissait. J’ai ressenti un bonheur incroyable.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Beaucoup de lecteurs m’ont envoyé la photo du recueil mis en valeur avec des couleurs, des objets, des cœurs, sur un beau meuble, sur leur table de chevet, etc… Ils m’ont dit qu’ils le prenaient avec eux, qu’ils avaient l’impression de m’avoir avec eux et de m’entendre. Ils ont dit « C’est bien toi ça ! » que ça leur remontait le moral, que c’était un coup de pieds aux fesses, que ça faisait un bien fou, qu’ils en avaient parfois les larmes aux yeux car ça faisait mouche à chaque fois, que ça ébranle mais que ça fait avancer, ça booste, ça motive. Ils m’ont également dit qu’ils y retrouvaient mon Amour. J’ai reçu des témoignages de personnes qui ne me connaissent pas du tout et qui m’ont dit que c’était magique, rempli de sagesse, de vérités. Ils sont contents. Beaucoup m’ont demandé si j’étais en train d’en écrire un prochain.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Franchement, que du bonheur. Les Éditions Maïa furent le meilleur des choix. En tous cas, jusqu’à présent, c’est ce que je pense. Toutes les personnes de l’équipe sont extraordinaires, très sympathiques et professionnelles comme je l’aime. Je sais qu’ils ont plein d’écrivains avec qui ils travaillent mais ils ont l’art de me faire sentir que je suis la seule hihihi. Je suis en pleine aventure, ce n’est que le début et ce que j’en retire, c’est de la grande joie. Je vous dis MERCI du fond du cœur.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité est que le ton est direct car je voulais m’adresser directement au lecteur. Les pensées font mouche à chaque fois ou presque, c’est-à-dire que neuf fois sur dix, la pensée tirée au sort est en rapport avec la problématique, la situation, la question du moment, c’est incroyable et donc, ça aide encore plus !

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Mon travail d’écriture est toujours un plaisir tant j’aime ça. Tout d’abord, j’écris ce qui me passe par la tête et je m’arrête lorsque je n’ai plus d’idées. Ensuite, j’y reviens et je remets tout en ordre. J’y reviens encore un peu plus tard pour les annulations, les ajouts, les transformations, la correction orthographique. Ensuite, après quelques semaines, je fais une dernière relecture, je peaufine. Finalement, je le fais lire à quelques personnes de confiance, je corrige à nouveau si nécessaire et ensuite, je l’envoie à mon éditeur et c’est parti !

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Je suis à la 76e page de mon prochain livre. Il s’agira d’une grande remise en ordre, d’un grand choc positif. Si la personne lit mon livre avec passion et/ou intérêt, ce sera le début d’une transformation totale pour elle. Ce sera l’ouvrage de ma vie, c’est-à-dire la pièce Maîtresse. Je souhaite transformer le monde. Ce n’est pas de la prétention ni de l’utopie, c’est juste la vérité et c’est l’amour inconditionnel que j’ai pour les personnes qui fait que je suis en train d’écrire ce livre.

Christine Dartoy, auteure de Les Pensées de Tine, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Ali Kasmi – Le p’tit Roumi

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Notre égo nous enferme dans une image de nous qui n’est pas nous, mais qui est le résultat de ce que la société a fait de nous surtout quand elle se joue de nous…

Quand mon livre est paru, surtout lorsque je l’ai tenu entre mes mains, j’ai éprouvé un sentiment étrange mêlé de fierté… et de douleur incontrôlée. J’avais tenu parole, respecté la promesse que je m’étais faîte quand j’avais dix ans, d’écrire, de raconter mon histoire, le jour où ma belle-mère m’humiliant une fois de plus, s’était moquée de moi parce que j’avais dit : « Je suis confus ». Un instinct d’effroi, une volonté irrépressible de fuir la médiocrité, la bêtise, la vulgarité, de dépasser ma tristesse, mes peurs, mes colères m’a submergé. Ecrire pour crier mon impuissance, ma rage, mon désespoir et le vide…, – « Il est des mots comme des cris de terreur ! » – mais aussi, au fil du temps, pour garder mémoire de cette enfance au bistrot de mon père, kaléidoscope intérieur de la diversité, des différences, des antagonistes, des cassures et des reconstructions ouvrant sur le monde qui vous donne à affronter la vie, comme on peut, surtout pour un p’tit Roumi malmené…

