Mois : février 2021

Entretien avec Arnaud Gaudin de Lagrange – Opisthographie

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Dans un âge où l’on n’a pas accoutumé de prétendre aux moindres attentions, ce fût une joie de voir un premier, puis un deuxième ouvrage, être publiés chez Maïa en 2020. Une grande faveur que celle de découvrir que ses exercices d’écriture, permis par la fin d’une activité productive, recevaient quelque marque d’intérêt d’un professionnel de l’édition. Écrire est un plaisir, voir ses écrits mis à disposition de tous une évidente satisfaction, une fierté, une confiance en soi renouvelée.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Par-delà les marques d’amicale civilité de quelques lecteurs proches, mes écrits ont suscité des avis auxquels j’ai été fort sensible : plaisir de lire, marques d’attachement pour les personnages, ambiance du récit, naturellement quelques commentaires sur le contexte idéalisé des lieux et des gens, très éloigné de toute emprise sociale. C’était mon but, décrire des promenades philosophico-sentimentales, les lecteurs ont paru les goûter.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Rapide et efficace, telles sont mes remarques à propos des éditions Maïa : une réponse qui n’attend des mois, des échanges informatisés, un « crowd funding » au point, autant que la correction ou la maquette, rapidement mises en œuvre. Ainsi le travail d’écriture reçoit-il un objectif rassurant.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de mon (de mes) livre, réside à la fois dans la forme, que je souhaite classique, dans l’aspect « kaléidoscopique » du récit, sans unité de temps, de lieu, ni d’action, dans le titre « paléographique » aussi, « Opisthographie »,  dans la permanente référence à la culture grecque , citations originales à l’appui. J’ai décrit une ambiance, des lieux, des personnages, avec le but avoué que le lecteur y plonge, s’y rencontre, trouve quelque chose de lui dans les personnes et les lieux, découvre peut-être des aspects culturels qu’il méconnaissait. Récit aussi à la gloire des femmes, qui ne prennent de l’âge mais de l’expérience.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Écrire : une page blanche, un stylo à plume usant d’encre « bleu mystère », pas de plan, puisque mes livres ne content une histoire mais décrivent une observation, de lieux, de gens, de réflexions… des pensées, des images, qui viennent au bout des doigts. A la différence de ce qui se passa pour mon premier récit, « Boulevard Exelmans », je n’ai attendu d’avoir écrit 160 pages pour commencer à saisir sur ordinateur ce que j’avais rédigé à la main ! Cette double opération permettant de se relire, et de faire lire à d’autres… Laisser la plume courir, plaisir du « jogging » mental, à toute heure, parfois s’arrêter, se lancer dans un poème (non publié) en songeant à quelqu’un, prendre un livre et relire un ou deux chapitres, y réfléchir, s’accompagner de quelque musique de Couperin, Lully, Schubert… L’écriture est une sortie de soi, la mise au clair d’une part de son intimité, en la sublimant par le détachement des détails par trop matériels, pour n’en conserver que la suggestion. Plaisir est le seul mot qui vienne lorsque je songe au mot « écrire ».

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Un troisième livre est achevé, en cours de correction, que je soumettrai sans doute à Maïa d’ici la fin de mars 2021, un quatrième est en gestation… Il s’agit toujours de récits d’ambiance à fond philosophique et courtoisement galant, une exploration du labyrinthe des sentiments, tournant autour de personnages dont certains ont une réelle existence.

Arnaud Gaudin de Lagrange, auteur de Opisthographie, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Corine Braka – Balagan(e)

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Un sentiment d accomplissement, je me suis sentie « légitime ».

Je pouvais parler de mon roman BALAGAN(e) comme quelque chose de réalisé.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Des retours au goût de « feel good ». On me disait que c’était bien écrit, facile à lire. Et surtout, que les personnages étaient attachants et réalistes . On me dit aussi que cet angle dont je parle à propos d’Israël, sa jeunesse n’avait jamais été racontée.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

L’idée que j’ai du monde de l’édition, comme le monde des médias d’ailleurs, c’est que c’est un système très fermé.

Il faut connaître des gens, qui vont vous ouvrir des portes, sinon vous finissez par faire de l’auto-édition ce qui n’est pas mal non plus, mais ne vous légitime pas en tant qu’écrivain, enfin il me semble.

Maia est une maison d’édition sérieuse, qui laisse la place à des premiers romans.

Après bien sûr, il faut un engagement perso pour se faire connaitre.

