Mois : janvier 2021

Entretien avec David Pesce – L’Energie, la Matière et l’Amour

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Lorsque mon livre « L’Energie, la Matière et l’Amour : un voyage vers Soi » est sorti, j’ai eu à la fois le sentiment d’avoir fait quelque chose de bien, quelque chose qui allait au-delà de ma simple personne et dont j’étais fier, mais aussi et c’est tout naturel, une certaine appréhension, car c’était la première fois que je révélais ainsi mon parcours, mes sentiments et mes idées. J’avais le choix entre la peur de me dévoiler où le fait de partager mon expérience avec d’autres, et quand mon livre est paru j’ai su que j’avais fait le bon choix.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours de mes premiers lecteurs ont été très intéressants. Mon style d’écriture simple et direct plait. Les récits de mes voyages sont immersifs et invitent à se lancer. Mais c’est surtout le partage de mes ressentis et de mes idées que retiennent mes lecteurs. Quel que soit son parcours, chacun retrouve d’une manière ou d’une autre dans mes lignes un écho à son propre cheminement, et si certaines de mes idées sont parfois clivantes et bougeantes car volontairement subjectives, mon livre a l’intérêt de créer le débat et d’engendrer le partage d’expérience. En effet, en parlant de toutes ces choses que l’on vit et que l’on ressent lorsque l’on est sur le chemin qui mène à Soi, sur lesquelles on nous éclaire rarement que l’on garde malheureusement trop souvent pour Soi, je touche mes lecteurs dans ce qu’ils peuvent ressentir intimement dans ces moments d’évolution. Certains sont en accord avec mes idées, d’autres opposés, d’autres en ont des différentes, et ce n’est pas vraiment là l’important, ce qui est important c’est le partage que cela génère, et sur ce point l’objectif est atteint. D’une certaine manière mon livre rassemble autant qu’il ramène chacun à ce qui lui est propre, car il parle de ce qui nous concerne tous, en même temps qu’il ramène chacun face à ses croyances et à son individualité. Le premier retour a été : « Ton livre va parler à beaucoup de monde ». J’ignore si ce sera le cas, je sais simplement qu’il s’adresse à des lecteurs ouverts à des idées différentes, et c’est avec joie que je partage mon expérience avec chaque nouvelle personne qui lit mon livre.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

De cette expérience d’édition j’ai surtout retenu la difficulté de trouver un éditeur correct, et à quel point les auteurs sont mal reconnus en comparaison de l’investissement que représente l’écriture d’un livre, surtout quand vous n’êtes personne. Dans ce dédale de pièges à éviter j’ai néanmoins eu la chance de trouver les éditions Maïa, en qui j’ai pu avoir confiance pour ce travail d’édition, notamment grâce à des interlocuteurs professionnels à tous les niveaux qui ont su respecter mon manuscrit et me conseiller, de la correction jusqu’au suivi aujourd’hui. Et je suis ravi d’avoir pu grâce à eux mener à bien mon projet et ainsi partager mon livre.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Il existe beaucoup de livre de développement personnel qui donnent des conseils théoriques sur ce qu’il faut faire pour évoluer et se libérer de ses freins. Sauf qu’il y a une vraie différence entre la théorie et la pratique, c’est les émotions, les sentiments et les pensées qui touchent ceux et celles qui se lancent dans cette aventure unique, et c’est de ça dont je parle en partageant ma propre expérience. J’ai toujours eu une pensée « différente », j’ai toujours cherché des chemins différents pour trouver des réponses à mes questions, et surtout j’ai toujours préféré les expérimenter par moi-même. Ainsi mon livre n’est pas le fruit d’études et de recherches, mais un retour d’expérience sincère et transparent sur ce que l’on vit lorsque l’on se lance sur le chemin du développement personnel. Au-delà de mon approche sensible et positive du monde, du récit de mes voyages et de mes rencontres, la particularité de mon livre tient donc dans le fait qu’il ne dit pas aux gens ce qu’ils doivent faire ou non, mais dans le fait qu’il leur parle de ce qu’ils ressentent lorsqu’ils sont sur les chemins inconnus qui mènent à Soi. Mon livre n’est donc pas un manuel ni un guide à suivre, il est simplement un partage d’expériences et d’idées pour donner des pistes à ceux qui comme moi se posent des questions et cherchent à évoluer en se libérant de leurs freins. Je crois que cette vision « de l’intérieur » qui fait la richesse et l’intérêt de mon livre, en tout cas c’est ce qui en fait sa singularité.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Je n’ai jamais choisi d’écrire, ça s’est imposé à moi. J’avais simplement des idées et des choses à partager, je le ressentais depuis longtemps, puis lors d’une journée banale j’ai ressenti un besoin impérieux de poser mes pensées et mon parcours sur le papier. C’était un besoin intuitif et totalement indépendant de ma volonté. Dire que j’avais des méthodes, des rituels ou des astuces serait bien loin de la vérité ! En réalité j’ai fait un peu comme j’ai pu, comme c’est venu. A l’instant où j’ai écrit le premier mot, j’ai croulé sous les idées. Mon appartement était tapissé de « Post-It », chacun reflétant une idée qui en amenait plusieurs autres, etc. Cette période fut celle d’une activité cérébrale permanente et intense que j’avais parfois bien du mal à canaliser ! Ce travail a pris exactement 9 mois. Avec du recul on pourrait dire que c’est le temps qu’il m’a fallu pour accoucher de moi-même ! Les mois suivants j’ai vu et revu de nombreuses fois mon livre pour le « lisser » et le rendre accessible à toutes et tous. Etrangement cette période dura à nouveau 9 mois pile jusqu’à sa sortie début octobre.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’envisage en effet d’écrire à nouveau, à la fois pour développer davantage mes idées et ma vision de la Vie, ainsi que sur la suite de mon cheminement. En effet je poursuis une idée, et après avoir réalisé ce « voyage vers Soi » j’entame désormais une nouvelle étape, à savoir la recherche de « la réalisation de Soi », à travers une nouvelle direction professionnelle, une nouvelle manière d’appréhender la Vie, de vivre, etc. Si j’y parviens j’écrirais donc à nouveau sur la réalisation de Soi, même si pour l’instant je commence seulement à le vivre et à l’expérimenter, condition première pour pouvoir un jour essayer d’en parler !