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Je ne peux que citer des extraits des courriers que j’ai reçus :

« … Le p’tit roumi nous prend par le bout du cœur pour nous emmener avec lui dans le monde de la violence banale du quotidien vécue par un enfant différent par ses origines, son milieu, sa fragilité, sa sensibilité, sa quête affective, son désespoir.  Mais également une vie pleine de belles rencontres, d’émotions, de lumières fugaces et de moments de grande humanité. Un entremêlement de petites joies et de grandes peines, de clartés et d’obscurités, de soumission et de sourde révolte, d’envie de disparaître et d’obstination à vouloir vivre. Un exemple de résilience écrit dans un style entre prose et poésie, aux sonorités ondulantes des mots, des jeux de mots et des formules imagées. Un livre qui se lit comme un film. »

« Un style très personnel et coloré, d’une très grande richesse par les mots et le sens des formules… »

« L’originalité tient à la spontanéité, la franchise et l’humanité qui se dégagent de cette autobiographie qui fait souvent passer du rire aux larmes. » 

« Une écriture relativement cinématographique, un peu comme un scénario, ce qui fait que l’on peut aisément visualiser et se représenter les scènes décrites … »

« Cette histoire est celle d’une communauté et de l’un de ses enfants qui, contre toute attente, devient un vrai et authentique citoyen, ce qui contraste avec le prêt à penser d’une société qui prône plutôt l’exclusion des différences. »

« … J’ai été impressionné par le lexique (et c’est un prof de lettres qui parle !) et par ta culture, qui touche à de nombreux domaines (en chanson, tu en connais un rayon et tu aimes Brel comme moi), j’ai été touché par ta pudeur extrême pour raconter une histoire assez terrible, sans porter de jugement définitif sur quiconque, même ceux qui ne t’ont pas épargné. J’ai reconnu là le respect des autres que tu as toujours manifesté et ta retenue extraordinaire. Ton livre est très émouvant.
Je voudrais aussi souligner la beauté des pages que tu consacres à Françoise : on ne peut lui rendre plus bel hommage que les mots que tu as choisis…. »

« … Par le vécu des situations auxquelles tu as été confronté, par les expressions et les mots employés, qui nous prennent à la gorge, ce récit est un appel à la réalité. En effet, tu nous assènes des comportements humains que notre conscience, la plupart du temps, survole sans en approfondir la portée … »

« La naissance ne saurait être qu’un acte biologique : il peut nous arriver de choisir ses parents – Naître, c’est alors semer ses géniteurs – Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Chercher, trouver d’autres parents spirituels. Mais naître spirituellement, renaître à soi -même, n’est pas à la portée du premier venu… »

A évoquer tes souvenirs, avec en toile de fond l’histoire collective : évènements politiques, allusions cinématographiques, paroles de chansons dont les mélodies nous reviennent en mémoire, tu nous fais entrer dans ton histoire, ramenant aussi notre pensée à nos propres souvenirs … »

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Quand on écrit, on est plongé dans un univers particulier et on ne pense pas vraiment à l’après. Il y a un grand décalage entre la rédaction de son ouvrage et sa publication. L’écriture vous appartient, la production vous échappe. Pourtant, si vous voulez que votre livre soit lu, connaisse une audience intéressante, sa promotion est essentielle. Et il est difficile d’appréhender les méandres de l’édition…

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

« Je ne suis pas de nulle part, je suis de partout ! »

« Je vous fais parvenir le râle d’un enfant qui donne toute la « chair » à ce passé rudoyé ! »

Au-delà de la détresse de cet enfant malmené, je suis persuadé que ce qui retient l’attention, c’est notamment la singularité du parcours de ce p’tit roumi, ce sang mêlé qui s’est construit en métissage dans un univers coloré, nourri par la tradition orientale et la modernité européenne, puisant dans le terreau de la diversité, des contradictions et des paradoxes… Avec en toile de fond l’histoire collective de notre pays : évènements politiques, allusions cinématographiques, paroles de chansons… qui viennent pimenter le tout sous le regard et l’appréciation de deux communautés, l’une française, l’autre maghrébine.

