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Entretien avec Francis Denis – Comme un cri de biffure

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

À la fois soulagement, plaisir, doute.

Soulagement de savoir que certains lecteurs et amis fidèles croient assez en mes capacités d’écrivain pour me permettre de réussir cette campagne de pré-vente..

Plaisir pour pouvoir tenir en mains l’objet achevé, concrétisé, sous sa forme de livre papier qu’on peut toucher, feuilleter. Plaisir d’en contempler la couverture illustrée par une photographie de ma belle-fille Caroline Capelle et de sa mise en page par Mathieu Béchac et qui correspond parfaitement à mes attentes.

Doute car je m’interroge comme tout créateur sur le devenir de mon livre et de l’accueil qui lui sera accordé par le public. En vaut-il la peine? Parviendra-t-il à se frayer un chemin dans la jungle qu’est le monde de l’édition, Petit Poucet lâché dans l’univers des livres et des libraires?

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Quelques retours de lecture (extraits) de la part de chroniqueurs littéraires ou simples lecteurs:

Le dernier recueil de Francis Denis est comme le reflet de son âme, voire de l’Humanité toute entière …
« C’est dans ma nature, confie l’auteur, je n’aime pas tout ce qui est à l’eau de rose. »
Même s’ils ne manquent parfois pas d’humour ou de poésie, les textes de Francis Denis révèlent les travers sombres de l’Homme. Violences intrafamiliales, pédophilie, harcèlement, folie, Francis Denis aborde sans complexe, mais toujours avec intelligence, des sujets qui hérissent le poil et interpellent.
Guillaume Rose (L’Indépendant du Pas-de-Calais) 

Les nouvelles de Francis Denis, dans Comme un cri de biffure, donnent à voir et à entendre des moments et des situations intenses de vie avec une lucidité souvent cruelle et incisive. Elles donnent souvent à voir et à entendre ce que l’on aimerait ni voir ni entendre. Mais « Au loin, très loin. / (On) entend (- toujours) comme un cri de biffure».
Annie Forest-Abou Mansour (L’Écritoire des Muses)

Voilà c’est fait! J’ai lu ton livre. Que dis-je ? Je l’ai dévoré.
La première nouvelle est haletante. La seconde moins mais prenante malgré tout. Pour toutes les deux la chute est vraiment inattendue, surtout pour la seconde qui laisse place à diverses supputations. Ici et là, certaines images émanent bien d’un poète. Bravo l’artiste! Amitiés
Gérard 

Dans cet ouvrage, l’homme est capable du meilleur comme du pire, du beau comme du laid. Des mots qui éclaboussent entre haine et amour. Dans ce recueil, c’est la valse des sentiments, des émotions, entre sagesse et folie, entre ténèbres et lumières. Francis partage au travers de sa plume, plusieurs vies dans un tableau peint comme une vision du monde et de sa condition actuelle entre un fond de violence et de douceur. Des personnages en quête d’amour, de reconnaissance, en attente de quelque chose, d’une attention particulière et qui se questionnent sur le pourquoi de leur existence sur terre. Fragile comme la petite fille qui attend d’être sauvée, fort et bourru comme le père qui prend le pouvoir sur sa femme frêle. Ils avancent et subissent le quotidien pas toujours rose bonbon. Un recueil qui oscille entre le fantastique et la poésie mais qui pourrait se coller à la réalité de la vie. De grandes souffrances qui attendent d’être apaisées, un cri au loin qui espère, un chemin des possibles qui se laisse imaginer au lecteur, des mots sur des maux pour guérir des blessures. 
Godart Gaëlle

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Avec « Comme un Cri de Biffure » j’en suis à mon cinquième ouvrage édité et je ne considère pas cela comme une expérience mais plutôt comme une continuité dans ma démarche d’écrivain en utilisant une nouvelle façon de procéder.

Si l’on s’en tient purement au crowdfunding, c’est une première en effet. Sans doute pas le moyen idéal car quelque peu stressant et me donnant l’impression de faire du porte à porte pour obtenir la reconnaissance de mon travail et de mon statut d’auteur mais, d’un autre côté, cela nous permets de réaliser notre projet sans aucun risque pécuniaire et nous évite de tomber dans les mains d’éditeurs parfois peu scrupuleux.

Concernant les Éditions Maïa, et jusqu’au moment présent, elles ont respecté leur engagement dans leur accompagnement et font preuve de sérieux.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Quel sens donner au mot « originalité » ?

« Je ne peins pas pour faire beau mais pour faire vrai. » Telle est ma devise en peinture. Je peux dire la même chose concernant l’écriture. Et s’il faut parler d’originalité, elle se trouve là, résumée en une seule phrase. Et comme l’on dit: « Tout le reste n’est que littérature ».

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

En peinture, je pars souvent d’un détail et construis le tableau autour de ce détail, sans savoir où me mènera vraiment le pinceau. Il en est de même pour l’écriture à la différence près que je vis  beaucoup plus intensément ce que j’écris ( un peu lorsque l’on regarde un film). Je pense faire preuve d’empathie à l’égard de mes personnages.

L’écriture comme la peinture ou tout autre acte de création a quelque chose de curatif à l’origine. C’est lorsque la notion de plaisir se mêle à l’intensité de l’écriture que nous passons à un stade supérieur.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Je viens d’achever un nouveau recueil de nouvelles en quête d’éditeur « Gel / Aux Confins du Confinement » regroupant une quarantaine de textes courts écrits au fil du temps depuis le premier confinement. Ceux-ci souvent évoquent souvent l’époque anxiogène et perturbante que nous vivons actuellement mais où poésie, fantastique et humour parfois un peu déjanté restent présents. Une plus longue nouvelle de science-fiction achève l’ouvrage.

Actuellement, je suis entrain d’écrire ce qui pourrait être un mini roman : Bob. Bob n’est autre qu’un petit poussin qui grandit et veut parcourir le monde à la recherche de la vérité, une quête métaphysique dans un drôle d’univers.

Francis Denis, auteur de Comme un cri de biffure, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

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