Dans tous les cas je remercie chaque personne qui m’a lu ou qui me lira. C’est pour eux que j’ai écrit ce livre, parce que je crois vraiment que mon expérience peut servir à d’autres, et j’espère qu’il leur permettra à leur tour de se libérer et d’éclore pour offrir ce qu’ils sont au monde.

David Pesce, auteur de L’Energie, la Matière et l’Amour, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Jean-Charles Malet – Vidocq et le complot oublié

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Lorsque j’ai su que mon livre allait paraître, j’ai ressenti une immense joie. A chaque fois , c’est comme une naissance. J’avais hâte de l’avoir enfin dans les mains.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers retours ont été très encourageants. Certains m’ont rapporté qu’ils aimaient à la fois le style et le rythme de l’écriture. Cela donne envie de continuer à écrire.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Aujourd’hui, pour moi, l’écriture est devenue un besoin quotidien. C’est très gratifiant de voir son travail devenir concret. Je sais que désormais j’y consacrerai de plus en plus de temps.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Je ne sais pas si mon livre a une originalité particulière. Ce n’est peut-être pas à moi d’en juger. Je dirais simplement que je suis passionné d’histoire ; la période napoléonienne et plus particulièrement Vidocq. Je sais que mes premiers lecteurs ont bien perçu l’ambiance particulière des bas-fonds du Paris du XIXème siècle et du Londres en pleine mutation sociale.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Lorsque l’on écrit, il y a toujours des moments de doute quant à l’originalité et l’intérêt de ce que l’on couche sur le papier. Aujourd’hui, j’ai une méthode bien ancrée. Une fois que mon plan et mes personnages sont bien définis, je peux me lancer.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai déjà entamé l’écriture d’un nouveau roman qui se déroule durant la seconde guerre mondiale. Et j’ai d’autres projets en tête.

Jean-Charles Malet, auteur de Vidocq et le complot oublié, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Pascal Najean – Sous les dentelles de Satan

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

À la parution de mon livre, j’ai tout d’abord poussé un ouf de soulagement, j’en avais terminé avec la recherche d’un éditeur, et les relectures successives. J’allais pouvoir tourner les pages de mon roman. Une certaine fierté m’animait, mais rapidement un autre sentiment est apparu. Une sorte d’appréhension, comparable au trac que j’avais pu ressentir les rares fois où je suis monté sur scène ou lors du vernissage d’une de mes expositions. Une question revenait : est-ce que cela va leur plaire ? 

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers retours ont été positifs. J’ai reçu beaucoup de félicitations et d’encouragements de la part d’amis qui lisent ou écrivent. En général, le public a bien aimé la fluidité et l’intrigue. J’ai eu bien sûr quelques remarques pertinentes sur la façon dont j’ai mené mes personnages.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

J’étais journaliste avant de me lancer dans l’écriture de roman. Un livre est un article très long, avec pour seule limite l’imagination. L’édition ce n’est pas mon métier. Je pense qu’un auteur ne devrait pas être obligé d’aller vendre son livre. Je n’ai pas rencontré physiquement les personnes qui ont participé à l’élaboration du produit fini. 