Les lecteurs sont aussi souvent revenus sur l’écriture au style très personnel, entre prose et poésie, aux sonorités ondulantes, aux formules imagées.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Je dirais que mon travail d’écriture a été exaltant. Déjà, au-delà de l’histoire, j’aime la langue française, la richesse de son vocabulaire, sa musicalité ; je prends plaisir à jouer avec les mots, avec les tournures de phrases, avec leur rythme. Dans la construction de mon récit, je pose les thématiques que je veux traiter et ensuite je laisse courir ma plume sur le papier. Dans un second temps se façonnent mes chapitres qui prennent leur place, pierre après pierre, qui s’articulent peu à peu. Enfin, je les reprends à nouveau un à un et j’affine, je désépaissis, je sculpte…, enfin, j’essaie.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Je me suis remis devant ma table de travail et j’ai commencé la rédaction d’une nouvelle histoire qui porte sur l’homme et son devenir, sa lutte incessante pour la vie, et envers et contre tout, sur l’espoir qu’il porte en lui de vaincre sa folie intérieure pour toujours plus d’humanité…

Ali Kasmi, auteur de Le p’tit Roumi, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Florence Cacheux – Vivre à travers toi

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

J’ai ressenti beaucoup d’émotions, ainsi qu’une grande satisfaction personnelle.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours ont été très positifs. Certains m’ont remerciée pour le moment agréable passé durant toute la lecture, d’autres se sont reconnus à travers l’héroïne. Certains aussi se sont sentis réconfortés.

La plupart m’ont demandé une suite, mais il n’y en aura pas. A la fin du roman, les lecteurs pourront imaginer leur propre suite alternative.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

J’ai gagné en confiance vis-à-vis de mon style d’écriture, mais cela m’a fait apprendre de mes erreurs, et ainsi d’être plus à l’aise pour écrire mon second roman.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Mon roman est basé sur une histoire d’amour complexe, voir irréelle, entre une jeune femme et un être de l’au-delà.

Le roman fait réfléchir aussi sur la vie après la mort, mais avec toujours de l’espoir.

On se pose aussi la question : quel est notre rôle sur cette terre ?

On finit par chercher les coïncidences dans notre vie quotidienne, en se souvenant en douceur de l’héroïne du roman.

On tombe littéralement amoureux de Louna et Jude !

Cela a été très rapidement perçu par les lecteurs.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’écris dans le calme absolu et souvent la nuit. Si les idées se manifestent en journée, je les note sur un cahier de brouillon. Je commence toujours par faire un plan. Avant de commencer un roman, je me renseigne sur le lieu où se déroule mon histoire. Même si l’histoire est fictive, je souhaite que le lecteur puisse trouver sa place, alors j’insiste sur les détails.

J’essaie d’écrire 5 jours sur 7 pour pouvoir rester dans l’action et dans l’émotion. Je me fixe un objectif entre 800 et 1000 mots par jours… (pas toujours réalisable).

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’écris actuellement un second roman qui est totalement diffèrent. Il s’agit toujours de romance, mais sans la spiritualité, le fantastique, que l’on retrouve dans Vivre à travers toi.

Florence Cacheux, auteure de Vivre à travers toi, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Eric Le Badézet – Corba tête haute

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Beaucoup de soulagement… après des années d’efforts, d’interrogations, de doutes. « Corba, tête haute » est mon quatrième ouvrage ; j’ai donc oublié un peu ce qu’est « la première fois », ce que l’on ressent lorsque l’on tient dans ses mains son premier livre. Il ne faut pas se leurrer, l’aventure démarre en fait lorsque le livre est paru et qu’il s’agit de tout faire pour le promouvoir, le distribuer. Un livre en effet n’est rien s’il n’est pas lu !

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Je citerai les trois seuls avis recueillis pour le moment :

Celui, tout d’abord, très élogieux, de Fabrice C. guide-conférencier et directeur du musée de Montségur, en Ariège : « Avec une grande rigueur d’historien, le talent d’Éric LE BADÉZET a su rendre merveilleusement hommage aux hommes et femmes de cette terrible époque. »

« J’ai dévoré ce livre. Il est beaucoup trop court !! Bravo à l’auteur. » Karen Le T.