Ce qui m’a le plus aidée à trouver un éditeur fut de chercher celui dont la ligne éditoriale se rapprochait le plus de mon roman.

Il faut aussi que l’écriture, le style soit irréprochable.

Pour une maison d’édition qui publie votre premier roman, ce n’est pas envisageable de le réécrire, cela revient trop cher et c’est normal.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de mon livre, sans parler du thème, c’est le format, la couverture qui ressemble à une pochette de disque des années 70. Et la quatrième de couverture déjà à travers cela je crois qu’on a envie de « sauter dedans ». J’espère.

Ensuite c’est la préface de Shirel, une merveilleuse chanteuse française, qui est arrivée à 18 ans en Israël et qui aurait pu être un personnage de mon roman, sa préface est une « ode » à mon histoire.

Et enfin le thème, « identité et coexistence » sur le campus de l’université hébraïque de Jérusalem. Une ville mythique, un pays qui suscite plus de passion que de compassion et une jeunesse hors norme.

Oui je crois que mon message est passé. Mais le temps nous le dira…

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Alors non, je n’ai aucune méthode d’écriture. Si ce n’est l’émotion, que je reçois en voyant des scènes de rue, des expressions sur le visage des gens, des relations des uns aux autres, qui me poussent à écrire.

La passion aussi, comme celle de vouloir présenter une jeunesse atypique si merveilleuse, si forte et si fragile.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui j’aimerais écrire un autre roman.

L’idée, c’est que je prépare un film tiré de mon roman Balagan et que le scénario part sur une direction différente, c’est toujours de cette jeunesse qu’il s’agit, c’est toujours l’université de Jérusalem, mais le film devrait s’inscrire dans un registre plus générationnel, porté par des événements différents du roman et j’aimerais réécrire cette version.

Corine Braka, auteur de Balagan(e), disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Marisa Magan – La Fabrique de la réalité

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

J’ai éprouvé une grande joie. J’ai été très heureuse que mon long travail de recherche et d’écriture soit récompensé par sa publication, me permettant de partager ce travail avec le public.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Mes premiers lecteurs ont été intéressés et frappés d’abord par le sujet, « La Fabrique de la Réalité » puis par l’originalité de mon approche pluridisciplinaire. Certains, ayant un cursus de formation universitaire en psychologie, m’ont dit que ma manière de développer la question « comment construisons-nous notre réalité vécue ? » leur semblait inédite, car ils n’en avaient jamais entendu parler de cette manière, même pour ceux qui connaissent déjà un peu la pensée constructiviste. Le plus beau compliment qui m’a été fait est celui d’une lectrice qui m’a exprimé son sentiment d’avoir entre les mains une synthèse des éléments les plus importants à connaitre pour comprendre comment l’humain fonctionne vis-à-vis de la réalité.