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité du roman tient certainement au jeu ambigu de certains personnages qui laisse supposer plusieurs pistes au cœur de l’intrigue. Un autre point est le climat fantastique qui règne dans les premiers chapitres et qui perd le lecteur. C’est ce que j’ai cherché à faire, emmener le lecteur dans un monde où l’on ignore si les protagonistes rêvent ou sont réellement confrontés à des phénomènes irrationnels. Nos peurs viennent souvent de l’enfance. Certains les oublient, d’autres les entretiennent pour mieux les juguler. Mais dans les deux cas, elles peuvent ressortir à tout moment. Certains lecteurs ont aimé le climat dans lequel est menée l’enquête. D’autres ont été charmés par l’ambiance un peu envoutante des différents lieux. 

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’avais écrit quelques chapitres d’une histoire lors de vacances pluvieuses en Bretagne. Les quelques feuillets avaient été rangés et oubliés. Je les ai retrouvés par hasard et j’ai décidé de continuer d’écrire l’histoire. Les personnages se sont imposés petit à petit. Mais je n’avais pas de plan précis. Les choses se sont comme mises en place jour après jour et un matin j’ai mis le point final. Le travail de relecture allait commencer.
J’écris le matin principalement. Je me lève vers 8 h, je bois un café noir, je regarde mes messages et j’écris jusque vers midi. L’après-midi, je me réserve pour la musique. Mais parfois, une idée me vient alors je prends quelques notes. Lorsque je suis dans une impasse ou en panne d’inspiration. Je laisse tout tomber et j’attends que cela revienne. J’aime aussi beaucoup écrire dans les bars. Avant la covid, j’écrivais chaque matin dans un petit café. Le va-et-vient des clients ne me gêne pas au contraire.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Un prochain livre, oui bien sûr. Aussitôt que j’ai mis le point final sur la dernière page de Sous les dentelles de Satan, je me suis lancé dans un autre ouvrage. C’est parfois étrange pour moi, car on me parle du premier, mais moi je suis dans l’autre aventure, qui est presque terminée. Ce livre va reposer sur la même architecture que le premier et flirtera entre le réel et l’inconcevable.

Pascal Najean, auteur de Sous les dentelles de Satan, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Lionel Abbo – De ma fenêtre

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Pour moi, le sentiment le plus absolu n’est pas apparu lors de la publication du livre, mais lorsque je l’ai eu entre les mains, lorsque j’ai pu le toucher. De ma fenêtre est mon second livre, mais j’étais heureux comme si c’était le premier.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Mon livre est un recueil de chroniques qui raconte le premier confinement de mon point de vue, d’où le titre : De ma fenêtre. Mais j’ai rapidement constaté au gré des retours que les lecteurs ont l’habitude de m’envoyer que beaucoup s’identifiaient à mon regard, que nous avions collectivement vécu les mêmes expériences, les mêmes hauts, les mêmes bas. Beaucoup l’ont acheté pour conserver un souvenir de cette période qui restera historique. Ils l’ont apprécié comme une espèce de journal intime mais collectif.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Le statut d’auteur n’est jamais acquis. C’est le regard des autres sur votre travail qui en valide la qualité. Chaque nouveau texte est une confrontation, comme un boxeur remet son titre en jeu.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Ce que j’ai aimé réaliser, c’est varier les styles : passer d’une confession à une dystopie en passant par un slam, un poème, ou un texte humoristique. C’est cette variété qui apporte une vraie fraicheur selon moi et rend le texte différent.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’écris chaque matin, de 6h à 7h30, avant que le reste de la famille ne se lève. J’aime ce matin où je me retrouve seul face à mon écran. Je laisse les mots prendre le pouvoir, se balader sur la feuille et mon imagination divaguer. Lorsqu’un texte éclos, ma journée est réussie avant même d’avoir commencé.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai toujours plusieurs projets en tête. Actuellement, je m’essaie à un roman d’aventure historique. Mais il me reste encore beaucoup de travail 🙂

Lionel Abbo, auteur de De ma fenêtre, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Jean-Claude Raskin – Baden-Baden

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

De la fierté…tempérée. Et un grand « Ouf ! » de soulagement. Enfin…

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Pour ceux qui se sont exprimés, c’était enthousiasmant.

Ce qui m’a le plus épaté, c’est qu’ils et elles ont aimé et apprécié des personnages et des moments ou des ambiances totalement différents. J’avais parfois l’impression à les entendre ou à les lire, d’avoir écrit plusieurs histoires…

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Au niveau de l’édition, rien à redire jusqu’à présent.

Je trouve la logistique de livraison un peu lente, mais la crise sanitaire n’arrange rien évidemment.