« Intéressante plongée dans ce qu’a pu être le siège du château et l’horreur de l’Inquisition. Merci à l’auteur. » Armel Le G.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Difficile de répondre à cette question. Je dirais cependant qu’il est bien plus difficile de trouver un éditeur que de rédiger un ouvrage. La vie d’un livre, que l’on souhaite la plus longue possible, dépend en tout cas de l’investissement de l’éditeur – une fois qu’on l’a trouvé ! – et de l’auteur.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

J’ai tenté de me mettre dans la peau de cette femme, Corba. Une femme de valeurs, de convictions, qui ne les a jamais reniées et qui s’est sacrifiée pour elles, de la manière la plus horrible qui soit. Comme précisé supra, je ne peux malheureusement dire comment cela a été perçu par les lecteurs car je n’ai recueilli que trois avis au moment où j’écris ces quelques lignes.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’ai commencé à écrire « Corba, tête haute » courant 2015. Écriture cependant interrompue en 2016 et 2017 puisque j’ai dû reprendre mes études. J’ai passé et obtenu une licence en décembre 2017. Par la suite, d’importantes sollicitations professionnelles, très chronophages, ne m’ont pas permis de me libérer complètement afin de continuer l’écriture sereinement. Ce n’est que fin 2018 que je m’y suis attelé. Le premier confinement a été une période décisive car c’est véritablement durant cette période que j’ai accéléré le mouvement. Quid de la méthode ? Je respecte la chronologie des évènements et je reste toujours soucieux de la vérité historique. « Corba, tête haute » est un roman historique, certains personnages sont sortis tout droit de mon imagination, quelques faits aussi, mais la quintessence du livre repose sur des faits authentiques. Et pour mener à bien cela, il faut de la passion, de l’amour de l’écriture, de la patience, de l’abnégation. De la foi, aussi …

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’envisage effectivement un cinquième ouvrage, j’en ai envie, réellement. L’écriture est une excellente thérapie. En ce qui concerne la deuxième question … je n’en ai aucune idée !

Eric Le Badézet, auteur de Corba tête haute disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Hugues Poujade – Vous avez le droit de garder le silence

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Sur mon sentiment à la sortie du livre, j’ai ressenti un peu d’inquiétude par rapport au format (1 ouvrage moins épais), à la photo de couverture (les lecteurs dans mon précédent polar avaient identifié la Marina de Villeneuve-Loubet), et par rapport à la période de lancement en plein COVID (avec fermeture des librairies).

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Retours des premiers lecteurs satisfaisants, une fois qu’ils ont compris que je parlais de pensionnaires assassinés dans un établissement pour personnes âgées dépendantes, toujours à Villeneuve-Loubet.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Cette expérience est nouvelle et me donne matière à réflexion par rapport aux 5 autres éditeurs avec lesquels j’ai travaillé (Arha, Ovadia, Riqueti, Edilivre, Le lys bleu). Chacun a ses méthodes et il faut essayer de se rapprocher au maximum de celle qui vous correspond le mieux.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité du livre est de parler d’un crime en EHPAD, des établissements qui sont devenus d’actualité avec la crise sanitaire. Mes lecteurs ont néanmoins perçu une certaine continuité avec le précédent (« Coup de sang à la Marina »), à travers notamment le style « très années 50 » selon certains, la façon de traiter les personnages, et les rebondissements qui entretiennent le suspens.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Le travail d’écriture s’est passé le plus simplement du monde : je voulais continuer à écrire sur Villeneuve-Loubet, et en même temps m’éloigner du port de plaisance. L’idée de prendre comme cadre un EHPAD situé à proximité s’est imposée naturellement, d’autant que je connais de par mon expérience professionnelle en Sécurité Sociale très bien ce milieu (connaissance des patients, mais aussi du personnel administratif et médical). Je crée mes personnages à partir souvent d’acteurs locaux, puis je mélange les caractères, j’en rajoute d’autres « existant ou ayant réellement existé » comme ce Marcel la salade, bien connu du parquet niçois.