Certains lecteurs ont beaucoup aimé ce que je dis sur le langage et la façon dont j’explique comment l’entrée dans le langage modifie complètement notre rapport au monde. Aujourd’hui, en tant qu’adultes, nous avons également beaucoup de choses à comprendre sur la façon dont notre langage fabrique en grande partie notre réalité ; à partir du moment où nous nous racontons intérieurement notre expérience, par exemple, nous sommes rarement conscients que la façon dont nous nommons et décrivons les faits va considérablement déformer, voire transformer celle-ci, pour le meilleur ou pour le pire. Car l’expérience que nous faisons de nous-mêmes, de notre vécu ou des autres, et la façon dont toute réalité nous apparait, dépendent grandement de la façon dont nous les décrivons : c’est ainsi que nous solidifions et fixons les choses et qu’elles deviennent de moins en moins susceptibles d’être remaniées.  Comme le dit le psychanalyste Donald Spence, « Une fois qu’une construction donnée a acquis une vérité narrative, elle devient tout aussi réelle que n’importe quelle autre sorte de vérité ». Certains de mes lecteurs, instituteurs ou travaillant auprès d’enfants, ont estimé que la façon dont j’éclaire ce phénomène était difficile à trouver dans les ouvrages de psychologie de l’enfant ou même des sciences du langage.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Cette expérience d’édition m’a appris à faire un travail d’écriture qui rende compréhensible, pour un public assez large, des connaissances plutôt pointues dans chacune des disciplines que j’aborde ; j’ai beaucoup travaillé pour les expliquer sans dénaturer leur fond ni les édulcorer, sans toutefois faire de la « vulgarisation ». Un des enseignements que j’en ai tiré a été d’éviter deux types de méprises qui apparaissent souvent dans notre approche de la réalité et dont le discours des gens témoigne fréquemment. La première consiste à croire que nous sommes simplement les « victimes » des circonstances extérieures et des comportements d’autrui ; cette croyance écarte l’idée que nous avons une part de responsabilité dans ce qui se produit dans nos relations avec les autres et dans la façon dont nous faisons face aux circonstances que nous n’avons pas choisies. La deuxième méprise consiste, à l’opposé, à croire que nous avons l’entière responsabilité de ce qui arrive du fait que notre expérience dépend en grande partie de nous, au sens de la théorie constructiviste que j’ai exposée dans cet ouvrage. En exprimant cette idée que nous construisons en grande partie nous-mêmes notre réalité, j’ai donc dû être vigilante pour ne pas donner au lecteur l’impression désagréable que je versais moi-même dans l’une ou l’autre de ces deux méprises.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Oui, je crois que l’originalité de mon livre a été perçue par mes premiers lecteurs. Avec les apports de la psychologie, de la psychanalyse, des sciences sociales, il peut nous sembler évident, aujourd’hui, que ce n’est pas un événement lui-même et par lui-même qui compte, mais la manière dont le sujet le vit. Toutefois j’observe que malgré le savoir immense déployé par la psychanalyse,  la psychologie et la philosophie, les individus « « éduqués » que nous sommes continuons cependant, assez fréquemment, de façon presque réflexe, à considérer nos problèmes comme s’ils avaient surgi de l’expérience de la réalité externe ; cela veut dire que nous avons l’impression que nos problèmes intérieurs nous « sautent à la figure »  comme s’ils n’avaient pas été en grande partie construits par nous-mêmes, comme si notre façon de les penser et de nous les raconter au moyen du langage n’étaient pas partie intégrante de ces problèmes eux-mêmes. Je crois donc que nous sommes nombreux à n’avoir pas profondément intégré ce qu’implique ce savoir, à n’avoir pas tiré toutes les conséquences de ce qu’il nous apprend.

Une des raisons à cela, (mais ce n’est évidemment pas la seule) c’est que notre rapport à la réalité, dans les ouvrages de psychologie ou de psychanalyse, n’est pas expliqué de façon complète, car pour en avoir une explication complète, il faut justement croiser de nombreuses disciplines et pensées (philosophique, phénoménologique etc). Certains de mes lecteurs m’ont témoigné de leur surprise quant au fait qu’ils n’avaient jamais lu, auparavant, un ouvrage décrivant la façon précise dont la pensée contribue à construire la réalité comme le fait mon livre.

Je crois que l’originalité de mon livre repose sur deux autres points :

D’abord, il met en dialogue la psychologie clinique, certains courants psychanalytiques, la phénoménologie et la philosophie, en exposant les fondements philosophiques qui peuvent éclairer et étayer mon propos. Cette compilation, à ma connaissance, n’avait pas encore été faite. On trouve certes quelques explications sur la façon dont nous construisons notre réalité dans certains ouvrages de psychologie cognitive (comme ceux de la « thérapie d’acceptation et d’engagement » (ACTC)  ou dans la démarche de « psychologie dialectique », mais j’apporte des explications précises et provenant de nombreux penseurs de haut niveau issus de différentes disciplines sur les différents niveaux et processus de cette construction.

Ensuite, j’amène le lecteur à comprendre comment nous pouvons ensuite déconstruire ces constructions. Car si nous réussissons à opérer au sein de cette vision de l’interrelation (entre nous et notre réalité) alors il nous devient possible de critiquer nos modes d’expériences afin qu’ils nous amènent à faire d’autres choix dans notre « saisie » de la réalité. La responsabilité me semble une notion essentielle et j’y consacre un chapitre entier. Car si nous ne sommes pas toujours responsables de ce qui nous arrive, nous sommes toujours responsables de ce que nous faisons de ce qui nous arrive. Si, par une déconstruction, nous pouvons en effet changer de l’intérieur notre expérience des autres et des circonstances extérieures, cette responsabilité devient alors évidente. Ceux qui ont vécu ou vivent actuellement une démarche de psychanalyse ou un travail de psychologie personnelle trouvent dans ce livre de quoi approfondir leur cheminement.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Il est le fruit de quatre ans de recherches éclairées par mon expérience de bientôt trente ans en tant que psychologue clinicienne. Concernant la méthode, j’ai collecté dans de nombreux ouvrages ce qui avait trait aux chapitres auxquels j’avais donné un titre. J’avais une vision assez structurée du livre que je voulais écrire. J’ai ensuite fait des liens entre les affirmations de tous ces auteurs et ajouté un grand nombre de commentaires issus de ma propre réflexion.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui, j’ai déjà beaucoup de matériel pour un second livre, car pour proposer aux Éditions Maïa un ouvrage qui ne soit pas trop long, j’ai laissé de côté un certain nombre de chapitres déjà écrits que je réserve donc pour un tome II, sur le même thème. Actuellement, toutefois, je me concentre sur la traduction en anglais de ce livre car je voudrais qu’il soit disponible aussi pour un public anglophone.