Par contre, j’émets des réserves sur la diffusion et la distribution… en Belgique.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

A travers une histoire qui peut paraître réelle, c’est l’imaginaire qui domine et préserve des incohérences. Pour autant qu’il y en ait…

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’ai besoin de calme et de trouver une pièce quelque part où je me sens en confiance, mais je ne peux donner des règles. Pour ce roman, je l’ai écrit en 3 fois 5/6 jours espacés de plusieurs mois. seul, en Italie, dans notre petit appartement dans les montagnes. Principalement de 8h jusqu’à 12-13h. Les semaines furent espacées de nombreux mois en fonction de mes disponibilités. Avec plus de temps, j’aurais pu le boucler en 10 ou 12 jours.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Un autre (Rêve d’enfant : conte autobiographique) sortira en 2021 chez Images Publiques ( Belgique)

Une pièce de théâtre à sketches (Bonjour Monsieur !) qui cherche un éditeur et qui a été sélectionnée pour être lue à Avignon quand la covid le voudra bien.

J’ai un livre sur un modèle original sur la Gestion de projet : Réussir son projet en 7 questions ! en recherche d’éditeur.

Et d’autres en chantier : roman, recueil de nouvelles, professionnel, feuilleton…

Jean-Claude Raskin, auteur de Baden-Baden, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Joël Jézégou – Des regards qui rayonnent

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Lorsque j’ai tenu mon livre dans les mains pour la première fois j’ai ressenti un curieux mélange d’émotions. D’abord de la satisfaction, un soulagement de voir l’aboutissement d’un travail en amont. J’ai trouvé la couverture très réussie, elle met bien ce recueil en valeur. J’ai été un peu déçu par le manque d’épaisseur du livre, je pense que cela vient du format, par contre je suis très favorable à ce que les livres soient éthiques, durables et économes en papier. En voyant le livre la question principale reste quand même : est-ce qu’il plaira ? Ce n’est plus un texte personnel sur son écran d’ordinateur, c’est un livre que tout le monde pourra lire. Le mélange d’émotions vient surtout du paradoxe entre le fait de paraître prétentieux de se mettre en avant en publiant un livre et de se dire qu’il serait dommage de le garder que pour soi. 

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Le livre a été ressenti comme une cure d’air pur et qui fait du bien. Autre attrait de cette lecture : la beauté des décors. Je reprends les mots d’un journaliste de Ouest France qui a rédigé un article après avoir lu le livre, pas uniquement sur la base d’une interview. On m’a aussi parlé d’un livre plein de tendresse, où l’on ne voit que de belles personnes, que mon expérience personnelle ressort dans ces pages, exprimé avec beaucoup de délicatesse et de simplicité.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

J’ai découvert le travail en aval de l’écriture d’un ouvrage et j’ai apprécié le professionnalisme des Éditions Maïa. J’ai été bien entouré à chaque étape de ce projet d’éditions, quelque part c’était excitant. Comme je n’ai pas recueilli suffisamment de contributions par rapport à l’objectif fixé, j’ai assumé seul le rôle de correcteur. Quelques fautes et coquilles se sont glissées dans le texte. Il faut donc vraiment bien se relire et surtout prendre beaucoup de recul, quitte à tenter « d’oublier » le livre quelques semaines et le relire en se mettant dans la peau d’un lecteur qui le découvre pour la première fois.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité, je ne le sais pas vraiment, il y en a tant d’autres livres. Si l’amour et la rencontre de l’âme sœur sont des thèmes très récurrents, c’est la façon de les raconter qui compte. Les récits, car il s’agit de cinq nouvelles, dégagent une atmosphère de simplicité et d’optimiste, il n’y a pas d’intrigues tordues ni invraisemblables. La chanson et la musique sont très présentent également. J’ai imprégné les récits dans une ambiance d’amitiés sincères, des liens forts du sang et les premiers lecteurs l’ont bien perçu. Il y a quand même plusieurs messages dans ces nouvelles. Le principal est certainement que l’argent et la gloire ne doivent pas être l’unique but dans la vie.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Pour écrire j’ai besoin de calme et de disposer d’au moins de deux heures de tranquillité devant moi. C’est vrai que c’est beaucoup de travail mais c’est avant tout du plaisir. Une fois une idée en tête, je trace les grosses lignes, un genre de plan pour que l’ensemble soit cohérent. Ensuite je me documente beaucoup, j’effectue un travail de recherche pour ne pas raconter n’importe quoi dans tel ou tel domaine, mais aussi pour mieux planter le décor. Ensuite je passe à l’écriture et le récit à ce stade évolue beaucoup, surtout dans les dialogues. Les personnages arrivent à me surprendre car je leur fais parfois dire des choses que je n’avais pas prévues, quitte à revoir ma copie, à reconfigurer un peu l’intrigue. Pour certaines scènes je dessine des croquis lorsque par exemple il s’agit de suivre des personnages dans les rues de Nantes ou un caboteur dans le golfe du Morbihan, toujours par souci d’un récit cohérent et réaliste.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Il y aura probablement un autre livre. Je ne sais pas encore précisément le thème même si j’ai deux ou trois idées à creuser. Par ailleurs, depuis la parution de ce recueil de nouvelles, j’ai relu mon premier ouvrage autobiographique que je n’ai pas cherché à publier à l’époque. J’ai repris quelques passages, supprimé un chapitre inutile, ajouter un autre. Ce sera peut-être ma prochaine édition…