Je n’ai pas de rituel particulier, si ce n’est de m’astreindre à des heures régulières d’écriture, plutôt le soir en général.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Mon prochain livre sera complètement différent, j’ai prévu de publier le 3ème tome de ma saga égyptienne (www.huguespoujade.fr), dès que nous aurons tourné la page du confinement.

Hugues Poujade, auteur de Vous avez le droit de garder le silence disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Thierry Janequin – Le réduit Maupertuis

Bonjour à toutes et à tous. Je suis Thierry Janequin et mon premier roman, Le réduit Maupertuis, vient d’être récemment publié. J’arrive tardivement dans le monde de l’écriture fictive après avoir consacré la majeure partie de ma vie à des recherches historiques anciennes et à l’archéologie. 

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

De la joie et de la satisfaction, car il s’agissait d’un aboutissement positif à des années de tâtonnements ignorés d’un quelconque lectorat. J’avais déjà écrit et même publié en ligne des articles historiques à vocation scientifique, mais leur diffusion était restée confidentielle et il n’y a jamais eu de retour. Mon goût pour la littérature générale m’a fait cette fois pencher vers la fiction, et il semblerait que ce choix fut bon. Je peux désormais présenter à mon entourage une image complémentaire et probante de ma personnalité. S’y ajoute le bonheur de pouvoir offrir et de faire partager à une multitude de lecteurs ma passion pour l’Histoire, désormais sous une forme accessible. Ce n’est pas rien !

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

De la surprise initiale, car j’avais écrit en discrétion absolue, les premières réactions furent de me déclarer avec enthousiasme « C’est bien ! ». Mes premiers lecteurs ont tous terminé le roman, c’est plutôt bon signe… Je suis un lecteur intensif et je délaisse souvent ce qui me lasse, indépendamment de toute qualité d’écriture. Donc si chacun achève bel et bien Le réduit Maupertuis, c’est qu’il est suffisamment captivant pour que l’on désire en connaître la fin… C’est alors plutôt réussi pour un premier roman.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Tout s’est passé beaucoup plus vite que je ne l’imaginais… Sept mois seulement se sont écoulés entre le dépôt de mon tapuscrit et sa sortie sous presse. Selon ce que j’ai lu sur d’autres auteurs et autrices, cela ne fut pas aussi rapide pour tout le monde… Totalement novice dans le monde de l’édition, j’avais remis un texte incorrectement mis en page, avec des coupures et des changements de paragraphes aléatoires, des redites, et je ne parle pas des fautes d’orthographe… Donc, oui, j’ai retenu de cette découverte qu’un texte nécessitait d’être préparé avant d’être envoyé. Mon prochain roman demandera, je l’espère, beaucoup moins de travail à ma correctrice (que je salue amicalement, au passage !).

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Mon livre est un enchaînement de cinq histoires distinctes et indépendantes, qui se déroulent en un lieu commun. J’ai pu me promener à travers différentes périodes historiques, en écrivant des fictions, soit, mais qui auraient très bien pu avoir existé. Les lieux et les personnages sont totalement imaginaires, en revanche les événements traversés et leur environnement inhérent ne le sont pas. La parution du roman est encore trop récente pour avoir pu échanger avec des spécialistes du sujet, mais j’ai bon espoir.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Ce premier roman, je l’ai écrit en clandestinité et en surplus d’un emploi du temps déjà bien chargé. De manière générale, je consacrais mes temps d’insomnie à la recherche d’informations ou à la rédaction de paragraphes, mais sans construction planifiée. J’écrivais un peu ce qui me passait par la tête, au fil de l’inspiration, emporté par mes idées. Il en a résulté un désordre immense qui m’a pris un temps fou pour remettre en place avec cohérence. J’y ai passé presque autant de mois qu’à l’écriture proprement dite. Je n’ai pas vraiment de méthode pour écrire, il me faut simplement du silence et un accès facile à ma documentation. Rien de sorcier, en fait.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Ayant pris un plaisir considérable à inventer puis à rédiger des fictions, j’ai donc, bien entendu, le désir de renouveler cette expérience, d’autant plus que l’Histoire est pleine de possibilités de sujets et d’ambiance. J’ai donc actuellement six projets de roman, à des stades d’écriture plus ou moins avancés. Le prochain est au tiers de sa rédaction. Il racontera les péripéties d’un personnage à l’époque des invasions vikings. De cet homme qui a réellement existé, l’histoire n’a conservé seulement que le nom et deux ou trois faits majeurs. Tout le reste est passé par les trappes de l’oubli. Je lui imagine donc une vie fictive et soutenue, tel qu’elle aurait pu s’être réellement déroulée, en m’appuyant sur une documentation actualisée de nos connaissances de l’époque.  