Marisa Magan, auteure de La Fabrique de la réalité, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Textes inédits d’Olivier Esnault

Retrouvez en exclusivité ces nouveaux textes d’Olivier Esnault, l’auteur de Idoles et Icônes et des Filles de l’Équatorial.

Bonne lecture !

KORAN
TUKUSI ET KUYAKEN

 

Olivier Esnault, auteur de Idoles et Icônes et des Filles de l’Équatorial, disponibles sur le site des Éditions Maïa.

Entretien avec Jean-Pierre Jentile – L’Ogre et le Père Noël

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

J’ai ressenti un sentiment d’accomplissement car ce projet me tenait particulièrement à cœur. Voir son manuscrit devenir un vrai livre, c’est comme assister à une naissance, c’est émouvant. En plus, c’est un livre illustré, alors j’ai été heureux de travailler avec une illustratrice. Ses dessins ont encore enrichi mon texte initial et le résultat final me rend particulièrement fier.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers retours sont enthousiastes ! Les enfants ont adoré les différentes aventures de l’ogre et surtout sa rencontre avec le Père Noël. Comme le livre n’est pas trop long, même ceux qui lisent peu ont bien aimé.

Certains enfants m’ont dit qu’ils auraient bien voulu voir l’ogre, Tiboursio, leur donner des cadeaux « parce qu’il est gentil mais il fait un peu peur, quand même ».

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Le travail d’écriture est un travail solitaire où l’on met beaucoup de soi. Lorsque votre manuscrit est édité, il y a un sentiment mêlé de joie et de crainte car vous montrez, à tous, une partie de vous-même. Vous ne savez pas comment cela sera reçu par les lecteurs, alors vous êtes un peu anxieux. Mais quand les 1ers retours positif arrivent, ce n’est que du bonheur ! 

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Tout le monde parle du Père Noël mais peu imaginent qu’il ait pu avoir une vie avant. Alors, je voulais vraiment faire connaître les origines du Père Noël au jeune public pour qu’il l’aime encore plus.

Les premiers lecteurs m’ont dit qu’ils étaient contents de découvrir que le Père Noël avait été un enfant comme eux. Ils ont aussi bien aimé sa rencontre avec les Esprits de la nature et le fait qu’il soit devenu immortel.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Pour écrire, je pars sur l’idée première d’un personnage et d’une d’histoire. Ensuite, je fonctionne à l’inspiration et j’écris les scènes quand elles me viennent. D’ailleurs, il m’arrive souvent d’écrire la scène de fin, au début de mon travail. Après, il faut que je raccroche les scènes entre-elles pour que l’histoire soit cohérente.

Comme j’ai pas mal de déplacements dans mon travail, mon rituel, c’est d’écrire dans les transports (métro, train, avion). Pour moi, écrire pendant ces « temps morts » est une façon de m’évader.

Avant, j’écrivais sur des feuilles de papier que je devais ensuite recopier pendant des heures sur mon PC. Maintenant, je ne jure que par mon Ipad que j’ai toujours avec moi. J’y crée tout mon manuscrit que j’ai juste à transférer sur mon PC pour la mise en page finale.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Je suis écrivain en Heroic Fantasy, depuis une dizaine d’années, donc oui, je travaille déjà sur 2 nouveaux ouvrages. L’un pour les jeunes lecteurs à partir de 8 ans : Kumba , la Sorcière Blanche, où une cigogne va, par erreur, apporter un bébé blanc dans un village africain. C’est sur le thème de l’acceptation de la différence.