Joël Jézégou, auteur de Des regards qui rayonnent, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Patrick Louis – Paroles en l’air

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Plusieurs sentiments : la joie d’avoir eu deux réponses positives en deux semaines, d’avoir découvert un monde inconnu, celui de l’édition, avec des personnes coopératives, simples, disponibles et à l’écoute. La fierté d’avoir pu mener à bien l’aventure de la publication. Un étrange sentiment de voir mon nom au bas d’un livre comme s’il appartenait à un autre. Un fort ressenti de responsabilité dans les mots.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Des retours enthousiastes, et un but atteint : embarquer les lecteurs avec moi dans chacune de mes anecdotes. J’avais l’ambition d’un livre-caméra, de n’être qu’un passeur vers une atmosphère tantôt dynamique, enlevée, grave ou dure. C’est réussi au dire des lecteurs. Le style du livre a été une grande découverte pour beaucoup d’entre eux qui ne me « savaient pas capable d’écrire ainsi » ou qui ne me « connaissaient pas ce talent » (ce sont leurs mots). Beaucoup ont découvert et ont été frappés de ce qui m’est arrivé.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

J’ai été surpris par le nombre de pages du livre et par la taille de la police de caractères. Je pensais le livre bien moins long… Mesurer les mots et leur portée, dire vrai, vérifier ses sources, faire un travail de mémoire important, chercher encore et toujours la vérité, ne pas déformer, ne pas juger. Faire une recherche documentaire de journaliste honnête. Lire et relire encore pour ne pas tromper. Rester soi et ne pas vouloir faire de belles phrases, laisser parler le ressenti ou les émotions à la place de la réflexion.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Il est construit en nouvelles ou en anecdotes la plupart du temps chronologiques avec des retours en arrière. Je me transpose directement dans la ou les situations que je n’ai pas moi-même vécues. J’imagine les sentiments et les émotions de celui qui les vit. Ca n’a pas échappé aux lecteurs, ils me l’ont dit. J’ai voulu dédramatiser avec un humour que je considère indispensable même dans les moments graves. Je voulais aussi exprimer de l’autodérision, un excellent remède contre l’emballement sous toutes ses formes. Et par dessus tout, je me suis mis a nu. J’aurais pu rester sur une sorte de piédestal glorieux et entretenir une aura. J’ai préféré en révéler la face cachée.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’avais commencé ce livre il y a déjà quelques années, pour moi, simplement, pour dire les choses, non pas pour exorciser un quelconque mal ou développer une catharsis, mais pour poser certains faits de ma vie, sans concession, avec mes erreurs et mes quelques succès. Il s’agissait de comprendre ce qui m’avait porté au travers de ces événements. C’était une étape comme une autre et c’est devenu un jeu addictif, sans crainte de la feuille blanche. La vraie méthode, c’est l’envie. Je me laisse donc porter par l’envie, par un souvenir ou par un travail d’enquête.  Mon rituel est d’allumer une petite bougie parfumée à la fleur d’oranger.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

La réponse est oui et il est même déjà écrit aux trois quarts ! Il portera sur les 20 dernières années de mon parcours de pilote, chez Air France cette fois, mais avec une tonalité très différente : des anecdotes bien entendu, le plus souvent amusantes, mais aussi un travail d’analyse factuel du management dit « de proximité » et des travers organisationnels que l’on retrouve dans les entreprises françaises au sens large. Cette fois ma caméra personnelle balayera le monde entier, du Chili au Japon et mettra en scène de nombreux personnages. Il sera dédié à des personnes qui ont marqué ma vie et que je souhaite ne pas perdre de vue, le sport le plus partagé du monde. Il dira aussi la chance infinie que j’ai eue de vivre au sein d’une entreprise telle que celle-là.