Thierry Janequin, auteur de Le réduit Maupertuis disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Denis Fillipi – Fifty dollars

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Tout comme pour le premier roman, il y a une vraie joie et beaucoup de fierté à tenir enfin son ouvrage dans les mains. Avoir son nom inscrit sur une couverture et lire ce titre qui représente tant de mois, voire d’années de travail, c’est un immense plaisir. Cependant, au-delà de l’objet lui-même, c’est l’aventure et le partage qui procurent très certainement le plus de bonheur. Il y a d’abord un peu de stress, évidemment. On se livre tout de même au lecteur, aux autres, aux proches comme aux inconnus. Il y a dans notre travail une part d’intimité, il faut passer ce cap. Puis au fil des jours, on présente son ouvrage, on l’expose, ce n’est plus que du plaisir de voir l’intérêt des lecteurs.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Il y a eu immédiatement de la comparaison avec le premier roman. Etant donné que les thèmes abordés sont très différents, j’ai eu des retours tout aussi différents. Dans l’ensemble, il a été bien reçu. Certains m’ont dit qu’il les avait gardés en haleine jusqu’à la fin dans ses différentes histoires. D’autres que le réalisme et les descriptions de la Thaïlande notamment les avaient transportés. Certains l’ont qualifié de « Rock n’ roll » ce qui m’a beaucoup plu, puisque Serge, le personnage principal, est borderline et fan de Metallica. « Rock n’ Roll » est le qualificatif idoine. Ils ont aimé sa vision désabusée de la société, sa perte d’espoir, cet amour perdu, sa nostalgie.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