L’autre roman est pour les plus grands, Ogrino, Au Sud de Nulle Part. C’est le tome 2 d’une saga où les hommes et les créatures magiques doivent s’unir pour affronter l’esprit du Mal. C’est sur le thème de l’amitié et de la richesse de la diversité.

Jean-Pierre Jentile, auteur de L’Ogre et le Père Noël, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Catherine Swagemakers – La Case

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

On pense que la plus grande joie pour un(e) auteur(e) c’est le moment où son livre parait. Je ne peux pas nier l’excitation de tenir en main mon ouvrage achevé et imprimé, accessible à tous moyennant quelques euros. L’aventure est lancée mais vous savez que le plus dur reste à faire : il faut séduire les lecteurs au milieu de la multitude de livres qui paraissent chaque semaine.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Heureusement les premiers lecteurs (bien sûr je ne parle pas de mon entourage proche peu objectif) sont très enthousiastes et les retours sont vraiment sympathiques. La fluidité du style est appréciée, les personnages sont attachants et l’intrigue tient en haleine. C’est appréciable à entendre. Certains ont dévoré La Case en deux jours, d’autres ont pris leur temps, regrettant de terminer une histoire où ils ont eu du plaisir à lire. Le roman étant inspiré d’une histoire vraie, c’était d’autant plus important pour moi d’avoir des retours positifs et des témoignages gratifiants. Les avis laissés sur les sites comme Amazon ou sur la page Facebook de La Case sont prometteurs pour le succès à venir de ce livre.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Le travail d’écriture est un bonheur solitaire, vous êtes « seul maître à bord ». L’expérience de l’édition est nécessaire pour que le navire arrive à bon port avec l’aide de son équipage. Mais il faut savoir qu’une fois à quai, le capitaine doit continuer de manœuvrer habilement. Un investissement personnel dans la communication est indispensable pour faire connaître son travail. Il faut savoir rester humble tout en valorisant le résultat de plusieurs mois d’écriture. Ce n’est pas simple surtout quand il s’agit d’un premier roman.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Dans ce roman, le lecteur voyage au cœur de l’Île de Ré, découvre chaque village, se balade sur les plus belles plages et pénètre dans l’intimité des Portes-en-Ré, l’endroit le plus select et réputé de l’île. Ce récit sans complaisance mais souvent humoristique suscite la curiosité du public. Sous le couvert d’une enquête criminelle, l’ambiance de ce lieu en apparence paradisiaque est palpable et les chapitres se succèdent au rythme des épisodes d’une série télé.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Une belle rencontre avec Anne Pasquier de Franclieu, propriétaire de « la Case à vent » (ou « la Case » comme les habitués la nomme), est à l’origine de ce livre. Partageant nos expériences professionnelles, pendant nos longues matinées d’hiver, le projet de dévoiler plus largement toutes ces incroyables aventures est devenu une évidence. Nous avons donc d’abord concocté ensemble une storyline de film pensant que toutes ces petites saynètes de la vie commerçante portingalaise méritaient bien une comédie audiovisuelle, puis l’idée du livre est venue laissant libre cours à mon imagination bouillonnante. Je me suis donc laisser prendre au jeu de l’écriture, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit !

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Résidant aux Portes-en-Ré depuis de nombreuses années, j’ai eu personnellement l’occasion de pratiquer différents métiers dans le village que je connais bien et d’être moi-même le témoin amusé des anecdotes décrites dans ce roman. Observer, ressentir et coucher sur le papier toutes mes émotions, cette une nouvelle aventure passionnante qui me donne envie de publier un second roman. J’ai déjà une petite idée. Une histoire où l’amour et l’amitié triomphent malgré tout encore une fois. Un livre qui fait du bien !

Catherine Swagemakers, auteure de La Case, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

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Entretien avec Didier Lemoine – Le Gentleman d’Auxerre