Patrick Louis, auteur de Paroles en l’air, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Fabrice Pouplin – De bouts de vent

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Un sentiment d’aboutissement forcément ! Écrire un livre est un projet qui s’étend sur deux, trois ans, parfois davantage… Le tenir dans mes mains a été une grande satisfaction car c’est la concrétisation d’une histoire qui m’a porté pendant longtemps, sans vraiment savoir si cela mènerait quelque part. En même temps, j’ai ressenti une certaine angoisse à lâcher ce livre. Il m’a fallu accepter de mettre un point final à ce projet et de le dévoiler aux lecteurs.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours ont été assez unanimes et les commentaires globalement similaires. L’histoire est vite prenante et la plongée dans le début des années 70 a séduit beaucoup de lecteurs. Certains ont été impressionnés par le travail de recherche sur cette époque et les détails très réalistes apportés à la fiction. La fin fonctionne à merveille et crée exactement l’effet que je recherchais. Elle amène de nombreuses personnes à relire le livre car on se retrouve complètement dérouté. Le style est également apprécié notamment pour sa fluidité. Voici un florilège de quelques avis :

« Une plongée romanesque au cœur des années 60/70, une histoire de gosse, une histoire d’amour… ce livre aurait été à ce stade parfait. Parfait de documentation, parfait d’immersion dans un monde méconnu de naissance du féminisme, parfait d’esthétisme d’une époque de liberté et de révolution… Mais non, l’auteur se joue de nous une dernière fois sur un chapitre final qui transforme le livre et nous laisse pantois. Un premier roman ? Une révélation ! »

« J’ai beaucoup aimé ce livre. Il raconte le destin d’une mère et de son fils, de 1968 aux années 2000. On souffre avec Antoine qui cherche des réponses à ses questions et qui ne rencontre que des silences. »

« Très bon roman qui nous transporte dans les années 60-70, l’histoire nous tient en haleine tout le long de la lecture et finit en apothéose, à lire absolument »

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Avant de me lancer dans l’écriture de ce roman, je me suis beaucoup renseigné sur les exigences de présentation du texte auprès des maisons d’édition. Je savais que c’était une condition essentielle pour que le roman puisse passer en comité de lecture. Une fois que mon manuscrit a été accepté, tout s’est passé très vite… J’ai eu un appel au mois d’aout et fin septembre, le livre était publié. Le plus difficile dans ce processus a été de choisir la couverture et de trouver l’image qui corresponde au roman. Beaucoup d’intervenants participent à l’élaboration d’un roman. C’était un univers inconnu, mais j’ai été très bien entouré durant les différentes étapes.  

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité repose avant tout sur la thématique de la filiation inconnue. L’histoire se base sur un secret de famille et sur un homme qui cherche des réponses sur un père qu’il n’a jamais rencontré et dont il ne sait rien. J’ai fait beaucoup de recherches lors de la phase préparatoire à l’écriture et je n’ai pas trouvé de roman à proprement parler qui traitait de ce sujet. Il y avait des récits principalement biographiques mais pas d’œuvre fictive qui s’empare du thème et qui en fasse l’intrigue principale. À cela s’ajoute une narration complexe puisque trois histoires cohabitent avec chacune sa propre intrigue : un récit policier très secondaire, l’histoire de la mère et celle du fils. Ce sont donc trois formes différentes d’écriture qui permettent d’échapper à une certaine monotonie. Enfin le dénouement qui intervient dans les deux dernières pages du roman est la véritable force du livre et en surprend plus d’un… Je ne peux évidemment pas en dire plus sur le sujet ! Le retour des premiers lecteurs m’a permis de comprendre que chacun trouvait un intérêt différent et s’attachait plus à une histoire qu’à une autre, même si toutes se rejoignent au final. Beaucoup de personnes souhaitent relire le livre ce qui montre que l’objectif est atteint. Je voulais interroger notre rapport au roman et à l’écrit de manière générale. Cet aspect est plus subtil mais certains le perçoivent tout de même.    

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Il m’aura fallu trois ans en tout pour venir à bout de ce roman. Durant les six premiers mois, j’ai effectué des recherches sur les années 70, l’engagement féministe à cette époque et j’ai visionné des tonnes d’images d’archives pour m’imprégner de l’atmosphère. J’ai beaucoup travaillé également sur la psychologie du personnage principal qui grandit avec le silence de sa famille sur ses origines. Une fois ces éléments réunis, j’ai bâti plusieurs synopsis pour que les événements racontés trouvent une certaine cohérence. Écrire un premier roman en jonglant avec trois histoires a demandé une grande rigueur et un énorme travail en amont. Est ensuite venu le temps de l’écriture durant lequel j’ai toujours appliqué la même méthode. Je me levais à cinq heures du matin sans réveil, comme si le roman m’appelait. Je commençais toujours par corriger et modifier ce que j’avais écrit la veille pour me replonger dans l’ambiance. Puis, j’avançais sur la suite. Chaque séance d’écriture durait environ cinq heures et je me fixais quatre à cinq pages de manuscrit minimum. Évidemment, je n’écrivais pas tous les jours mais au moins deux fois par semaine. Je me suis souvent laissé surprendre pendant l’écriture en intégrant des réflexions ou des anecdotes qui n’étaient pas forcément prévues. Aux deux tiers du roman les personnages ont fini par « prendre le pouvoir » et j’ai dû modifier la fin.   