L’édition est le souffle de vie du travail d’écrivain. On peut écrire toute une vie, si personne ne lit jamais rien et que les manuscrits végètent au fond du tiroir, il n’y a plus ni plaisir ni intérêt. Les difficultés pour être édité sont réelles et quand la possibilité s’offre à vous, on sent son travail prendre vie. Ce ne sont plus juste des mots sur du papier, mais un produit concret et abouti. Après le choix de l’adjectif dans le texte vient le choix de la photo pour la couverture et l’extrait pour la quatrième. C’est une autre forme de travail destiné à le sublimer. J’ai même relu mon propre roman tant il avait pris une autre dimension.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Lorsque j’ai commencé l’écriture de Fifty Dollars, je mettais un terme à dix années de gestation. Dix années durant lesquelles j’avais cette idée qui prenait forme avec le temps, dix années où le personnage se développait. Et puis c’est venu un jour, avec fulgurance et je suis allé au bout. Le cinéma a beaucoup influencé la forme du roman pour plusieurs raisons. La musique est omniprésente, il y a une véritable BO qui rythme l’histoire, on pourrait presque écouter les morceaux durant la lecture. Ensuite la construction à la manière d’un puzzle que l’on réunit au fil des pages est un procédé que j’affectionne dans le 7ème Art. Les différentes périodes et surtout les différents lieux (Loiret, Phuket, Bruxelles, Nice…), on voyage, on s’évade, on découvre. Enfin, l’utilisation du présent met le lecteur face à l’action. On est au même niveau que le narrateur, personne n’en sait plus que l’autre, il n’y a pas cette impression que tout est déjà joué. J’aimais aussi l’idée de raconter parallèlement deux destins. Deux personnes qui vont évoluer dans des univers géographiques et sociaux différents mais qui se ressemblent finalement malgré l’opposé de leur trajectoire.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Pour l’écriture, comme je le disais, il y a eu une période de gestation mais il est vrai que le plus gros de l’histoire est arrivé au fur et à mesure. Je prenais des notes dès qu’une idée me venait pour l’intégrer au corpus. Quand j’ai eu la fin en tête je me suis senti libéré, comme si la voie se dégageait et que je n’avais plus qu’à avancer. Il fallait que j’écrive impérativement chaque jour. Pendant un moment je ne pensais plus qu’à ça, sur la fin j’avais même du mal à trouver le sommeil tant je voyais les personnages défiler et le bout du tunnel. Il est vrai qu’à un certain moment on a vraiment envie de voir son travail achevé, de le faire lire un peu comme un randonneur éprouve à un moment donné la hâte d’arriver. C’est ce sentiment de satisfaction que nous cherchons dans ce genre d’épreuves car il faut bien l’avouer, on passe par de véritables moments de souffrances et de doutes. Contrairement à beaucoup d’écrivains ou par rapport à l’idée que nous en avons en règle générale, je ne travaillais que la journée. Bien loin de l’auteur nocturne et alcoolisé qui traverse la nuit en solitaire au bout de sa machine à écrire. Bien des chefs-d’œuvre sont nés de la main et du cerveau de ces artistes mais moi j’ai besoin d’être en forme pour écrire. Comme l’exercice demande beaucoup d’énergie et de concentration, j’ai choisi de faire des chapitres courts, ce qui me permettait de faire une pause avant de reprendre. Ce qui par ailleurs a un double intérêt puisque à la lecture aussi c’est plus rythmé et plus agréable.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai toujours des idées, parfois griffonnées sur mon cahier de notes, parfois dans mon Smartphone. Mon premier roman se déroule en Afrique, mon deuxième en Asie, je ne vais pas vous cacher qu’une histoire en Amérique du Sud me tente bien. Il faut trouver le sujet, l’intrigue, la profondeur des personnages et surtout une certaine originalité. Toutes les idées ne peuvent pas aboutir, un roman demande beaucoup de travail mais le plaisir est toujours au rendez-vous quand les mots défilent sous les touches du clavier et qu’il y a au moins un lecteur pour vous féliciter.

Denis Filippi, auteur de Fifty dollars disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Caroline Leverrier – Voir les astres s’éteindre

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

La parution d’un livre passe par plusieurs étapes… et l’auteur.e, par plusieurs états émotionnels ! Au cours du processus de parution, l’excitation est allée croissante, pour laisser place à une grande joie durable.

Mais détaillons un peu : d’abord, à l’approbation du comité de lecture, la fierté est montée en flèche : mon œuvre était reconnue ! En tenant le livre entre mes mains pour la première fois, un doux sentiment d’accomplissement est venu s’y mêler.

Maintenant que je peux le partager avec mon entourage, je suis toujours extrêmement curieuse d’avoir leur retour : qu’ont-ils pensé de tel passage, quel dénouement auraient-ils imaginé, quelle est leur libre interprétation ?

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Considérant l’étrangeté inhérente à mon histoire, j’ai deux types de lecteurs : ceux qui adhèrent tout de suite, entrent en résonance dès les premières pages et ne le lâchent plus. Et puis, il y a tous mes lecteurs ayant un peu plus les pieds sur Terre, dont la logique lâche prise plus ou moins vite pour se laisser porter par le flux des mots et les images qui vont et viennent.

D’une manière générale, j’ai des échos très positifs sur le style d’écriture et l’inventivité de l’univers. Beaucoup me démasquent en flairant une inspiration dans les mythes sud-américains… Quant aux références, j’ai eu droit à Julio Cortázar et Stéphane Mallarmé ! Pour résumer, un ami a qualifié mon livre d’ « OVNI littéraire », ce qui me plaît énormément.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Les Éditions Maïa ont la particularité de beaucoup impliquer leur.e.s auteur.e.s dans le processus de création du livre : maquette, résumés…  C’est un aspect que j’ai beaucoup apprécié car il permet de créer un livre à l’image de l’auteur.e. Depuis sa parution, j’ai beaucoup appris sur le monde de l’édition et des librairies. Mais je ne pense que cela aura une influence sur mon écriture.