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

C’est mon sixième roman personnel, auxquels il faut en ajouter trois autres, façonnés pour des « clients » désireux de raconter leur propre histoire. Mon sentiment est toujours le même, à savoir le plaisir de créer, très important à mes yeux. Ce ressentiment est identique lorsque je finis de composer une chanson.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers retours sont excellents, ils sont venus de mes lecteurs habituels. Pour la plupart d’entre eux, le fait d’être captivés du début à la fin a été la réaction unanime.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Mon expérience d’édition est similaire aux expériences précédentes, mais tout de même, je sens les Éditions Maïa plus impliquées dans mon projet, que ne le furent les précédents éditeurs. Mes enseignements sont encore difficiles à cerner, dans la mesure où je n’ai pas suffisamment de recul pour en faire une analyse cohérente.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de mon livre est que j’ai imaginé l’histoire en arpentant la ville d’Auxerre, en décrivant des endroits et des noms de rues réelles, et donc, les autochtones peuvent se projeter comme des acteurs de l’intrigue. Oui, les premiers lecteurs y sont très sensibles.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Comme d’habitude. Tout arrive naturellement et très vite, sans savoir d’où cette inspiration peut bien venir. Mon flux est continu, et je n’ai pas encore connu le syndrome de la page blanche, je touche du bois. Je n’ai pas de méthode, juste des pensées qui s’agitent quasiment en permanence. Pas d’astuces non plus. Chaque fois que je me déplace, peu importe l’endroit, je suis muni d’un carnet et d’un stylo, parce que le hasard est le plus grand vecteur d’inspiration.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Bien sûr. Je suis toujours en écriture, chaque jour. Mon prochain roman (Café noir et nuits blanches) est en route, il se déroule dans l’espace d’un groupe de rock amateur, pour qui la vie de tous les jours n’est pas une sinécure.

Didier Lemoine, auteur de Le Gentleman d’Auxerre, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Marc Petaux – Écrou 874176

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Il y a eu d’abord une réelle satisfaction, véritable fierté, je dois dire, d’avoir réussi à entreprendre, poursuivre et achever mon autobiographie axée sur mes années d’insoumis dans le milieu parisien des années 1980-1990. J’ai mis vingt ans pour écrire l’histoire de ma vie. Ça a vraiment été une sensation de bonheur de tenir entre mes mains ce bijou accompli.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours des premiers lecteurs sont déjà très positifs. Ils décrivent dans l’ensemble un témoignage bien écrit, sincère et surtout authentique qui se lit d’une traite avec une montée du suspens permettant l’évasion du lecteur tout en éveillant sa conscience. Maître Sophie Obadia, mon ancienne avocate, qui a suivi l’affaire pendant quatre ans, m’a fait un retour enthousiaste : « Vous avez le sens de l’image, du souvenir photographié. Le lecteur se souvient de ce qu’il a lu. Par-dessus tout, grâce à ces images fortes et à vos anecdotes puissantes, on se met dans votre peau, à votre place. C’est fort. Ce récit devient un personnage. C’est plus qu’un récit, c’est un film. Passionnant ! »

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Avec l’édition de mon premier livre chez Maïa, mes aspirations et désirs ont été satisfaits d’une manière effective. Chez Maïa Éditions, j’ai eu de suite une relation de confiance et de proximité avec toute l’équipe. Notre collaboration était fructueuse à tous les niveaux. L’enseignement a été très instructif pour un novice.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de mon livre, je le pense, consiste dans le fait de transmettre au lecteur un récit de ma vie sans aucune fioriture, d’une manière directe et authentique. L’histoire est racontée dans une langue savoureuse et cocasse, saupoudrée de termes argotiques, de locutions imagées, truffée d’anecdotes sulfureuses. Suite aux retours de mes premiers lecteurs, ils perçoivent bien cette originalité de mon œuvre. Par ailleurs, les termes « authenticité et sincérité » reviennent souvent dans leurs commentaires.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

L’écriture de mon autobiographie a mis vingt ans à mûrir dans ma tête. J’ai senti le besoin de dévoiler mon âme, de faire une rétrospective des détails du passé, de transmettre un témoignage. Le texte et la formulation apparaissaient d’abord dans la tête. Je me mettais à écrire quelques lignes spontanément. J’ai eu aussi quelques périodes plus créatrices mais pas à un rythme très régulier.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

À la demande de plusieurs lecteurs, j’envisage d’écrire une suite à mon autobiographie pour relater mes vingt dernières années de rescapé de l’enfer. Je garderai le même style d’écriture, original et atypique comme ma vie de baroudeur. Parallèlement, j’ai un projet d’écriture qui me tient tout particulièrement à cœur. Il s’agit d’un recueil d’anecdotes et de situations cocasses qui me sont arrivées en fréquentant la voyoucratie dans la Ville lumière.