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai plusieurs projets en tête que je vais tâcher de mener à bien. Je ne pense pas avoir fait le tour de ce thème de la filiation, qui m’intéresse beaucoup, et j’ai une histoire qui prend le sujet sous un autre angle. Je ne sais pas encore s’il s’agira d’un roman ou d’une pièce de théâtre mais l’écriture devrait commencer cette année. Il y a aussi une histoire d’amour que je souhaiterais raconter de manière originale mais je ne peux pas en dire beaucoup plus. Rendez-vous en 2022 pour le second livre !  

Fabrice Pouplin, auteur de De bouts de vent, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Jean-Marc Percier – Le Vent chaud des souffles enlacés

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

J’ai éprouvé la joie de la matérialisation de sa publication, incarnée par le toucher suave du papier, le poids de son existence, la réification de ma création. J’ai également ressenti le plaisir de la naissance d’une sorte de spiritualité du partage auprès de mes lecteurs, rendu possible par cette réalisation concrète. Cette joie et ce plaisir ont permis de ressentir des émotions positives, un soulagement d’avoir accompli une étape sur le chemin de l’écriture. Sa publication me conforte dans le désir de continuer à écrire.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Ce livre est un recueil de poésie, qui est une écriture particulière, différente de celle d’un roman. Sa lecture et le ressenti des lecteurs sont donc à l’image de son écriture et aussi de sa construction. En effet, mes premières lectrices ont été les six personnes proches que j’avais invitées à m’indiquer, parmi les textes compilés depuis longtemps, ceux qui méritaient leur place dans le livre en gestation. C’est donc dès la phase de choix de ces textes que j’ai recueilli les premiers retours, qui me confortèrent dans l’opportunité de les publier. Leur qualité littéraire, perçue par ces premières lectrices, semble confirmée par les avis reçus depuis la parution du livre. Ce qui revient souvent, c’est le plaisir ressenti à leur lecture. Plusieurs personnes me disent lire un de mes poèmes chaque jour, comme pour faire durer l’émotion de leur découverte. C’est le cas de plusieurs personnes, comme Claire, qui écrit : « Je lis tous les jours un poème de ton recueil le matin avec mon petit déjeuner pour bien commencer ma journée ! » Je prends cela comme un rendez-vous poétique, en résonance avec mon intention de partager des ressentis… Un autre avis me touche aussi et résume un sentiment partagé par ailleurs : « Félicitations ! Un nouveau bébé est né ! Super pour le taux de natalité littéraire » (Gaëlle).

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Être publié est une reconnaissance du milieu de l’écriture et de ses acteurs, en attendant celle des lecteurs… C’est ce que j’ai confié à une amie écrivaine à qui je dédicaçais mon livre ainsi : « Heureux de te rejoindre au paradis des écrivains pour être sûr de m’éloigner de l’enfer des humains… » J’ai l’impression d’être accueilli dans un univers de rêve, celui que j’imaginais depuis mon plus jeune âge et que je mystifiais, car l’idée d’être édité me semblait inaccessible. J’en ressens aujourd’hui comme un privilège et je me dis que la présence d’un auteur dans les rayons d’une librairie est à la portée de bien plus de gens qu’on le suppose. Ce n’est pas qu’une question de talent, mais de confiance en soi. Combien d’œuvres dorment dans des tiroirs sans jamais sortir de l’ombre pudique de leurs auteurs !

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’idée principale qui me vient pour répondre à cette question, c’est qu’un livre de qualité et « publiable » peut très bien être écrit avec des mots simples. La difficulté réside dans l’assemblage de ces mots « ingrédients », un peu comme en cuisine un chef conçoit une œuvre culinaire avec des produits connus de tous. Il suffit d’avoir du bon matériel et quelques expériences pour satisfaire ses convives… Ce que je dis là est résumé dans un court poème de mon recueil : « Que tes mots simples sont beaux ! On croirait de frêles bagages Que tu amènes en voyage Pour aller encore plus haut… » C’est dans cet esprit que j’ai écrit tout un chapitre de mon recueil sur le thème de l’écriture, comme un encouragement à ceux, surtout les plus jeunes, qui se sentent incapables (à tort) de s’exprimer par écrit. Je citerai notamment mes poèmes « Écriture » (page 95 du livre), et aussi « La jeunesse du poète » (p.108) ou encore « Ta plume » (p.107).