L’édition et l’écriture sont deux étapes différentes. Cette dernière doit garder son indépendance, puisqu’elle constitue le moment privilégié de l’auteur.e avec son imaginaire.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de mon livre, c’est qu’on ne sait plus où on est ! Les premières pages sont un assemblement de fragments hétéroclites dans un univers très vaste. Cela en déconcerte plus d’un, et c’est le but. J’ai voulu remettre en cause la vision du monde que nous avons par défaut, quitte à tordre notre logique humaine afin d’ouvrir nos yeux à de nouvelles perspectives.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Je suis une écrivain.e sporadique. Je n’ai pas de routine d’écriture assidue. Je prends mon stylo ou mon crayon quand je sens que c’est le moment. Ce qui m’inspire, c’est la danse, les voyages et les histoires que d’autres me racontent.

Si l’inspiration se fait désirer, alors je gribouille en écoutant de la musique, pour appeler les mots… Jamais sur ordinateur, ce n’est pas naturel pour moi – vous l’aurez compris, mon écriture est instinctive et spontanée. Elle est aussi concise (déformation professionnelle de la traductrice ?), raison pour laquelle certains passages culminants, mûris pendant des mois, ne représentent qu’un ou deux paragraphes.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Je ne m’imagine pas vivre sans une histoire en tête. J’ai besoin d’être accompagnée par les personnages d’une histoire en cours, de les sentir évoluer tous seuls dans ma tête. C’est une présence constante dont je ressens très vite le manque.

Pour l’instant, je n’arrive pas encore à me projeter sur la suivante. Mais, doucement, viennent me visiter les rafales de la Patagonie et ses brumes enchanteresses dissimulant les empreintes du puma…

Caroline Leverrier, auteure de Voir les astres s’éteindre disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Jérémias Boulongne – L’Héroïque Epopée

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Un sentiment d’accomplissement et de fierté, j’avais hâte que les personnes ayant précommandé puissent enfin le lire !

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers retours ont été positifs, ils ont souligné l’originalité du style et la découverte du monde médiéval et antique que j’essayais de transmettre.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

L’expérience s’est bien passée, bien qu’un peu longue à cause de la crise sanitaire, cela faisait plusieurs mois que je cherchais à éditer ce roman, faire la promotion d’un livre n’a rien à voir avec le fait de l’écrire, on passe de l’intime au public, de l’idée au jugement.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Il est court, cynique et cherche à enseigner quelques concepts antiques sans que cela soit trop visible. J’ai divisé mes chapitres en deux parties à chaque fois, une description de l’élément principal du chapitre et une phase d’action. Je pense que l’originalité de l’écriture est là. Je pose des clichés sur la chevalerie et je laisse ensuite l’action se passer, quitte à démentir ou affirmer le cliché ! Les personnages ont beaucoup de libre arbitre par rapport à ce cliché et ça les rend peut-être plus vivants et ça transmet peut-être plus de leçons à des lecteurs de 2020 qu’un vieux roman de chevalerie écrit au Moyen Age, mais avec le même socle culturel.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

L’écriture de ce roman a été très lente. C’était d’abord une idée de concept, un texte unique de deux pages avec la description du chevalier et une courte action le mettant en scène. Puis en le relisant des années plus tard, je me suis dit que j’aimais bien donc j’ai décliné ce texte avec la même action, mais un personnage différent. Comme ça me plaisait, j’ai décidé de faire un plan sur dix chapitres pour raconter « l’héroïque épopée » de Galaad, Buccéphale et Aliénor. Donc je passe par une idée, je fais un plan et ensuite j’écris tout d’un coup jusqu’à obtenir une première version de l’histoire complète, je me relis, je fais relire et je réécris en fonction des remarques, des manques ou simplement pour améliorer le style.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui, j’ai toujours des projets de romans en tête, certains sont déjà écrits et attendent juste d’être corrigés et améliorés, d’autres sont encore au stade d’idées. En ce moment, j’essaye d’écrire sur la Première Guerre mondiale, en suivant un soldat français qui vit la guerre et y survit sans vraiment avoir fait exprès, pourquoi lui a-t-il survécu et pas les autres ? La chance ? Le destin ? Ce sont les épargnés de 14 !

Jérémias Boulongne, auteur de L’Héroïque Epopée disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

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