Marc Petaux, auteur de Écrou 874176, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Jean-Claude Pelisse Debucourt – Le Papier de Whatman

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Il est toujours agréable de voir se réaliser un rêve. Je me suis plongé dans l’écriture comme ça, un peu par hasard. Alors quand le brouillon initial travaillé et retravaillé vient se poser sur les étagères d’une librairie, la satisfaction est profonde. Le travail de plusieurs mois seul face à un écran va enfin pouvoir être partagé.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Et voilà que les lecteurs sont au rendez-vous. L’histoire les a « accrochés », la « lecture est facile », les « descriptions riches au point de n’avoir aucune peine à se transporter et à visualiser les situations ». « Le tout est documenté, détaillé et la fin très surprenante »… Qu’espérer de plus pour un auteur amateur ?

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

La phase d’écriture étant terminée, il faut trouver un éditeur qui soit proche de vous pour vous orienter sans vous influencer. Les échanges avec monsieur Nicolaï, très disponible, ont été riches et mettent en confiance au point d’avoir envie de continuer d’écrire.

Mais il ne faut pas rêver, la vente d’un livre est compliquée, parce qu’à la différence d’un tableau (je peux en parler facilement étant également peintre amateur), le livre est un produit de « confiance ». Un tableau, on le voit, c’est un coup de cœur, on l’achète. Un livre, on l’achète pour ne découvrir qu’après s’il plait ou non. Le titre, la couverture et les informations de 4ème page de couverture sont donc essentiels. C’est un des enseignements que j’en ai tirés.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Le Papier de Whatman est un roman policier et l’objectif était de ne faire découvrir l’auteur des crimes qu’en toute fin du livre, après avoir suivi différentes pistes toutes aussi vaines les unes que les autres. L’effet semble réussi aux dires des premiers lecteurs, étonnés de découvrir le criminel qu’à la toute dernière page 

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Chacun doit avoir sa propre méthode pour écrire. Personnellement, je pars d’une idée générale qui me servira de « colonne vertébrale » dans laquelle je définis les personnages principaux, et je commence par un premier jet de plusieurs chapitres que je laisse « reposer ». Puis je les relis plusieurs fois en les enrichissant de détails à chaque lecture. Et je laisse mon imagination s’enfoncer dans la vie des protagonistes au point de me résigner parfois à me laisser diriger. Reste que je suis très vigilant sur la période dans laquelle se passe l’histoire et que je me documente beaucoup (grâce à internet) pour ne pas créer d’anachronismes.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Je viens de terminer une biographie tirée d’un journal intime rédigé par mon père, ancien Sociétaire de la Comédie française. En parallèle à ma recherche d’éditeur, je commence un quatrième ouvrage, une saga qui débute dans les années 1880 dans les mines du Nord et m’entrainera (peut-être) dans le milieu de la petite bourgeoisie parisienne de l’après-guerre.   

Jean-Claude Pelisse Debucourt, auteur de Le Papier de Whatman, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Lucie Bolmont – Journal d’une confinée au Népal

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Crescendo. Les jours avançaient, la date se rapprochait. L’attente du colis paraissant interminable. Quelle impatience et en même temps, quelle appréhension. Comme un sentiment profond d’incertitude car jamais je n’aurais imaginé publier un jour. Mélange complexe et bien indescriptible de stress et de fierté. Au-delà des premières commandes et du soutien immense de mes proches – famille, amis, et édition – le moment où j’ai pu tenir entre mes mains le fruit de ce travail quotidien de création fut infiniment bon et intense. L’excitation à son comble enveloppant tout le corps ; le bonheur reflétant un large sourire sur les lèvres ; la satisfaction et la gratitude apaisant l’esprit. À ce moment, je n’avais qu’une chose en tête : merci. Je crois qu’avant toute chose, ce manuscrit n’aurait vu aucune de ses pages gribouillées si ce pays et ses habitants ne m’avaient pas accueillie chez eux. Le livre entre les mains, j’ai tout de suite repensé à ces quatre mois passés là-bas, au Népal, parmi ces locaux si bienveillants. Coïncidence ? Le hasard des choses amène parfois à vivre des expériences inoubliables et combien intenses et sincères. Oui, il est un bon sentiment que de voir son projet devenir réel, mais je garde en premier lieu un grand respect et une reconnaissance indubitable envers les personnes que j’ai rencontrées au cours du voyage. Ces personnes mêmes qui m’ont donné le sourire et l’envie d’avancer chaque jour dans cette période historique particulière.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Une vague d’émotions. Incontestablement, des mots d’amour, de tendresse et de félicitations pour cet aboutissement. Certains ont souligné le côté particulièrement original du journal. D’une part, « Lucie, c’est parfois compliqué de lire et de déchiffrer ton écriture » ; d’autre part, « Lucie, j’adore les dessins qui ponctuent le récit de tes journées ». D’une manière générale, des critiques positives et négatives que j’accueille avec humilité. Il est essentiel que j’apprenne de mes erreurs pour mieux faire ensuite.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