De là à conclure que mes premiers lecteurs ont ressenti cela, il est encore tôt pour le dire. Ce que j’entends par contre, c’est la phrase : « mais où trouves-tu toutes ces idées ? ». J’ai tendance à répondre que je pars d’émotions faciles à repérer, puis je choisis les mots qui conviennent à les qualifier. C’est simple, vous ne pensez pas ?

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

L’écriture poétique connaît le luxe et le confort de la durée. Je m’explique : un recueil de poésie, comme son nom l’indique, rassemble des textes qui ont pu être créés à plusieurs moments d’une vie, ce qui est le cas pour mon livre. J’ai rassemblé des poèmes créés depuis l’adolescence, et je les ai confrontés à des créations très récentes. Ce faisant, j’ai eu le sentiment magique que ces textes écrits à des périodes différentes, sur la base d’émotions et d’expériences étrangères les unes des autres, s’étaient donnés rendez-vous à un moment précis de ma propre vie. Poétiquement, je dirais que mes poèmes ont manifesté ensemble le besoin d’être publiés… ensemble. Alors j’ai obéi, encore une fois « simplement », à leur désir. Après avoir considéré ce vœu de mes « œuvres » comme important, j’ai ressenti comme impérieux le besoin de les réunir dans ce recueil. Il ne restait plus qu’à en organiser et révéler la cohérence. J’ai donc harmonisé leur écriture pour rendre leur lecture plus fluide. Je les ai aussi organisés en chapitres selon 4 thématiques, ce qui m’a permis de prendre conscience de mes préférences d’écriture : Le désir et l’amour, la notion du temps, les émotions, l’écriture. Ce sont mes propres écrits qui m’ont appris des choses enfouies en moi. Je remercie mes mots comme des personnes amies !

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

La parution de ce livre a été comme une énergie primaire qui va me servir de moteur et de motivation à mes prochains écrits, dont certains sont déjà bien avancés et même terminés. Un second recueil de poésie sera bientôt proposé à l’édition, et aussi des nouvelles, des histoires illustrées pour enfants, mais aussi un roman.

Ce dernier, dont l’histoire est déjà écrite sous forme de pièce de théâtre (non publiée) est en cours de transposition littéraire sous une forme romanesque. Son intrigue se situe au moment de la chute du régime de Ceausescu dans la Roumanie des années 1989-90. Il met en jeu une chorégraphe réfugiée en France, car menacée par ce régime dictatorial.

Jean-Marc Percier, auteur de Le Vent chaud des souffles enlacés, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Patrick Renard – La Promesse

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

La Promesse est le troisième livre que je publie, mais le premier roman, les deux premiers étant des recueils de poésie.

J’ai eu grand plaisir à essayer ce genre nouveau et une grande fierté que mon manuscrit fut accepté par les éditions MAÏA.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Premiers retours très encourageants, bien que la diffusion ait été fortement perturbée par la situation sanitaire. Les salons auxquels je devais participer pour promouvoir mon livre ont tous été annulés. Les échanges avec les potentiels lecteurs sont une richesse et un moyen de diffusion irremplaçable.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Cette première expérience de pré-souscription reste à confirmer : difficile d’atteindre un public en dehors du cercle d’amis ou de connaissances. Bien que j’aie pu faire la promotion via Facebook et mon site Web, le nombre de pré-souscripteurs m’a semblé insuffisant. L’annulation des salons ne m’a pas permis de promouvoir le site SIMPLY CROWD.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

La Promesse est un roman policier qui se déroule sur plusieurs périodes. L’alternance des époques et des lieux en fait l’originalité constatée par plusieurs lecteurs. La description des années 50/60 aux Etats Unis est très documentée. L’évocation de la France sous l’occupation a aussi été appréciée.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Le thème de ce roman m’habitait depuis des dizaines d’années.

J’avais au fil du temps recueilli des informations, des articles de presse, et aussi des témoignages directs, notamment sur l’évènement situé pendant l’Occupation, point de départ du récit.

Je travaille d’abord avec des notes courtes, puis avec des recherches de documents sur les lieux et les faits évoqués. A partir de là, je construis un plan qui peut évidemment évoluer au cours de l’écriture.

J’écris tous les jours. Je relis énormément et je réécris beaucoup.

J’ai un cercle très restreint d’amis proches (deux amis dont l’un est aussi auteur de romans policiers) à qui je fais lire régulièrement ma production, et je tiens compte de leurs remarques et avis éclairés.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai actuellement 3 recueils de poésie dont l’écriture est terminée. Je dois les mettre en forme définitive avant de les proposer à un éditeur.

J’ai commencé un nouveau roman qui ne sera pas policier, mais plutôt un road-trip ayant pour cadre les années 70.

Patrick Renard, auteur de La Promesse, disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

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