« Les pieds dans le plat ». C’est peut-être là une expression crue et bien commune, mais elle reflète pourtant avec exactitude le cheminement que j’ai emprunté pour publier ce livre. Jeune étudiante, je ne connaissais rien de l’édition il y a de ça quelques mois. Pensant tout d’abord garder ce précieux carnet dans ma bibliothèque en souvenir de cette épopée, il a suffi d’une coïncidence et d’un conseil bien avisé pour que je contacte les Éditions Maïa. Je retiens de cette expérience la chance que j’ai eue de pouvoir éditer les pensées de tout un voyage, de les partager aux lecteurs et de leur faire connaître ce merveilleux pays qu’est le Népal. Je suis infiniment heureuse d’avoir pu découvrir le monde éditorial grâce à la réponse positive des Éditions Maïa. Ce fut quelque chose de nouveau pour moi qui a pris énormément de mon énergie mais qui m’a aussi beaucoup appris. Comme Goethe le dit si bien, je crois que le mot d’ordre dans l’aboutissement de ce projet inespéré est que « nul n’est plus chanceux que celui qui croit à sa chance ». Simplement, il faut croire en ses rêves et ses ambitions et ceci est l’enseignement que j’ai acquis à travers cette expérience.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de mon livre ? J’aime à croire qu’il s’agit de son authenticité. Oui, le caractère authentique et sincère reflété par l’écriture hésitante et dansante. Ce récit particulièrement personnel d’un voyage passé au cœur d’un village traditionnel népalais illustré de multitudes de dessins à l’encre noire… Je pense que ce manuscrit a plu à beaucoup puisque sortant des formats traditionnels des carnets de voyage. C’est un tout, un manuscrit comportant nombres de pensées et réflexions quotidiennes. Le lecteur doit chercher son chemin, s’imprégner de mon écriture, jongler entre plusieurs langues et déchiffrer les anecdotes. Il rentre au cœur de mon esprit.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Avant tout, je crois que je suis très reconnaissante du soutien de mes compagnons de voyage qui, au fur et à mesure des jours, ont su me donner la motivation nécessaire pour continuer de remplir les pages brunes de ce livre. C’était la première fois que j’illustrais moi-même mon carnet, il a donc fallu plusieurs semaines afin que je maîtrise un certain graphisme. Il n’était, en effet, pas évident de remplir harmonieusement les pages au début de mon travail. Un point très important, toujours commencer par le dessin ! Et si rature il y a, tant pis, cela fait partie de l’écriture à l’instantané ! Je remplissais ces pages après le repas du midi appelé Dal Bhat, le soir dans mon lit, parfois perdue dans la jungle, quelques fois assise dans un coin de la rue principale du village ou encore et tant bien que mal dans l’avion retour. Une dernière chose… l’astuce spéciale Népal : en cas de mousson, toujours poser son livre en hauteur afin qu’il ne prenne pas l’eau !

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Écrire un nouveau livre…tout d’abord, l’idée effleurant l’esprit ; puis, elle s’immisce là-haut et y creuse un sillon de plus en plus concret. La jeune femme intrépide que je suis devenue y songe déjà. Publier, l’espoir d’une voie tout à fait inopinée pour moi. Voyez ceci comme une confession. Nombreuses sont les questions. Je crois avant tout que je souhaite garder cette authenticité et ce charme de l’écriture « sur le vif ». C’est ma touche, c’est ma façon de m’exprimer. Le papier kraft, l’encre noire, les descriptions poétiques et les dessins travaillés – tout cela est mon empreinte personnelle, ma ligne d’écriture. Alors, pour le prochain livre… Mon imagination semble infinie et m’emporte vers des rêves divers et variés. Pour attiser votre curiosité, l’idée d’un recueil de poèmes illustrés m’attire et m’amène vers de nouveaux horizons de création – chères lectrices, chers lecteurs, j’ai déjà hâte de vous faire découvrir cet univers d’émotions et de poésie.

Lucie Bolmont, auteure de Journal d’une confinée au Népal, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

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